488 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
488
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 317
Avec résumé IA
Avocat : SAIDI
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait son assignation à résidence dans l'Ain. Le tribunal a jugé que la préfète avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024, applicable immédiatement aux décisions postérieures à son entrée en vigueur. Il a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe de non-rétroactivité, estimant que la situation de Mme A n'était pas juridiquement constituée avant l'entrée en vigueur de la loi. Enfin, le tribunal a considéré que l'assignation à résidence était proportionnée et adaptée à la situation médicale de l'intéressée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. et Mme C, qui contestaient les arrêtés du 22 juillet 2024 ordonnant leur transfert aux autorités allemandes pour l’examen de leur demande d’asile. Le tribunal a jugé que l’entretien individuel prévu à l’article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été mené par une personne qualifiée, et que la clause discrétionnaire de l’article 17 du même règlement n’avait pas été méconnue. La solution retenue confirme la légalité des décisions de transfert, fondées sur le règlement Dublin III et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B C D contestant l'arrêté du 23 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), ainsi que des articles 3 de la CEDH et 33 de la Convention de Genève. Le tribunal a jugé que la remise des brochures d'information en lingala, langue comprise par l'intéressé, était établie et que l'entretien individuel avait été mené conformément aux textes. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité de la décision de transfert.