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Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du préfet de la Somme refusant l'enregistrement de la liste « Rassemblés pour Moreuil » pour les élections municipales de 2026. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit en se prononçant prématurément sur l'éligibilité du requérant (M. B... A...) au regard de l'article L. 231 du code électoral, alors que son contrôle à ce stade devait se limiter aux conditions de l'article L. 228. La juridiction a enjoint au préfet de délivrer le récépissé d'enregistrement de la candidature dans un délai de 24 heures.
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'enregistrement d'une liste aux élections municipales pour inéligibilité présumée du candidat tête de liste. **Juridiction** : Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision préfectorale de refus. Il juge que le préfet a excédé ses pouvoirs en vérifiant les conditions d'éligibilité (article L. 231 du code électoral) lors du simple enregistrement de la candidature, cette vérification relevant du juge de l'élection a posteriori. **Textes appliqués** : Articles L. 228 et L. 265 du code électoral, définissant les conditions d'éligibilité et la procédure de dépôt des candidatures. Le tribunal rappelle la distinction entre le contrôle administratif limité à la recevabilité formelle de la liste et le contrôle juridictionnel sur le fond de l'éligibilité.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du préfet de la Somme refusant d'enregistrer une liste aux élections municipales de Corbie. Le tribunal a jugé que le préfet avait excédé ses pouvoirs en vérifiant l'éligibilité fonctionnelle d'une candidate lors du contrôle préalable de la déclaration de candidature, une compétence qui ne lui appartient pas à ce stade. La décision s'appuie sur une interprétation des articles L. 228 et L. 265 du code électoral, qui distinguent le contrôle de la régularité formelle de la déclaration de l'appréciation des conditions d'éligibilité.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du préfet de la Somme refusant l'enregistrement d'une liste aux élections municipales de Beauquesne. Le tribunal a jugé que le contrôle préfectoral, fondé sur les articles L. 231 et L. 265 du code électoral, ne pouvait porter sur l'éligibilité fonctionnelle des candidats à ce stade de la procédure. La vérification des conditions d'éligibilité, notamment celles relatives aux incompatibilités de fonction, relève du juge de l'élection après le scrutin.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction au préfet de la Somme de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale. La demande a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'atteinte alléguée.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... contre une prétendue obligation de quitter le territoire français. Le juge constate que l'acte attaqué est en réalité un simple courrier de mise en œuvre d'une procédure contradictoire préalable, un acte préparatoire non décisoire et donc insusceptible de recours. La requête est jugée manifestement irrecevable au sens de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Sains Morainvillers d'étendre une expertise judiciaire en cours. Le juge ordonne d'attraire à cette expertise quatre nouvelles sociétés impliquées dans les travaux de construction (VRD, ventilation, assistance à maîtrise d'ouvrage et contrôle technique), considérant leur intervention utile pour déterminer les causes des désordres affectant les bâtiments municipaux. Cette décision d'extension est prise sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, la requête ayant été déposée dans le délai légal de deux mois suivant la première réunion d'expertise.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé-suspension, rejette la requête de M. A... comme irrecevable. Le juge constate d'une part que le requérant n'a pas introduit de recours en annulation distinct contre les décisions de reversement, condition exigée par l'article R. 522-1 du code de justice administrative. D'autre part, un recours administratif préalable obligatoire est encore pendant, rendant la saisine du juge prématurée. La demande est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (4ème Chambre) a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral autorisant la construction d'une centrale photovoltaïque et d'un bâtiment agricole. Les requérants contestaient notamment la légalité de l'autorisation au regard du code de l'environnement (motivation, étude d'impact, espèces protégées) et du code de l'urbanisme (conformité aux documents d'urbanisme, risques). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et a rejeté les demandes d'annulation et de condamnation aux dépens.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'extension de mission d'expertise concernant des désordres au Musée de Picardie. Le juge a fait droit à la demande de l'expert, étendant sa mission à la détermination de l'origine d'une présence d'eau menaçant une œuvre d'art, sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative. Il a en revanche rejeté les demandes de la société AXA France Iard visant à donner acte de ses réserves et à statuer sur les dépens.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Creil en désignant un expert pour constater l'état d'un immeuble présentant un danger pour la sécurité publique. La juridiction a appliqué les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, qui permettent une telle désignation en urgence. L'expert devra remettre son rapport sous 24 heures pour évaluer les risques et proposer les mesures nécessaires.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a retenu une irrecevabilité manifeste de la requête, car celle-ci n'était pas accompagnée d'une copie de la requête au fond en annulation, méconnaissant ainsi les exigences de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision est donc rejetée en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond de la demande.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet à délivrer un rendez-vous pour une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le rendez-vous avait été accordé avant son examen, rendant la demande principale sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur cette injonction mais a condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une procédure d'évaluation sociale. Le juge estime la requête irrecevable, d'une part, car elle n'est pas accompagnée d'un recours principal en annulation contre les actes contestés, et d'autre part, car les courriers invitant à un échange contradictoire sont des actes préparatoires ne constituant pas des décisions faisant grief. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
La décision concerne une demande d'échéancier de remboursement d'un indu auprès de la CAF. Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, a rejeté la requête comme manifestement irrecevable. Le juge a estimé qu'il n'appartient pas à la juridiction de se substituer à l'administration pour accorder un échelonnement de dette, surtout en l'absence de demande préalable adressée à la CAF. La solution s'appuie sur les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui retirait son recours en excès de pouvoir contre le refus initial d'accorder un « chèque énergie » à son fils. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur le fond de l'affaire.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, s'est déclaré incompétent pour connaître d'un litige relatif à la participation familiale fixée dans le cadre d'une décision d'aide sociale pour l'hébergement en EHPAD. Le tribunal a jugé que ce litige, portant sur l'obligation alimentaire, relevait de la compétence exclusive du tribunal judiciaire en vertu des articles L. 132-6 et L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal judiciaire de Laon.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui demandait d'enjoindre à la CARSAT de modifier ses pratiques de contrôle et de sanctions. Le tribunal a jugé cette demande manifestement irrecevable, estimant qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative d'adresser de telles injonctions générales à l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, relatif au rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui demandait au juge de lui fournir des explications sur ses dettes et d'établir un échéancier de paiement. La juridiction estime que la requête est manifestement irrecevable, car il n'appartient pas au juge administratif de se substituer à l'administration pour accorder un tel échelonnement ou des explications, surtout sans preuve d'une demande préalable adressée à l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Le Tribunal administratif d'Amiis a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante ivoirienne, visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à sa vie familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni que le renvoi vers la Côte d'Ivoire l'exposerait, elle ou ses enfants, à des traitements inhumains ou dégradants contraires à l'article 3 de la même convention.