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Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Jamlah demandant la suspension de l'arrêté préfectoral du 24 mars 2025 prononçant la fermeture administrative de son établissement pour deux mois. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une copie de la requête au fond, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés a rejeté la demande sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) rejette la requête de M. A, qui contestait des rappels de TVA pour 2017-2019 et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2017-2019, issus d'une vérification de comptabilité et d'un examen de situation fiscale personnelle. Le tribunal applique les articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, estimant que la charge de la preuve incombe au contribuable, taxé d'office pour la TVA et ayant accepté les rectifications pour l'impôt sur le revenu. M. A n'ayant pas démontré le caractère exagéré des impositions, faute de pièces probantes pour les factures du fournisseur KINATAH Ltd et les charges externes, ses demandes de décharge sont rejetées, y compris pour les pénalités fondées sur l'article 1728 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, qui contestait sa prise en charge chirurgicale au centre hospitalier de Saint-Quentin. Le requérant sollicitait notamment une contre-expertise, la condamnation de l'hôpital pour manquement à l'obligation d'information et défaut de consentement éclairé, ainsi que l'indemnisation de ses préjudices par l'ONIAM au titre de la solidarité nationale. Le tribunal a estimé que le rapport d'expertise était régulier et que les conditions d'engagement de la responsabilité pour faute ou pour accident médical non fautif n'étaient pas réunies, en application des articles L. 1111-2, L. 1111-4 et L. 1142-1 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) statue sur la demande de la SAS Institut Foch, exploitant un salon de beauté, en décharge de rappels de TVA pour la période du 1er juillet 2015 au 31 mars 2019. Après un dégrèvement partiel de 4 832 euros rendant sans objet une partie des conclusions, le tribunal rejette le surplus de la requête. Il juge que la procédure de taxation d’office était régulière, la société n’apportant pas la preuve du dépôt de ses déclarations dans les délais légaux, conformément à l’article L. 66 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet des conclusions de la société requérante.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de l’Oise de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était mal fondée, car le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour le 13 juin 2024, en application des articles R.* 432-1 et R.* 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision administrative préexistante faisait obstacle à l’octroi d’une mesure utile dans le cadre du référé. Les conclusions accessoires au titre de l’article L. 761-1 ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante éthiopienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 26 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure, notamment la remise des brochures d'information et la tenue de l'entretien individuel, était régulière au regard du règlement (UE) n° 604/2013. Il a également estimé que le préfet justifiait de la saisine des autorités espagnoles et de leur accord pour la reprise en charge de l'intéressée. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que la requérante n'établissait pas de défaillance systémique en Espagne justifiant l'application de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Monsieur B A, qui contestait un courrier du préfet de la Somme du 18 décembre 2024 l'informant d'un projet de retrait de son titre de séjour. La juridiction a jugé que ce courrier ne constituait pas une décision faisant grief, mais une simple mesure préparatoire, rendant le recours irrecevable. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L.432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Oise suspendant le permis de conduire de M. B pour sept mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, malgré les besoins professionnels et familiaux invoqués par le requérant. Cette appréciation repose sur la gravité de l'infraction (conduite sous stupéfiants) et le délai de quatre mois écoulé entre la notification de la décision et la saisine du tribunal. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la légalité de la décision contestée.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant la Turquie comme pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'acte, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'entrée récente et non établie de M. B en France et de son mariage très récent.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 24 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que M. A n'établissait pas que les éléments qu'il n'avait pu présenter auraient pu influer sur la décision. Enfin, le tribunal a considéré que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a d’abord admis provisoirement l’intéressé à l’aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de l’arrêté, estimant que celui-ci mentionnait les textes applicables, notamment le règlement (UE) n° 604/2013, et précisait les éléments de fait justifiant la compétence allemande. La solution retenue est donc le rejet des conclusions en annulation et des demandes accessoires de M. B.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et les irrégularités procédurales alléguées concernant la remise des brochures et l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement Dublin III.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant rwandais, contestant l'arrêté du préfet de la Somme du 21 mars 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, fondé sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant car cette disposition ne s'adresse pas aux États membres. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens, sur le fondement des articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 29 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et d’erreur manifeste d’appréciation, jugeant la décision fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (notamment les articles L. 612-2 et L. 612-3). La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté, en raison de l’absence de garanties de représentation suffisantes et du maintien irrégulier de l’intéressé sur le territoire français après sa majorité.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A, ressortissant chinois, pour contester le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des articles D. 555-17, L. 744-3 et L. 744-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A B, qui contestait l’arrêté préfectoral du 19 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et proportionnée, et qu’elle ne méconnaissait pas les articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l’homme, malgré le projet de mariage imminent de l’intéressé avec une ressortissante française. La solution retenue s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), en particulier les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A, qui contestait une ordonnance de taxation d'expertise rendue par le président du tribunal administratif de Lille. Le tribunal a jugé que M. A, bien que propriétaire du bien concerné par l'expertise, ne justifiait d'aucun intérêt à agir, car l'ordonnance mettait les frais d'expertise à la charge de la commune de Croix. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 février 2025 du garde des sceaux plaçant M. A à l'isolement au centre pénitentiaire de Beauvais. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence de l'auteur, méconnaissance des droits de la défense, absence d'avis du médecin et du directeur interrégional, erreur d'appréciation et inexactitude matérielle des faits) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La requête est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de la société Chausson Matériaux, qui demandait une injonction de payer à l’encontre de la commune d’Auger Saint-Vincent pour une créance contractuelle de 887,96 euros. La juridiction a constaté que la procédure d’injonction de payer, régie par les articles 1405 et suivants du code de procédure civile, relève du juge judiciaire (tribunal judiciaire ou de commerce) et non de l’ordre administratif. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B A comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le rejet de sa demande d'indemnité par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. Le tribunal a constaté que Mme A n'avait pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.