Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534539
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au défaut de motivation et au droit d'être entendu, sont manifestement infondés ou inopérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SARHANE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504575
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour d'un an et fixant son pays de destination. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées, notamment en ce qui concerne l'appréciation des critères légaux pour l'interdiction de retour, et que le droit d'être entendu du requérant avait été respecté. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier ses articles L. 612-10, ainsi que la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504576
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant mauricien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 9 mai 2025, considérant que la procédure avait méconnu le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne faisant partie des droits de la défense. La décision s'appuie sur le droit de l'Union et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504588
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C... A..., un ressortissant algérien, visant à annuler un arrêté préfectoral de 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français sans délai. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et la violation de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535996
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a déclaré irrecevable la requête de M. A... visant à contester le rejet de sa contestation d'un titre de perception émis pour le paiement d'une sanction de l'Autorité des marchés financiers (AMF). Le tribunal s'est reconnu incompétent, estimant que ce litige relevant du contentieux des sanctions individuelles de l'AMF, il était de la compétence exclusive du juge judiciaire en vertu de l'article L. 621-30 du code monétaire et financier. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.
Avocat : CABINET JEANTET ( AARPI )
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535997
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a déclaré irrecevable la requête de la société European High Growth Opportunities Manco SA. Le juge administratif s'est reconnu incompétent pour connaître du recours contre la décision implicite de rejet contestant un titre de perception émis pour le recouvrement d'une sanction de l'Autorité des marchés financiers (AMF). Il a appliqué l'article L. 621-30 du code monétaire et financier, qui attribue la compétence pour ce type de litige au juge judiciaire, la société requérante n'entrant pas dans le champ des personnes relevant de la compétence administrative.
Avocat : CABINET JEANTET ( AARPI )
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2538010
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation de l'arrêté et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment étayés. La décision est rendue par ordonnance en application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, qui permet un rejet simplifié pour certains types de requêtes.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600138
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait la fin de son contrat à durée déterminée sans formuler de conclusions précises (comme une demande d'annulation) ni exposer de moyens juridiques. La juridiction a appliqué les articles R. 411-1, R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, qui exigent qu'une requête soit dirigée contre un acte identifiable et contienne un exposé des moyens et conclusions.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601202
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. La juridiction estime que les moyens soulevés, concernant notamment le défaut d'examen sérieux, la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 611-3 du CESEDA et des articles 3 et 8 de la CEDH, sont manifestement infondés ou insuffisamment précis. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608598
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une lettre de la Première présidente de la Cour des comptes informant de la saisine d'une commission administrative paritaire. Le juge estime que cet acte est une simple information, obligatoire dans le processus de titularisation, et qu'il ne fait pas grief, le rendant insusceptible de recours. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au regard des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609053
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, lieu de résidence du requérant. La décision s'appuie sur les articles R. 221-3, R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative relatifs à la compétence des juridictions.
Avocat : CHELBI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609250
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la fermeture administrative de l'établissement "Kamsy Beauté". La société requérante n'a pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment en saisissant le juge plus de quatre mois après l'entrée en vigueur de l'arrêté préfectoral contesté. L'ordonnance s'appuie sur les articles L. 521-2, L. 522-3 et R. 522-1 du même code pour constater l'absence de situation nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures.
Avocat : CABINET GROC, NOSTEN (SCP)
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402026
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur une condamnation pour violences conjugales, était légal au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, ce comportement étant de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire et à la régularité de l'enquête administrative, ont également été écartés.
Avocat : LANGUIL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601154
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de la Seine-Maritime visant à expulser une mère et son fils d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, malgré l'argument de la tension dans les capacités d'accueil. La décision s'appuie sur les articles L. 552-2, L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404257
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B... demandant l'annulation du refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son accident. Cette décision est devenue sans objet suite à la régularisation de sa situation par l'administration, qui a finalement placé l'agent en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser à la requérante la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : RENOULT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2202574
**Sujet principal** : Recours d'une infirmière hospitalière contre le refus de l'AP-HP de reconnaître l'imputabilité au service de son accident au-delà d'une certaine date et de prendre en charge ses arrêts de travail et soins. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a annulé les décisions attaquées (arrêté du 6 septembre 2019 et décision rejetant le recours gracieux du 19 janvier 2022) pour vice de procédure et erreur de droit. Il a constaté que l'administration avait méconnu le cadre juridique applicable en appliquant le régime de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, alors que l'agent, en tant que fonctionnaire hospitalière, relevait des dispositions spécifiques de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986. **Textes appliqués** : Article 41 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 (fonction publique hospitalière) et article 21 bis de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983, ainsi que le code de justice administrative. Le tribunal a procédé à une substitution de base légale d'office.
Avocat : SELARL CALLON AVOCAT & CONSEIL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2501870
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment l'absence de communication du dossier et la méconnaissance des droits de la défense, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024.
Avocat : GARCIA & AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306166
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'une demande d'indemnisation contre l'État pour refus du préfet des Yvelines d'accorder le concours de la force publique afin d'exécuter une décision d'expulsion. La juridiction a constaté le désistement pur et simple des requérantes, Mme B... et la société AXA France IARD. En conséquence, elle a simplement donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : BERTHAULT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507958
Le Tribunal administratif de Versailles constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B..., qui contestait le rejet implicite de son renouvellement de titre de séjour. En effet, l'objet du litige a disparu puisque l'intéressé s'est vu délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" avant le jugement. La juridiction rejette également la demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MAGBONDO
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509002
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple de la requête de la SAS MRA GROUPE. Le juge des référés s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond des demandes initiales (provision et frais).
Avocat : GIBOIRE