184 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
184
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 467
Avec résumé IA
Avocat : VIZINHO JONEAU
Avocat : MANHOULI
Avocat : TAVARES DE PINHO
Avocat : MUNHOZ GOMEZ
Avocat : NHOUYVANISVONG
Avocat : CABINET P. DAVID, M.C. DAVID-LENHOF, B. VELER, AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Dijon a constaté, par ordonnance du 20 août 2024, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête en excès de pouvoir de M. D et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Créancey le 8 janvier 2024. Cette solution a été retenue car la commune a retiré l'arrêté attaqué le 4 avril 2024, rendant le litige sans objet. La demande de frais de justice présentée par les requérants a été rejetée. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. D..., réfugié, et sa fille mineure, également réfugiée, d’une demande d’injonction visant à obtenir la remise de leurs titres de voyage pour réfugié. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a convoqué les intéressés à un rendez-vous le 26 août 2024 pour la remise des documents, soit après la date de leur voyage prévu au Portugal le 23 août 2024. Le juge a considéré que cette convocation ne répondait pas à l’urgence invoquée et que l’administration n’avait pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir ou au droit à la vie privée et familiale. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a annulé la décision du 23 juillet 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. E, ressortissant tchadien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée au regard des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car elle ne comportait aucun élément sur les besoins ou la situation personnelle et familiale du requérant. Il a également retenu un défaut d'examen particulier de la situation de M. E, en méconnaissance des articles L. 551-10 et R. 551-23 du même code. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de huit jours.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a été saisi par M. C, ressortissant congolais en demande de réexamen d’asile, pour contester le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que l’OFII n’avait pas suffisamment pris en compte la situation de vulnérabilité du requérant, notamment son état de santé limitant sa capacité à marcher, comme l’exige l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint à l’OFII de rétablir ces conditions matérielles d’accueil sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait les arrêtés du préfet de la Côte-d'Or du 22 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de dix-huit mois et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu de l'intéressé n'avait pas été méconnu, qu'il avait pu présenter ses observations lors d'une audition avec interprète, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été écartés, la solution retenue étant le rejet de l'ensemble des conclusions aux fins d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C D, ressortissante soudanaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), motivait le refus par l'absence de demande d'asile dans le délai de 90 jours suivant l'entrée en France. Le tribunal a jugé cette motivation suffisante, estimant que les textes n'imposaient pas de détailler la date d'entrée ou les éléments de vulnérabilité. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes d'injonction.