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Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Pas-de-Calais suspendant le permis de conduire de M. A pour douze mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie. Bien que M. A invoque la nécessité de son permis pour son activité professionnelle de jardinier paysagiste, cette circonstance ne suffit pas à caractériser l’urgence, compte tenu de la gravité de l’infraction (conduite sous l’emprise de l’alcool) et des exigences de sécurité routière.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Oise suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, eu égard à la gravité de l'infraction de conduite sous stupéfiants et aux exigences de la sécurité routière, malgré les conséquences professionnelles et médicales invoquées. Toutefois, il a reconnu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, susceptible d'être entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au vu des circonstances (état de santé, médicaments, absence d'antécédents graves). La suspension n'a donc pas été ordonnée, le recours au fond étant pendant.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A B d'une demande d'annulation d'une "interdiction du territoire français". Après instruction, il est apparu que cette mesure n'était pas une décision administrative, mais une peine complémentaire prononcée par le juge pénal (tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre) sur le fondement des articles L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 131-30 du code pénal. Le tribunal a constaté que le contentieux d'une telle peine relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l'ordre administratif. En application du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction manifestement incompétente.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l’Oise suspendant le permis de conduire de M. A pour quatre mois, à la suite d’un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, malgré l’impact professionnel invoqué par le requérant (chauffeur de taxi), en raison de la gravité de l’infraction et des impératifs de sécurité routière. La requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, par une ordonnance du 2 avril 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B A. Ce dernier contestait des retraits de points de son permis de conduire pour des infractions commises entre 2019 et 2024, en invoquant un défaut d'information. Le tribunal a fait droit à la demande du ministre de l'intérieur, qui invoquait le décès de M. A survenu le 22 décembre 2024, après l'introduction de la requête. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B, ressortissant togolais, contestant les arrêtés du 17 mars 2025 par lesquels la préfète de l'Aisne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et l'a assigné à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions du requérant, notamment celles dirigées contre une décision de refus de titre de séjour jugée inexistante. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme, dont le tribunal a estimé qu'elles n'avaient pas été méconnues.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A B d'une demande de décharge de la taxe d'habitation 2024 pour un bien situé à Amiens, qu'il contestait ne pas posséder. L'administration fiscale a accordé la décharge sollicitée le 27 janvier 2025, rendant la requête sans objet. Par ordonnance du 2 avril 2025, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du 21 octobre 2024 du préfet de l'Aisne lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article L. 423-23 du CESEDA et de l'accord franco-marocain n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a examiné la requête de M. A contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016, résultant de la qualification de charges non admises en déduction de sa SARL comme revenus distribués. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale ne pouvait se fonder uniquement sur la qualité de "maître de l'affaire" de M. A pour établir qu'il avait appréhendé les sommes, en l'absence de bénéfices distribuables et de preuve de mise à disposition effective. Faute pour l'administration d'apporter d'autres éléments, la solution retenue est l'annulation des impositions et pénalités contestées, sur le fondement du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 18 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office la situation au regard de l'accord franco-tunisien de 1988. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté attaqué, fondé sur le pouvoir de régularisation du préfet et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a examiné la requête de Mme C, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Laon pour ne pas avoir réalisé un électrocardiogramme, ce qui aurait permis de diagnostiquer ses troubles cardiaques et d’éviter un arrêt cardio-respiratoire survenu le 3 février 2018. Le tribunal a retenu la faute de l’hôpital, non contestée, mais a limité l’indemnisation à une perte de chance de 30 %, estimant que le lien de causalité direct n’était pas établi pour les préjudices liés à la pose ultérieure d’un défibrillateur automatique implantable. La solution a consisté à rejeter la plupart des demandes de Mme C, notamment celles relatives au déficit fonctionnel permanent et aux préjudices esthétiques, jugés sans lien avec la faute initiale, et à réduire les sommes allouées pour les préjudices temporaires. Les textes appliqués incluent les principes de responsabilité pour faute en droit administratif et l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais de justice.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme B pour obtenir l'exécution du jugement du 22 décembre 2023, qui enjoignait au groupe hospitalier public du sud de l'Oise (GHPSO) de lui verser des allocations d'aide au retour à l'emploi. Constatant l'absence d'exécution malgré des relances, le tribunal a prononcé une astreinte de 200 euros par jour de retard à l'encontre du GHPSO, s'il ne justifie pas avoir versé les allocations dans un délai d'un mois. La décision applique l'article L. 911-4 du code de justice administrative, qui permet d'assurer l'exécution des jugements par des mesures coercitives.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) rejette la requête de M. A, qui contestait des impositions supplémentaires à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux pour 2019 et 2020. Ces impositions faisaient suite à la rectification des bénéfices de la SARL Délice de Zohra, dont M. A était gérant et associé, les sommes étant considérées comme des revenus distribués sur le fondement du 1° du 1 de l'article 109 du code général des impôts. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, jugeant que la vérification de comptabilité de la société était achevée avant la mise en recouvrement. Sur le fond, M. A, qui n'a pas répondu à la proposition de rectification, supporte la charge de la preuve et n'établit pas le caractère exagéré des impositions, notamment en ne contestant pas sa qualité de maître de l'affaire.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A pour contester l’invalidation de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions. Le ministre de l’intérieur a fait valoir que le capital de points avait été reconstitué à 12 et la décision d’invalidation rapportée. Le tribunal a constaté que les conclusions principales étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a rejeté la demande de frais de justice au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que la décision d'invalidation (48 SI) avait été notifiée à l'adresse du requérant le 10 juin 2023, mais que ce dernier n'avait pas retiré le pli. Le recours gracieux, formé le 12 août 2024, et la requête contentieuse, enregistrée le 25 octobre 2024, étaient tardifs. En application des articles R. 222-1, 4°, et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu imposées à M. et Mme C pour l'année 2017. La juridiction a jugé que l'administration fiscale n'avait pas prouvé la réception par les contribuables d'une demande de renseignements du 13 janvier 2020, envoyée par lettre simple, ni le respect du délai de réponse de trente jours prévu à l'article L. 11 du livre des procédures fiscales. Cette irrégularité a privé les requérants d'une garantie substantielle, justifiant la décharge des impositions. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros aux époux C au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de la préfète de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision attaquée détaillait les motifs de droit et de fait propres à la situation de la requérante. Il a également rejeté le moyen d'erreur de fait, constatant que Mme A disposait effectivement d'un titre de séjour "résident longue durée" italien. Enfin, le tribunal a jugé que la condition de prise en charge par l'aide sociale à l'enfance prévue par l'article L. 423-22 implique une décision judiciaire de placement, ce qui n'était pas établi en l'espèce.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant soudanais, qui contestait le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que la demande était irrecevable car le dossier présenté à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) était incomplet, et que M. A n'avait pas fourni les pièces manquantes malgré une demande en ce sens. En l'absence de dossier complet, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître, conformément à l'article R. 434-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a étendu à un nouveau praticien, le docteur E A, les opérations d’expertise médicale déjà ordonnées concernant la prise en charge de M. D F par le centre hospitalier de Château-Thierry le 8 juillet 2019. Cette extension a été jugée utile après qu’une incertitude est apparue lors de la première réunion d’expertise sur l’identité du chirurgien ayant examiné le patient le 15 juillet 2019. La décision se fonde sur les articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés de prescrire toute mesure utile d’expertise et d’étendre celle-ci à d’autres personnes. En revanche, la demande de réserve des dépens a été rejetée, cette question relevant du président du tribunal et non du juge des référés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête d'une infirmière contestant la décision du CHU Amiens-Picardie fixant au 8 mars 2023 la consolidation de son état de santé (suite à un Covid-19 reconnu imputable au service) et un taux d'IPP de 8 %. Le tribunal juge que la nécessité de soins continus n'est pas incompatible avec la consolidation, et que la requérante ne démontre pas d'erreur d'appréciation sur le taux d'IPP. La décision s'appuie sur les articles L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique.