281 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
281
Décisions totales
383 581
Ordonnances
296 857
Avec résumé IA
Avocat : DE BOUTEILLER
Avocat : TEILLOT & ASSOCIES
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Avocat : BOUTEILLER
Avocat : DUPONTEIL VALÉRIE
Avocat : LEMOINE & MONTEILLE
Avocat : DUPONTEIL
Avocat : CALONNE DU TEILLEUL
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. B, ressortissant ghanéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que la mesure d'éloignement, fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) suite au rejet définitif de sa demande d'asile, est légale. Il écarte le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), estimant que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'est pas disproportionnée compte tenu de son entrée récente en France. Le moyen fondé sur l'article 3 de la CEDH est également rejeté, le requérant n'apportant pas la preuve des risques personnels encourus au Ghana en raison de son homosexualité. Enfin, le tribunal estime que la décision n'a pas méconnu l'article L. 612-8 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 6 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du maintien irrégulier de l'intéressé sur le territoire. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement et des décisions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 29 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère faisait obligation à M. C, ressortissant portugais, de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en ne vérifiant pas si M. C, présent en France depuis 2007 et justifiant d'une activité professionnelle continue, avait acquis un droit au séjour permanent en application de l'article L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Cette omission a privé de base légale la décision d'éloignement, ainsi que les décisions subséquentes de refus de délai de départ volontaire et d'interdiction de circulation. La solution s'appuie sur les articles L. 251-1 et L. 251-2 du CESEDA, qui excluent les citoyens de l'Union européenne bénéficiant d'un droit au séjour permanent du champ des mesures d'éloignement.
Avocat : ROMANET DUTEIL
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. E, ressortissant turc, qui contestait son transfert aux autorités croates et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 13 du règlement (UE) n° 604/2013, la Croatie était responsable de l'examen de sa demande d'asile, ses empreintes ayant été relevées dans ce pays après un franchissement irrégulier de la frontière. Il a également estimé que la préfète du Rhône n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du même règlement, malgré les attaches familiales et l'apprentissage du français en France.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté du 8 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la procédure était fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013, M. A étant titulaire d'un visa portugais valide, et a écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'absence de mise en œuvre de la clause discrétionnaire. Il a estimé que les éléments relatifs à sa santé et à sa vie privée en France ne justifiaient pas une dérogation aux critères de responsabilité de l'État membre.