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Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi en référé par les syndicats des copropriétaires des immeubles Sandettie 1 et 2 pour suspendre les arrêtés du maire de Fort-Mahon Plage fractionnant en deux périodes (hivernales et automnales) l'autorisation d'occupation temporaire du domaine public nécessaire à leurs travaux de rénovation. Les requérants invoquaient l'urgence liée à des risques pour la sécurité et la salubrité, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité des décisions, estimant que le fractionnement était disproportionné et dicté par les intérêts des commerçants plutôt que par la conservation du domaine public. Le juge des référés a rejeté les demandes de suspension, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux étant prévus de longue date et les risques invoqués n'étant pas suffisamment établis pour justifier une atteinte grave et immédiate à la situation des requérants. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que la présence en France de M. B avec son épouse et leurs trois enfants, tous en situation irrégulière, ne constituait pas un motif exceptionnel ou humanitaire justifiant une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la cellule familiale pouvant se reconstituer en Tunisie. Enfin, le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la circulaire du 28 novembre 2012 et du caractère disproportionné de l'interdiction de retour.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 22 octobre 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la préfète de l'Oise n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, malgré la durée de présence en France et l'activité professionnelle du requérant, en raison de l'absence d'attaches familiales en France et de son entrée à l'âge de 31 ans. La décision confirme le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire, et l'interdiction de retour de trois ans.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant soudanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Oise du 27 mars 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé irrecevable le moyen tiré de l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 28 janvier 2025, cette dernière étant devenue définitive faute de recours dans le délai de 48 heures prévu par les articles L. 614-2 et L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen d'erreur manifeste d'appréciation, estimant que le préfet avait légalement pu assigner l'intéressé à résidence dès lors que son éloignement demeurait une perspective raisonnable.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 29 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et d’erreur manifeste d’appréciation, jugeant la décision fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (notamment les articles L. 612-2 et L. 612-3). La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté, en raison de l’absence de garanties de représentation suffisantes et du maintien irrégulier de l’intéressé sur le territoire français après sa majorité.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant rwandais, contestant l'arrêté du préfet de la Somme du 21 mars 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, fondé sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant car cette disposition ne s'adresse pas aux États membres. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens, sur le fondement des articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A B, qui contestait l’arrêté préfectoral du 19 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et proportionnée, et qu’elle ne méconnaissait pas les articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l’homme, malgré le projet de mariage imminent de l’intéressé avec une ressortissante française. La solution retenue s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), en particulier les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A, ressortissant chinois, pour contester le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des articles D. 555-17, L. 744-3 et L. 744-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et les irrégularités procédurales alléguées concernant la remise des brochures et l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement Dublin III.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Monsieur B A, qui contestait un courrier du préfet de la Somme du 18 décembre 2024 l'informant d'un projet de retrait de son titre de séjour. La juridiction a jugé que ce courrier ne constituait pas une décision faisant grief, mais une simple mesure préparatoire, rendant le recours irrecevable. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L.432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de l’Oise de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était mal fondée, car le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour le 13 juin 2024, en application des articles R.* 432-1 et R.* 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision administrative préexistante faisait obstacle à l’octroi d’une mesure utile dans le cadre du référé. Les conclusions accessoires au titre de l’article L. 761-1 ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 24 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que M. A n'établissait pas que les éléments qu'il n'avait pu présenter auraient pu influer sur la décision. Enfin, le tribunal a considéré que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Oise suspendant le permis de conduire de M. B pour sept mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, malgré les besoins professionnels et familiaux invoqués par le requérant. Cette appréciation repose sur la gravité de l'infraction (conduite sous stupéfiants) et le délai de quatre mois écoulé entre la notification de la décision et la saisine du tribunal. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la légalité de la décision contestée.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a d’abord admis provisoirement l’intéressé à l’aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de l’arrêté, estimant que celui-ci mentionnait les textes applicables, notamment le règlement (UE) n° 604/2013, et précisait les éléments de fait justifiant la compétence allemande. La solution retenue est donc le rejet des conclusions en annulation et des demandes accessoires de M. B.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante éthiopienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 26 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure, notamment la remise des brochures d'information et la tenue de l'entretien individuel, était régulière au regard du règlement (UE) n° 604/2013. Il a également estimé que le préfet justifiait de la saisine des autorités espagnoles et de leur accord pour la reprise en charge de l'intéressée. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que la requérante n'établissait pas de défaillance systémique en Espagne justifiant l'application de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant la Turquie comme pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'acte, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'entrée récente et non établie de M. B en France et de son mariage très récent.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 février 2025 du garde des sceaux plaçant M. A à l'isolement au centre pénitentiaire de Beauvais. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence de l'auteur, méconnaissance des droits de la défense, absence d'avis du médecin et du directeur interrégional, erreur d'appréciation et inexactitude matérielle des faits) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La requête est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A, qui contestait une ordonnance de taxation d'expertise rendue par le président du tribunal administratif de Lille. Le tribunal a jugé que M. A, bien que propriétaire du bien concerné par l'expertise, ne justifiait d'aucun intérêt à agir, car l'ordonnance mettait les frais d'expertise à la charge de la commune de Croix. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de la SAS Tomorrow Tech comme portée devant une juridiction incompétente. La société contestait des titres exécutoires émis par la PFT Innovaltech (Lycée Condorcet) pour le paiement de bornes de collecte, mais le contrat en cause n’était ni un marché public ni un contrat administratif, et ne comportait pas de clause exorbitante. Le juge a estimé que le litige relevait du droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la SCI JPME Juillet et de la SCI JPME Juillet 2 contestant une ordonnance de taxation d'expertise. Le juge a constaté que l'ordonnance attaquée mettait les frais d'expertise à la charge de la commune de Creil, et non des sociétés requérantes. En conséquence, ces dernières ne justifiaient d'aucun intérêt à agir, rendant leur requête manifestement irrecevable. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.