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Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la société immobilière Picardie d'HLM demandant l'annulation de l'arrêté du 24 mai 2022 par lequel le maire d'Amiens a refusé un permis de construire pour 15 logements collectifs. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant la délégation de signature régulière et l'absence de transmission au contrôle de légalité sans incidence sur la légalité de l'acte. Il a estimé que le projet méconnaissait l'article UA. 6 du plan local d'urbanisme (PLU) en raison d'une implantation en retrait de l'alignement et d'une façade ne formant pas un alignement visuel cohérent. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du PLU d'Amiens.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. B qui demandait la condamnation de la commune de Sérifontaine à l'indemniser pour l'impossibilité de construire un centre équestre. Le tribunal estime que le courrier du maire de 2014 ne constitue pas un engagement ferme de la commune et que le certificat d'urbanisme délivré en 2017 n'est pas entaché d'illégalité fautive. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n'est donc établie. M. B est condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a pris acte du désistement pur et simple de la société GMBH Warburg HIH Invest Real Estate dans le litige l'opposant à l'administration fiscale. La société contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2022, en demandant l'application de coefficients de pondération spécifiques et le bénéfice du mécanisme de planchonnement. Le tribunal a constaté que le désistement était complet et a donc clos l'instance sans examiner le fond du litige, qui portait sur l'interprétation de l'article 324 Z de l'annexe III au code général des impôts. Aucune somme n'a été mise à la charge de l'Etat.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la demande de la SARL C tendant à obtenir la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023, concernant des locaux qu'elle louait à une société d'accueil de personnes âgées. Le juge estime que les conditions de l'article 1389 du code général des impôts ne sont pas remplies, car les locaux n'étaient pas utilisés par la contribuable elle-même à des fins commerciales ou industrielles, mais donnés en location. La vacance invoquée n'est pas indépendante de la volonté de la société, et la doctrine administrative invoquée est inapplicable. En conséquence, la requête est rejetée.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de la SCI Niliva, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation à laquelle elle était assujettie pour l'année 2023 au titre d'un gîte rural situé à Sains-en-Amiénois. La société soutenait que le bien était exclusivement destiné à la location saisonnière, mais le tribunal a estimé qu'elle en conservait la libre disposition en dehors des périodes de location, faute de justifier d'une occupation locative ininterrompue ou d'un mandat de gestion. En application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, le propriétaire d’un local meublé est redevable de la taxe d’habitation s’il peut s’en réserver la jouissance une partie de l’année, ce qui était le cas en l’espèce. La solution retenue confirme donc l’imposition contestée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a statué sur la requête des consorts C, venant aux droits de la SCI La Sablière, contestant leur assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019, 2021 et 2022. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant déjà accordé des réductions d'imposition. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, estimant que l'administration n'était pas tenue de respecter le principe des droits de la défense en l'absence de modification des éléments déclarés, et a jugé que l'état de délabrement du bien ne justifiait pas la décharge demandée. La solution retenue est donc le rejet du surplus des conclusions, sur le fondement des articles 1380, 1494, 1495 et 1406 du code général des impôts, ainsi que de l'article L. 56 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. La requérante invoquait l'article 1389 du code général des impôts pour vacance d'un immeuble, mais le tribunal a jugé que les conditions n'étaient pas remplies, car les locaux étaient donnés en location commerciale et non exploités directement par elle. La solution retenue est le rejet de la demande, faute pour Mme B de démontrer une vacance indépendante de sa volonté ou une impossibilité d'utilisation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour l'année 2023. Le requérant soutenait avoir quitté son logement en décembre 2022, mais le tribunal a constaté qu'il en avait la libre disposition au 1er janvier 2023, date de référence pour l'établissement de l'impôt. En application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, le local a été considéré comme une résidence secondaire imposable. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la SASU Omejo, une entreprise de conciergerie, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation pour deux appartements loués en courte durée. Le tribunal a jugé que la société, en tant que locataire annuelle conservant la disposition des biens entre les locations, était redevable de la taxe d'habitation au 1er janvier 2023, conformément aux articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts. La solution retenue est que la société, et non les propriétaires, est passible de l'impôt.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a statué sur la demande de la SCI Sainte Agathe, qui contestait le calcul de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. L'administration ayant déjà accordé une réduction partielle de 1 997 euros, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur cette partie. Pour le surplus, le juge a rejeté la demande de la SCI, estimant que les surfaces de parking et voiries, relevant de l'affectation principale du local, ne pouvaient bénéficier des coefficients de pondération réduits prévus à l'article 324 Z de l'annexe III du code général des impôts, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la société Stokomani, qui demandait la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021 concernant sa plateforme logistique à Longueil-Sainte-Marie. La société soutenait que son activité de logistique ne présentait pas un caractère industriel. Le tribunal a jugé que les installations techniques, matériels et outillages (chariots élévateurs, convoyeurs, racks de 10 mètres, etc.) jouaient un rôle prépondérant dans l'activité, malgré l'absence de fabrication ou transformation, conférant ainsi un caractère industriel à l'établissement au sens de l'article 1499 du code général des impôts. La demande de réduction a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Oise. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment au regard du droit d'être entendu, et que les décisions étaient suffisamment motivées. Il a estimé que la requérante n'établissait pas l'impossibilité d'accéder aux soins nécessaires en Guinée, ni que la décision méconnaissait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de deux ans prononcées par la préfète de l'Oise. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré du défaut de communication de l'avis de la commission du titre de séjour, estimant que la méconnaissance de l'article R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'avait pas privé le requérant d'une garantie substantielle. La solution retenue confirme la légalité des décisions attaquées, en application des articles L. 435-1 et L. 612-8 du même code, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule l'arrêté du 24 septembre 2024 par lequel le préfet de la Somme a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C, ressortissante angolaise, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'ancienneté du séjour de l'intéressée (depuis 2010), de sa scolarité et de son insertion professionnelle en France, et du caractère isolé et ancien de sa condamnation pénale. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (4ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l’arrêté préfectoral du 20 novembre 2024 refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation ni d’erreur de droit au regard de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en relevant que M. B ne justifiait pas d’une insertion effective dans la société française. La décision a également été considérée comme proportionnée au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les conclusions accessoires (injonction et frais) ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du 5 mars 2025 par laquelle le directeur général de l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme A, une ressortissante camerounaise demandeuse d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII ne pouvait légalement se fonder sur le 3° de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour justifier cette décision, dès lors que l'intéressée, n'ayant pas exécuté un arrêté de transfert, ne pouvait se voir délivrer l'attestation de demandeur d'asile dont l'absence lui était reprochée. La solution retenue repose sur une erreur de droit, les textes applicables étant les articles L. 551-16 et R. 573-2 du même code.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par une agente contestant la décision de l’EHPAD Louise Michel de Chambly de mettre fin à son congé d’invalidité temporaire imputable au service au 4 janvier 2024 et de requalifier ses arrêts en maladie ordinaire à compter du 5 janvier 2024. En défense, l’établissement a indiqué avoir retiré la décision attaquée le 1er octobre 2024, ce retrait étant devenu définitif. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’EHPAD à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A pour contester le refus implicite de la préfète de l'Oise d'accorder un regroupement familial à son épouse. En cours d'instance, le préfet a accordé le bénéfice du regroupement familial le 10 décembre 2024, rendant la décision attaquée caduque. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et injonction, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, il condamne l'État à verser 2 000 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif d'Amiens a pris acte, par ordonnance du 27 mars 2025, du désistement pur et simple de M. A B, qui demandait la condamnation de la fondation Halleur à l'indemniser de congés annuels non pris. La solution retenue est l'acceptation de ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à un acte de procédure.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de la décision du 2 octobre 2024 du CHU Amiens Picardie la radiant des cadres. La requête ne contenait aucun moyen de droit ou de fait, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code, confirme que l'absence d'exposé des moyens rend la requête irrecevable.