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Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de la préfète de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision attaquée détaillait les motifs de droit et de fait propres à la situation de la requérante. Il a également rejeté le moyen d'erreur de fait, constatant que Mme A disposait effectivement d'un titre de séjour "résident longue durée" italien. Enfin, le tribunal a jugé que la condition de prise en charge par l'aide sociale à l'enfance prévue par l'article L. 423-22 implique une décision judiciaire de placement, ce qui n'était pas établi en l'espèce.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant soudanais, qui contestait le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que la demande était irrecevable car le dossier présenté à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) était incomplet, et que M. A n'avait pas fourni les pièces manquantes malgré une demande en ce sens. En l'absence de dossier complet, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître, conformément à l'article R. 434-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête d'une infirmière contestant la décision du CHU Amiens-Picardie fixant au 8 mars 2023 la consolidation de son état de santé (suite à un Covid-19 reconnu imputable au service) et un taux d'IPP de 8 %. Le tribunal juge que la nécessité de soins continus n'est pas incompatible avec la consolidation, et que la requérante ne démontre pas d'erreur d'appréciation sur le taux d'IPP. La décision s'appuie sur les articles L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a examiné la requête de M. A contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016, résultant de la qualification de charges non admises en déduction de sa SARL comme revenus distribués. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale ne pouvait se fonder uniquement sur la qualité de "maître de l'affaire" de M. A pour établir qu'il avait appréhendé les sommes, en l'absence de bénéfices distribuables et de preuve de mise à disposition effective. Faute pour l'administration d'apporter d'autres éléments, la solution retenue est l'annulation des impositions et pénalités contestées, sur le fondement du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts.
Le Tribunal administratif d'Amiens annule la décision du 19 juin 2023 par laquelle la préfète de l'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. E, ressortissant marocain entré en France à l'âge de trois ans via une kafala. Le tribunal juge que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car l'intéressé réside en France depuis son enfance avec sa tutrice française et n'a plus d'attaches familiales au Maroc. Il enjoint à la préfète de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C B M A, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de dix jours de cellule avec sursis prononcée à son encontre. Le tribunal a jugé que le recours devait être regardé comme dirigé contre la décision du 5 juin 2023 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille, qui s’est substituée à la sanction initiale. Il a estimé que le moyen tiré du défaut de communication du rapport d’enquête manquait en fait, ce rapport ayant été communiqué en temps utile, et que les autres moyens n’étaient pas fondés. La solution s’appuie sur les articles R. 234-43, R. 234-13, R. 234-15 et R. 234-17 du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, agent du centre hospitalier d'Abbeville, qui contestait la décision du 11 mai 2023 fixant à 6 % son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) suite à un accident de service survenu le 19 mai 2020. La requérante estimait ce taux sous-évalué et demandait une expertise médicale. Le tribunal a jugé que les éléments produits, notamment un certificat médical, ne remettaient pas en cause la pertinence du taux retenu par l’administration, fondé sur deux expertises médicales. La solution s’appuie sur l’article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a étendu à un nouveau praticien, le docteur E A, les opérations d’expertise médicale déjà ordonnées concernant la prise en charge de M. D F par le centre hospitalier de Château-Thierry le 8 juillet 2019. Cette extension a été jugée utile après qu’une incertitude est apparue lors de la première réunion d’expertise sur l’identité du chirurgien ayant examiné le patient le 15 juillet 2019. La décision se fonde sur les articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés de prescrire toute mesure utile d’expertise et d’étendre celle-ci à d’autres personnes. En revanche, la demande de réserve des dépens a été rejetée, cette question relevant du président du tribunal et non du juge des référés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 18 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office la situation au regard de l'accord franco-tunisien de 1988. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté attaqué, fondé sur le pouvoir de régularisation du préfet et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du 21 octobre 2024 du préfet de l'Aisne lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article L. 423-23 du CESEDA et de l'accord franco-marocain n'étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme B pour obtenir l'exécution du jugement du 22 décembre 2023, qui enjoignait au groupe hospitalier public du sud de l'Oise (GHPSO) de lui verser des allocations d'aide au retour à l'emploi. Constatant l'absence d'exécution malgré des relances, le tribunal a prononcé une astreinte de 200 euros par jour de retard à l'encontre du GHPSO, s'il ne justifie pas avoir versé les allocations dans un délai d'un mois. La décision applique l'article L. 911-4 du code de justice administrative, qui permet d'assurer l'exécution des jugements par des mesures coercitives.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B contestant le refus du président du conseil départemental de la Somme de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de RSA de 2 253,44 euros. Le requérant invoquait sa précarité financière et sa bonne foi, mais n'a fourni aucune pièce justificative à l'appui de ses moyens, malgré une invitation à régulariser. En application des articles R. 411-1 et R. 222-1 7° du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement dépourvue de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A C qui demandait la suspension de la décision du CNAPS refusant le renouvellement de sa carte professionnelle d’agent de sécurité. Le juge a constaté que la requête n’était pas accompagnée d’une copie de la requête au fond, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l’ensemble des conclusions, sans examen de l’urgence ou du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension d’un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d’obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie de la requête au fond, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, le juge a pu rejeter la demande sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, détenu au centre pénitentiaire de Beauvais, qui se plaignait de violations de ses droits fondamentaux par l’administration pénitentiaire. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, faute pour le requérant d’avoir présenté des conclusions claires et précisé la procédure de référé applicable. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, qui permet de rejeter une demande sans instruction préalable lorsqu’elle est irrecevable.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension présentées par M. et Mme C. Les requérants contestaient les arrêtés du préfet de l'Oise du 24 février 2025 rejetant leurs titres de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'exécution des mesures d'éloignement n'ayant pas, en l'espèce, de conséquences suffisamment graves et immédiates pour justifier une suspension. Les requêtes ont donc été rejetées sans examen du doute sérieux sur la légalité des décisions.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de la requête de M. B A. Ce dernier demandait initialement une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative concernant sa prise en charge à l'hôpital Pitié-Salpêtrière. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, constate que rien ne s'oppose à ce désistement et en donne acte.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui contestait une inégalité de traitement relative à son indice de traitement et demandait une augmentation du point d’indice pour elle-même et ses collègues. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir désigné la procédure de référé applicable, de présenter des conclusions claires ou de justifier d’un intérêt à agir au nom de tiers non signataires. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant de rejeter une demande sans instruction préalable lorsqu’elle est irrecevable.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 février 2025 refusant un titre de séjour à Mme C, ressortissante congolaise, et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car aucun recours en annulation n'avait été enregistré au greffe, condition préalable à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. À titre surabondant, le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, la requérante ne pouvant se prévaloir de la présomption d'urgence applicable au refus de renouvellement d'un titre de séjour, et n'ayant pas justifié de circonstances particulières.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A C qui demandait la suspension de la décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant le renouvellement de sa carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le juge a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Melun, en application de l'article R. 312-10 du code de justice administrative, car le lieu d'exercice de la profession de M. A C se situe en Seine-et-Marne. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.