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Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B A comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le rejet de sa demande d'indemnité par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. Le tribunal a constaté que Mme A n'avait pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 26 février 2025 par lequel le préfet de l'Oise obligeait M. A, ressortissant roumain, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a relevé d'office que l'arrêté méconnaissait le champ d'application de la loi, car les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives à l'obligation de quitter le territoire, ne sont pas applicables aux citoyens de l'Union européenne. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, fondée sur les articles L. 200-1 et L. 251-1 du même code.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de la rétablir dans les conditions matérielles d'accueil après le dépôt d'une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de refuser ces conditions en cas de demande de réexamen. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation, de l'atteinte au droit d'asile et de la méconnaissance de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de la Somme du 31 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de justification d'une intégration particulière et de la précarité de sa situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation et d'injonction, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 19 décembre 2024 par laquelle le conseil municipal de Balagny-sur-Thérain a décidé le déclassement anticipé de la voirie "Allée des Tilleuls" sur la parcelle B n°949. La SCI Pierre Promotion invoquait l'urgence car ce déclassement permettrait la vente du bien à un tiers, en méconnaissance de son droit de propriété issu d'un jugement du 25 janvier 2025. Le juge a estimé que la délibération contestée n'avait ni pour objet ni pour effet de procéder à la cession, et que le jugement exécutoire ordonnant la vente à la requérante contribuait au contraire à ce déclassement. En l'absence d'atteinte grave et immédiate à la situation de la SCI, la condition d'urgence n'était pas remplie, entraînant le rejet de la requête sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a désigné un expert pour examiner un immeuble en copropriété situé à Creil, suite à une demande de la maire fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La requête signalait des infiltrations par la toiture provoquant des dégradations des plafonds, faisant peser un risque de chute pour les occupants. Le juge a ordonné une expertise pour constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité, l'expert devant remettre son rapport sous 15 jours.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A, occupant sans droit ni titre d'un logement universitaire géré par le CROUS d'Amiens-Picardie. La juridiction a constaté que le titre d'occupation de l'étudiant avait été abrogé le 13 décembre 2024 en raison du non-paiement de ses loyers, et que son maintien dans les lieux faisait obstacle à la mission de service public du CROUS. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été retenues, M. A n'ayant présenté aucune observation ni justifié de circonstances personnelles ou familiales particulières. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens annule l’arrêté du 17 mars 2025 par lequel la préfète de l’Aisne avait assigné à résidence M. A, ressortissant togolais, dans l’arrondissement de Laon pour 45 jours. Le juge estime que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée, en violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, dès lors que M. A justifiait résider à Rambouillet (Yvelines) et y exercer une activité professionnelle. L’État est condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais d’instance. La décision se fonde sur les articles L. 921-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, un ressortissant burkinabé, qui contestait l'arrêté de la préfète de l'Aisne l'assignant à résidence dans l'arrondissement de Laon pour 45 jours. Le requérant soutenait que cette mesure n'était ni adaptée ni proportionnée, car il ne disposait pas d'hébergement stable dans cette zone et résidait à Paris avec sa fille. Le tribunal a jugé que les pièces fournies ne prouvaient pas l'effectivité d'un logement à Paris et que l'assignation était conforme aux articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les demandes de frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision implicite du préfet de l'Oise rejetant sa demande de regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une copie de la requête au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge a pu rejeter la demande sans instruction ni audience.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l’Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés de l’insuffisance de motivation et de l’erreur manifeste d’appréciation, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. En conséquence, les conclusions aux fins d’injonction et celles relatives aux frais d’instance ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, un ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet de la Somme de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision préfectorale suffisamment motivée au regard de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le préfet n'avait pas fait une inexacte application de ces dispositions, en raison des condamnations pénales de M. A pour violences conjugales, établissant qu'il constituait une menace pour l'ordre public. En conséquence, toutes les conclusions de M. A, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du préfet de la Somme du 27 septembre 2022 ordonnant la saisie définitive et la vente de ses armes et munitions. Le tribunal a jugé que l'arrêté n'était pas entaché d'illégalité, car le préfet avait respecté les délais prévus par l'article L. 312-9 du code de la sécurité intérieure. Il a également estimé que, malgré l'amélioration de son état de santé, le comportement de M. B continuait de représenter un danger pour lui-même ou autrui au sens de l'article L. 312-7 du même code, justifiant ainsi la mesure de saisie définitive.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme C A, Mme B A et de la société Groupement forestier de Bayard dirigée contre l’arrêté préfectoral du 27 avril 2022 relatif à l’aménagement hydraulique du vignoble de Chézy-sur-Marne. Le tribunal a jugé que les conclusions contestant le renouvellement de l’autorisation des travaux déjà accordée par l’arrêté du 24 juin 2014 étaient irrecevables, ce renouvellement étant superfétatoire et ne faisant pas grief. Sur le fond, les moyens tirés de la méconnaissance des articles R. 181-49 et R. 214-96 du code de l’environnement, des erreurs de fait et du caractère excessif des atteintes à la propriété ont été écartés comme infondés. La solution retenue s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’environnement et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, dans un jugement avant-dire-droit du 6 août 2024, avait sursis à statuer sur la requête de la commune d'Oroër contestant l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2023 enregistrant une unité de méthanisation exploitée par la société Agri Energie verte. Ce sursis visait à permettre la régularisation du vice tiré de l'insuffisante présentation des capacités financières du pétitionnaire dans le dossier de demande. Par un arrêté modificatif du 24 décembre 2024, le préfet de l'Oise a procédé à un nouvel enregistrement de l'installation. Le tribunal constate que la société a désormais fourni des informations précises et étayées sur ses capacités financières, conformément aux articles L. 512-7-3 et R. 512-46-4 du code de l'environnement, justifiant ainsi la régularisation du vice initial.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de l'association Préservons l'avenir des terres amiénoises et autres demandeurs, qui contestaient la délibération du 30 juin 2022 approuvant la création de la zone d'aménagement concerté (ZAC) "Boréalia 2" sur la commune d'Amiens. Les requérants invoquaient notamment l'absence d'étude de sécurité publique, l'insuffisance du dossier de participation du public, l'absence d'étude de faisabilité sur les énergies renouvelables, et l'insuffisance de l'étude d'impact sur divers points (eaux souterraines, risque d'inondation, faune, etc.). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la procédure et le dossier respectaient les dispositions des codes de l'urbanisme, de l'environnement et rural. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'arrêté, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article 9 de la convention franco-congolaise de 1993, car Mme C n'avait validé aucune année universitaire depuis son arrivée en France, présentant des absences injustifiées et des notes très faibles, ce qui ne démontrait pas la poursuite effective et sérieuse de ses études.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l’arrêté préfectoral du 14 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était infondé, faute d’éléments médicaux suffisants à la date de l’arrêté pour établir un droit au séjour pour raisons de santé. Le tribunal a également écarté le grief relatif à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme concernant le pays de destination. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par la préfète.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Somme. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n’avait pas commis d’erreur de droit en n’exerçant pas son pouvoir discrétionnaire. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu du caractère récent du mariage et des attaches conservées au Cameroun. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante, y compris celles relatives à l’injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 11 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen particulier et d'erreur de fait, faute pour le requérant de justifier de la continuité de son séjour ou d'une insertion professionnelle notable. Il a également jugé que la mesure n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence de charges familiales en France et de la présence de son épouse et de ses trois enfants au Nigéria. La décision se fonde notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.