69 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
69
Décisions totales
383 581
Ordonnances
239 723
Avec résumé IA
Avocat : VRIONI
Avocat : CABINET VRIONI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, l'arrêté étant conforme à l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il estime également que M. B n'apporte pas la preuve de défaillances systémiques en Espagne au sens de l'article 3 du règlement et de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. D., ressortissant espagnol, contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a annulé l'arrêté du 17 juillet 2024 du préfet des Hauts-de-Seine, estimant que la mesure d'éloignement méconnaissait les articles L. 251-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue repose sur le constat que M. D., citoyen de l'Union européenne résidant en France depuis plus de 13 ans, ne constituait pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, justifiant son éloignement.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 20 et 27 juin 2024. Ces arrêtés lui refusaient un titre de séjour, l'obligeaient à quitter le territoire français sans délai, fixaient son pays de destination, prononçaient une interdiction de retour d'un an et l'assignaient à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2024 l'assignant à résidence dans le Val-d'Oise pour 45 jours. Le juge a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé inopérants les moyens contestant la mesure d'éloignement sous-jacente du 18 avril 2023, la légalité de l'assignation à résidence s'appréciant à la date de son édiction. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant invoquait son souhait de rester en France, sa méconnaissance de l'espagnol et l'absence d'attaches en Espagne pour demander l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. Le tribunal a jugé que ces allégations, évasives et non étayées, ne constituaient pas une erreur manifeste d'appréciation de la part du préfet, rappelant que cette clause ne confère aucun droit au demandeur d'asile. La décision confirme le transfert vers l'Espagne.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule les arrêtés du 30 juillet 2024 par lesquels le préfet du Val-d'Oise avait obligé M. A, ressortissant guinéen, à quitter sans délai le territoire français, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. La juridiction a retenu que le préfet n'avait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A, notamment en omettant de mentionner qu'il avait sollicité le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Cette absence d'examen constitue un vice propre entachant d'illégalité la décision d'éloignement, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes. La solution est fondée sur les principes généraux du droit administratif relatifs à l'obligation d'examen sérieux de la situation individuelle.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait la présence de sa famille en France pour que la France soit désignée responsable via les clauses discrétionnaires des articles 16 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal estime que M. B n'établit pas l'existence d'un lien de dépendance avec des membres de sa famille résidant légalement en France, ni ne justifie d'aucune attache familiale particulière justifiant l'application de la clause discrétionnaire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante mauritanienne, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La magistrate désignée a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la violation des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Se fondant sur l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, le tribunal a rappelé que la clause discrétionnaire ne constitue pas un droit pour le demandeur et a estimé que la présence de la mère et de la sœur de Mme B en France ne justifiait pas une dérogation, en l'absence d'éléments établissant une vie familiale stable ou une situation de dépendance particulière. La requête a été rejetée, confirmant la décision de transfert vers l'Espagne.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 24 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. C, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant la présence de M. C comme une menace pour l'ordre public, malgré une condamnation ancienne de 2014 et une interpellation récente non encore jugée. Le tribunal a relevé que M. C était marié depuis quatre ans à une Française, avait travaillé en contrat à durée indéterminée et ne présentait pas de menace actuelle pour l'ordre public. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que les textes précisément appliqués soient détaillés dans l'extrait.