477 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
477
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 517
Avec résumé IA
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant sierraléonais, contestant l'arrêté préfectoral du 18 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant pas d'une vie privée et familiale stable en France. La décision fixant le pays de destination a été jugée légale, le requérant n'ayant pas démontré la réalité des risques personnels allégués en cas de retour en Sierra Leone. Enfin, l'interdiction de retour d'un an a été validée, le préfet ayant suffisamment motivé sa décision au regard des critères légaux.
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 25 mai 2023 par laquelle le directeur général de l'OFII a refusé à M. A, un ressortissant ivoirien demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que l'état de santé psychiatrique de M. A, attesté par un certificat médical, constituait un motif légitime justifiant le dépôt tardif de sa demande d'asile, au-delà du délai de 90 jours prévu à l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 551-15 du CESEDA, qui imposent de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur. Le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement M. A dans le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 28 juillet 2021 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, demandeur d'asile. Le tribunal juge que l'OFII n'a pas procédé à l'évaluation de la vulnérabilité du requérant prévue à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avant de prendre la décision litigieuse. Cette omission constitue un vice de procédure substantiel, indépendamment du bien-fondé de la décision. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir M. A dans le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans un délai de quinze jours.
Refus de remise de titre de séjour – Tribunal administratif de Grenoble – Suspension ordonnée pour urgence et doute sérieux. Le juge des référés a suspendu la décision orale du préfet de l’Isère refusant de remettre son titre de séjour à une ressortissante nigériane, parent d’un enfant bénéficiaire de la protection subsidiaire. L’urgence a été reconnue en raison de la situation irrégulière prolongée et des difficultés d’accès aux droits, et le défaut d’examen sérieux de sa situation a constitué un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de convoquer l’intéressée pour lui remettre son titre sous 48 heures, sous astreinte, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision orale du 21 juin 2024 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de remettre son titre de séjour à Mme D, ressortissante nigériane mère d'une enfant réfugiée. Le juge a retenu que l'urgence était caractérisée, la requérante se trouvant en situation irrégulière et privée de ses droits, et que le moyen tiré de l'absence de preuve d'une annulation volontaire du rendez-vous par l'intéressée était propre à créer un doute sérieux sur la légalité du refus. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.