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Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la SCI JPME Juillet et de la SCI JPME Juillet 2 contestant une ordonnance de taxation d'expertise. Le juge a constaté que l'ordonnance attaquée mettait les frais d'expertise à la charge de la commune de Creil, et non des sociétés requérantes. En conséquence, ces dernières ne justifiaient d'aucun intérêt à agir, rendant leur requête manifestement irrecevable. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A, qui réside en Égypte, demandant l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Oise portant abrogation de son visa. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas régularisé sa situation en élisant domicile sur le territoire de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse, comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, le requérant s'est borné à invoquer un droit de plaider à distance, ce qui n'a pas été considéré comme une régularisation valable. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête des consorts C, qui contestaient le refus de la commission nationale indépendante de leur accorder une réparation au titre de la loi du 23 février 2022 pour les harkis. Les requérants admettaient ne pas avoir séjourné dans l'une des structures listées par le décret d'application, rendant leur unique moyen inopérant. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, écarte la requête comme manifestement infondée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de la Somme du 31 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de justification d'une intégration particulière et de la précarité de sa situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation et d'injonction, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a désigné un expert pour examiner un immeuble en copropriété situé à Creil, suite à une demande de la maire fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La requête signalait des infiltrations par la toiture provoquant des dégradations des plafonds, faisant peser un risque de chute pour les occupants. Le juge a ordonné une expertise pour constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité, l'expert devant remettre son rapport sous 15 jours.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 19 décembre 2024 par laquelle le conseil municipal de Balagny-sur-Thérain a décidé le déclassement anticipé de la voirie "Allée des Tilleuls" sur la parcelle B n°949. La SCI Pierre Promotion invoquait l'urgence car ce déclassement permettrait la vente du bien à un tiers, en méconnaissance de son droit de propriété issu d'un jugement du 25 janvier 2025. Le juge a estimé que la délibération contestée n'avait ni pour objet ni pour effet de procéder à la cession, et que le jugement exécutoire ordonnant la vente à la requérante contribuait au contraire à ce déclassement. En l'absence d'atteinte grave et immédiate à la situation de la SCI, la condition d'urgence n'était pas remplie, entraînant le rejet de la requête sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens annule l’arrêté du 17 mars 2025 par lequel la préfète de l’Aisne avait assigné à résidence M. A, ressortissant togolais, dans l’arrondissement de Laon pour 45 jours. Le juge estime que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée, en violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, dès lors que M. A justifiait résider à Rambouillet (Yvelines) et y exercer une activité professionnelle. L’État est condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais d’instance. La décision se fonde sur les articles L. 921-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A, occupant sans droit ni titre d'un logement universitaire géré par le CROUS d'Amiens-Picardie. La juridiction a constaté que le titre d'occupation de l'étudiant avait été abrogé le 13 décembre 2024 en raison du non-paiement de ses loyers, et que son maintien dans les lieux faisait obstacle à la mission de service public du CROUS. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été retenues, M. A n'ayant présenté aucune observation ni justifié de circonstances personnelles ou familiales particulières. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, un ressortissant burkinabé, qui contestait l'arrêté de la préfète de l'Aisne l'assignant à résidence dans l'arrondissement de Laon pour 45 jours. Le requérant soutenait que cette mesure n'était ni adaptée ni proportionnée, car il ne disposait pas d'hébergement stable dans cette zone et résidait à Paris avec sa fille. Le tribunal a jugé que les pièces fournies ne prouvaient pas l'effectivité d'un logement à Paris et que l'assignation était conforme aux articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les demandes de frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision implicite du préfet de l'Oise rejetant sa demande de regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une copie de la requête au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge a pu rejeter la demande sans instruction ni audience.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l’Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés de l’insuffisance de motivation et de l’erreur manifeste d’appréciation, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. En conséquence, les conclusions aux fins d’injonction et celles relatives aux frais d’instance ont également été rejetées.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Amiens, rendue le 3 avril 2025, porte sur un conflit de compétence territoriale dans le cadre d’un recours contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet de police de Paris. Le tribunal constate que le requérant, M. B, résidait à Paris à la date de la décision attaquée, et non dans l’Oise comme initialement retenu. En application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, la compétence territoriale revient donc au tribunal administratif de Paris. Par conséquent, le tribunal transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État pour qu’il règle cette question de compétence, conformément à l’article R. 351-6 du même code.
Le Tribunal administratif d'Amiens a pris acte du désistement de M. A de sa requête dirigée contre le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le requérant contestait notamment la motivation de la décision et l'absence d'habilitation de l'agent ayant consulté le fichier TAJ, sur le fondement des articles L. 612-20 du code de la sécurité intérieure et R. 40-29 du code de procédure pénale. Le tribunal a toutefois condamné le CNAPS à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant biélorusse, qui contestait le refus du préfet de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le requérant invoquait une insuffisance de motivation et une erreur de droit, estimant que le préfet aurait dû appliquer l'arrêté du 1er avril 2021 sur les métiers en tension. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas à appliquer cet arrêté, car il ne statuait pas sur une demande d'autorisation de travail. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauricien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme refusant de lui délivrer un titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait légalement appliqué les conditions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ne pouvant invoquer une admission exceptionnelle au séjour. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de son séjour et de ses attaches familiales à l'île Maurice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme B d’un recours contre les décisions de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) limitant à 5 000 euros l’indemnisation de ses préjudices subis à la citadelle de Doullens. La requérante contestait la durée de séjour retenue, estimant avoir résidé sur place jusqu’au 14 mai 1965, et non jusqu’au 15 septembre 1964 comme l’avait fixé l’administration. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, considérant que la présence de Mme B jusqu’au 14 mai 1965 était établie, notamment par la naissance de son enfant à la citadelle le 29 mars 1965. En application de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et du décret n° 2022-394 du 18 mars 2022, il a enjoint à l’ONACVG de recalculer l’indemnité forfaitaire en tenant compte de cette durée réelle de séjour.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme D A et de ses parents, M. B et Mme C A. Les requérants contestaient le refus du recteur de l'académie d'Amiens d'accorder une bourse de collège pour les enfants de Mme A, au motif que seuls ses revenus personnels auraient dû être pris en compte. Le tribunal a jugé que le recteur avait légalement considéré la charge effective des enfants comme étant assurée par le foyer fiscal des grands-parents, en application de l'article D. 531-4 du code de l'éducation et de l'article 196 du code général des impôts, et a donc écarté le moyen d'erreur de droit. Par conséquent, les conclusions en annulation, injonction et indemnisation ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête du GAEC A Thibaut demandant l'annulation de la décision du préfet de la Somme du 17 mars 2023 lui refusant une autorisation de conversion de prairie permanente. La solution retenue est le rejet de la requête, le préfet ayant conclu au non-fondement des moyens soulevés. La décision s'inscrit dans le cadre du règlement (UE) n° 1307/2013 et de l'arrêté du 17 avril 2019, qui encadrent le maintien des prairies permanentes et les conditions d'autorisation de conversion.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C contestant l'exclusion temporaire de trois jours de son fils, prononcée par le principal du collège pour avoir lancé un projectile sur le véhicule d'une assistante d'éducation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'inexactitude matérielle des faits, estimant que les rapports concordants établissaient la réalité des faits. Il a également jugé que la sanction, fondée sur l'article R. 511-13 du code de l'éducation, n'était pas disproportionnée compte tenu du comportement irrespectueux et du danger potentiel créé.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Le tribunal retient que le requérant, ressortissant malien, ne justifiait pas, à la date de la décision attaquée, d'un titre de séjour ou d'un récépissé depuis au moins cinq ans, conformément à l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Cette situation contraignait le CNAPS à refuser le renouvellement, le plaçant en situation de compétence liée. Par conséquent, les moyens soulevés par M. B, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur manifeste d'appréciation, sont inopérants.