13 562 décisions disponibles — page 106/679
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de Mme C, professeure, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 1 428,21 euros en réparation du préjudice résultant du recouvrement de cette somme sur son traitement de mars 2020. Le tribunal juge que ce prélèvement correspondait au montant des cotisations sociales dues pour la période de son congé de maternité et que le titre exécutoire émis pour le surplus a été retiré sans avoir été recouvré. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'est donc établie, et le préjudice allégué n'est pas démontré. La requête est rejetée sur le fondement du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination. Le tribunal a estimé que, malgré la gravité de son état de santé, l’avis du collège des médecins de l’OFII établissait qu’il pouvait bénéficier effectivement d’un traitement approprié en Algérie, conformément au 7) de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 12 novembre 2024 par lequel le préfet de l'Aisne refusait le renouvellement du titre de séjour de Mme D épouse B, ressortissante turque, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence régulière et continue en France depuis 2014. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté et enjoint à la préfète de délivrer une carte de séjour temporaire à l'intéressée.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du recteur de l'académie d'Amiens refusant la protection fonctionnelle à M. A. Le juge estime que l'urgence n'est pas établie, car les faits invoqués par le requérant (dégradation des conditions de travail, changement d'affectation, état de santé) ne sont pas tous liés à la demande de protection fonctionnelle du 9 décembre 2024 et ne démontrent pas un préjudice grave et immédiat nécessitant une suspension. En conséquence, la requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 13 mai 2025 refusant le renouvellement du contrat à durée déterminée de M. B, enseignant d'éducation physique et sportive. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance du principe du contradictoire (article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration), l'erreur manifeste d'appréciation ou le défaut de prise en compte de la situation de handicap, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 15 avril 2025 affectant M. A au poste de proviseur qu'il occupait. Le juge a estimé que M. B n'avait pas intérêt à agir contre cette nomination, car elle n'était que la conséquence de son propre changement d'affectation, décidé par un arrêté antérieur du 17 décembre 2024 qu'il avait déjà attaqué par ailleurs. La solution est fondée sur l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes irrecevables sans instruction.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l’arrêté du 14 février 2022 par lequel le maire de Creil s’est opposé à sa déclaration préalable pour la création d’un sas d’entrée et la réfection des toitures et façades avec isolation extérieure. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation, et d’erreur de droit ou d’appréciation, en se fondant sur les articles L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, R. 424-5 et R. 421-17 du code de l’urbanisme. La solution retenue confirme la légalité de l’opposition municipale.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C D, ressortissant turc, qui demandait l'annulation de la décision du 8 juin 2023 par laquelle la préfète de l'Oise lui a refusé un titre de séjour. Le tribunal a estimé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de compétence régulière et que le refus était justifié par la menace pour l'ordre public que constituait M. D, en raison de ses condamnations pénales et de ses antécédents judiciaires. La décision s'appuie sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de refuser un titre de séjour à un étranger dont la présence en France est une menace pour l'ordre public.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la SCI des Lys, qui contestait le refus de permis d'aménager pour un lotissement de seize lots à Cuisy-en-Almont. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision du préfet des Hauts-de-France du 8 juillet 2024, celle-ci s'étant substituée à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France. Le tribunal a également estimé que la requête était tardive, le recours administratif préalable obligatoire n'ayant pas été régularisé dans les délais impartis par le code de l'urbanisme. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B D épouse C, ressortissante géorgienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme du 2 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la requérante ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 2 juin 2025 refusant à la société Canyther une dérogation au repos dominical. Le juge estime que le mémoire en défense du préfet, bien que tardif, n'a pas violé le principe du contradictoire, la société ayant pu y répondre. Il considère que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la société n'établit pas de manière suffisante que l'arrêté compromettrait gravement son équilibre économique ou la pérennité de l'emploi d'un salarié. En l'absence d'urgence caractérisée, la demande de suspension est rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens relatifs à la légalité de l'arrêté.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, détenu, qui demandait la suspension de la décision du 24 juin 2025 prolongeant son placement à l’isolement jusqu’au 24 septembre 2025. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie et qu’aucun doute sérieux n’existait quant à la légalité de la décision attaquée, laquelle était fondée sur les dispositions du code pénitentiaire. La demande de statuer en formation collégiale a été jugée irrecevable, et la demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d’une demande de suspension de l’ordonnance du juge d’instruction du tribunal judiciaire de Paris prolongeant son placement à l’isolement judiciaire. Le tribunal a rejeté cette demande comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, rappelant que, selon l’article 145-4-1 du code de procédure pénale, une telle décision relève du seul recours devant le président de la chambre de l’instruction. En revanche, il a admis provisoirement M. B au bénéfice de l’aide juridictionnelle sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme du 9 juillet 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal écarte les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen de la situation personnelle. Il juge que le renouvellement de l’assignation est légal au regard des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), dès lors que l’éloignement de l’intéressé demeure une perspective raisonnable. Les moyens tirés de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles 3-1, 9-1 et 9-3 de la Convention internationale des droits de l’enfant sont également rejetés.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de la société Laloy Immobilier demandant l’annulation d’un certificat d’urbanisme négatif délivré par le préfet de la Somme pour un projet de construction d’une maison à Beuvraignes. Le tribunal a jugé que le terrain, situé à l’extrémité sud-ouest de la commune et entouré de parcelles agricoles, ne se trouvait pas dans une partie urbanisée au sens de l’article L. 111-3 du code de l’urbanisme. Il a estimé que la présence de quelques constructions à proximité et la desserte par les réseaux ne suffisaient pas à caractériser une densité significative de bâti, et que le projet aurait pour effet d’étendre la zone urbanisée. La solution retenue confirme ainsi l’application de l’article L. 111-3 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable pour tardiveté. L'arrêté préfectoral du 30 août 2024, notifié par courrier recommandé présenté le 6 septembre 2024 et non réclamé, est réputé régulièrement notifié à cette date. La requête, enregistrée le 12 juin 2025, dépasse donc le délai de recours contentieux de trente jours prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Saint Quentin en désignant un expert pour examiner l'immeuble situé 19 rue Félix Faure, présentant un danger pour la sécurité publique et celle de ses occupants. Cette décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet à l'autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L'expert devra constater l'état du bâtiment, évaluer les risques, et proposer des mesures pour mettre fin au danger, dans un délai de vingt-quatre heures suivant sa désignation.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande de l’expert M. A B d’étendre les opérations d’expertise initialement ordonnées le 20 septembre 2024 concernant les désordres de la halle couverte du marché "Marie de Lorraine" à Guise. L’expertise est ainsi rendue commune et opposable à la société BPLUSB Architecture (maître d’œuvre) et à la société APAVE Nord Ouest (contrôle technique), cette extension étant jugée utile et non contestée. La décision est fondée sur les articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative. En revanche, le juge a rejeté les conclusions de la société APAVE visant à obtenir des déclarations de droit ou des réserves de garantie, ces demandes relevant du juge du fond.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. D, ressortissant afghan, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant l'Afghanistan comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité disposant d'une délégation régulièrement publiée et qu'il comportait les énonciations de droit et de fait nécessaires. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondé notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme A B d'une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de la commune de Villers-Saint-Paul à lui verser diverses indemnités pour préjudices financiers et moraux, ainsi que la reconnaissance de son droit à la protection fonctionnelle et la régularisation de sa situation contractuelle. Constatant que cette requête (n°2502963) était identique à une précédente requête (n°2501795) opposant les mêmes parties, le tribunal a ordonné sa radiation du registre du greffe pour qu'elle soit jointe à cette première instance. Cette décision est fondée sur les principes de bonne administration de la justice et ne se prononce pas sur le fond du litige.