Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2308666

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B..., inspecteur des finances publiques, contestant la décision du 3 mai 2023 lui réclamant un trop-perçu d'indemnité de sujétion géographique de 2 978,41 euros et le refus de frais de repas. Le tribunal a constaté que la somme litigieuse, assortie des intérêts de retard, avait été intégralement restituée à M. B... sur sa paye de novembre 2023, rendant sans objet ses conclusions en annulation et en restitution. En revanche, le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires pour troubles dans les conditions d'existence, faute de demande préalable à l'administration et d'éléments probants, ainsi que la demande de paiement de titres restaurant, non justifiée. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et un rejet du surplus des demandes, en application des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006.

1 juin 202610ème chambre
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306754

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de Mme B... contestant le refus implicite de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) de reconstituer sa carrière et demandant réparation pour des préjudices liés à la gestion de son statut. La requérante soutenait que son recrutement en tant que personnel résident était entaché d'un détournement de procédure et que le refus de sa candidature à un poste réservé aux expatriés violait le principe d'égalité de traitement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, estimant que l'AEFE n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit et du détournement de procédure, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, sans préciser de textes spécifiques relatifs au statut des personnels de l'AEFE.

Avocat : CABINET A-P

1 juin 202610ème chambre
TA25DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE

1 juin 2026
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : JULES

1 juin 2026Reconduite à la frontière
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

Avocat : MILON

1 juin 2026Reconduite à la frontière
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GILBERT

1 juin 2026Reconduite à la frontière
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : GREBAUT

1 juin 2026
CAA13Décisionplein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

Avocat : BOUGUESSA

4 mai 20266ème chambre - formation à 3
CAA13Décisionplein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

Avocat : FAURE-BRAC ET DURAUD AVOCATS

4 mai 20266ème chambre - formation à 3
CAA13Décisionplein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01453

La Cour administrative d'appel de Marseille rejette la requête de Mme B..., qui contestait le refus de l'administration de lui verser l'aide exceptionnelle du fonds de solidarité pour les mois de juillet, août et septembre 2020, ainsi que sa demande d'indemnisation pour préjudice moral. La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Bastia, estimant que les conclusions indemnitaires sont irrecevables faute de demande préalable auprès de l'administration. Sur le fond, elle considère que l'activité de vente sur foires et marchés exercée par Mme B... ne relève pas des secteurs éligibles prévus par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. La solution s'appuie sur l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret précité.

Avocat : CASIMIRI

4 mai 20266ème chambre - formation à 3
CAA13Décisionexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

Avocat : IMPETUS LÉGAL

4 mai 20266ème chambre - formation à 3
CAA13Décisionplein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01376

Cour administrative d'appel de Marseille, 6ème chambre, décision du 3 avril 2025. La SAS Omega+ contestait son éviction irrégulière d'une procédure d'attribution d'une concession de service public pour l'exploitation de salles de spectacle, demandant 1 049 314,45 € d'indemnités. Le tribunal administratif de Toulon avait limité l'indemnisation à 17 850 €. La cour rejette la requête de la SAS Omega+ et, par appel incident, annule le jugement en tant qu'il condamnait la commune, rejetant ainsi toute indemnisation. La solution retenue se fonde sur l'absence de chances sérieuses pour la SAS Omega+ de remporter le contrat, son offre étant irrégulière, et sur le caractère incertain du préjudice allégué.

Avocat : SERRANO-BENTCHICH

4 mai 20266ème chambre - formation à 3
CAA13Décisionplein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01556

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le litige opposant la société Axa France Vie à la commune de Pino au sujet du remboursement des traitements versés à un agent victime d'un accident de service. La cour a rejeté l'appel de l'assureur, confirmant le jugement du tribunal administratif de Bastia qui l'avait condamné à verser 51 862,46 euros à la commune. Elle a jugé que les clauses du contrat de prévoyance, notamment les articles 16 et 22, n'établissaient pas que le versement des prestations devait cesser à la date de consolidation de l'état de santé de l'agent. La solution retenue s'appuie sur l'interprétation des stipulations contractuelles et le code de justice administrative.

Avocat : SELARL VITAL-DURAND ET ASSOCIES

4 mai 20266ème chambre - formation à 3
CAA44Décisionexcès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-26NT00821

La Cour administrative d'appel de Nantes, statuant en référé, a été saisie par Mme D... épouse C... et M. C... E... A... d'une demande de suspension de l'exécution de plusieurs arrêtés préfectoraux du Finistère : un refus de titre de séjour avec réadmission en Grèce (24 octobre 2025) et une assignation à résidence (18 février 2026). Les requérants invoquaient l'urgence et des moyens sérieux, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une irrégularité de procédure. La cour a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car les décisions contestées étaient anciennes et que les requérants ne démontraient pas un risque immédiat et concret d'éloignement. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : MAONY

4 mai 2026Juge des référés
CAA75Décisionexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02122

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, concerne la demande de suspension de l'exécution d'un arrêté préfectoral du 22 novembre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant camerounais, et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge des référés a examiné les moyens soulevés par le requérant, notamment l'urgence présumée et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en se fondant sur les articles L. 412-5 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure indique que le requérant a été admis à l'aide juridictionnelle totale.

Avocat : LANTHEAUME

4 mai 2026Juge des référés
CAA13Décisionexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01421

Cette décision de la Cour administrative d’appel de Marseille concerne le refus de renouvellement de documents d’identité (carte nationale d’identité et passeport) opposé à Mme B... par le préfet du Var. La cour juge que le courrier du 28 mars 2025 ne constitue ni un retrait de nationalité française, ni un refus de reconnaissance de nationalité par possession d’état, mais une simple décision de refus de renouvellement de titres d’identité. Elle rejette donc la requête de Mme B... qui contestait l’ordonnance du tribunal administratif de Marseille ayant elle-même rejeté sa demande. La solution est fondée sur l’analyse matérielle de l’acte administratif en cause, sans application directe de textes spécifiques au contentieux de la nationalité.

Avocat : DIOUM

4 mai 20266ème chambre - formation à 3
CAA13Décisionexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01138

La Cour administrative d’appel de Marseille a examiné le recours de M. B..., ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 10 février 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Le requérant contestait notamment une atteinte excessive à sa vie privée et familiale, invoquant l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La cour a rejeté sa requête, estimant que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation et que la mesure d’éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à ses droits. La solution retenue confirme le jugement du tribunal administratif de Marseille, qui avait déjà annulé l’interdiction de retour de dix ans mais validé l’obligation de quitter le territoire.

Avocat : LAZAUD

4 mai 20266ème chambre - formation à 3
CAA13Décisionexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00661

La Cour administrative d’appel de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., agent contractuel de l’État, qui contestait son licenciement pour inaptitude physique et demandait réparation des préjudices moral et financier subis. La cour a estimé que l’administration avait respecté son obligation de reclassement et que la durée entre le placement en congé sans traitement et le licenciement n’était pas excessive. Elle a confirmé le jugement du tribunal administratif de Marseille en adoptant ses motifs, sans engager la responsabilité de l’État. Les textes appliqués sont le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 et le code de justice administrative.

Avocat : DURAND

4 mai 20266ème chambre - formation à 3
CAA13Décisionplein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00644

Cette décision de la Cour administrative d’appel de Marseille (6ème chambre) porte sur un litige relatif au solde d’un marché public de travaux de requalification urbaine du quartier des Salines à Ajaccio. Les sociétés requérantes, membres d’un groupement solidaire, contestaient le rejet de leur demande de paiement de 166 510,58 euros par le tribunal administratif de Bastia, en invoquant principalement l’existence d’un décompte général et définitif tacite. La cour a rejeté leur requête, confirmant le jugement de première instance, et a estimé qu’aucun décompte général tacite n’était né, faute de respect des conditions de forme et de délai prévues par le cahier des clauses administratives générales. La solution s’appuie notamment sur les dispositions de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 et du décret n° 2016-360 du 25 mars 2016 relatifs aux marchés publics.

Avocat : FRECHE & ASSOCIES

4 mai 20266ème chambre - formation à 3
CAA13Décisionexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00580

La Cour administrative d’appel de Marseille a examiné le recours de M. A..., ressortissant marocain, contre le refus de renouvellement de sa carte de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. La cour a rejeté la requête, confirmant le jugement du tribunal administratif de Toulon. Elle a estimé que le jugement attaqué était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le vice de procédure lié à l’avis de la commission du titre de séjour, l’absence de trouble à l’ordre public, et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : FARHAT-VAYSSIERE

4 mai 20266ème chambre - formation à 3