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Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A B d'une demande d'annulation d'une "interdiction du territoire français". Après instruction, il est apparu que cette mesure n'était pas une décision administrative, mais une peine complémentaire prononcée par le juge pénal (tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre) sur le fondement des articles L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 131-30 du code pénal. Le tribunal a constaté que le contentieux d'une telle peine relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l'ordre administratif. En application du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction manifestement incompétente.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 mars 2025 du SDIS de l'Oise prononçant une exclusion temporaire de fonctions de M. A du 13 mars au 11 avril 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la durée résiduelle d'exécution de la sanction (quelques jours) ne permettait pas de considérer qu'elle portait une atteinte grave à la situation de l'agent. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A B d'une demande de décharge de la taxe d'habitation 2024 pour un bien situé à Amiens, qu'il contestait ne pas posséder. L'administration fiscale a accordé la décharge sollicitée le 27 janvier 2025, rendant la requête sans objet. Par ordonnance du 2 avril 2025, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B, ressortissant togolais, contestant les arrêtés du 17 mars 2025 par lesquels la préfète de l'Aisne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et l'a assigné à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions du requérant, notamment celles dirigées contre une décision de refus de titre de séjour jugée inexistante. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme, dont le tribunal a estimé qu'elles n'avaient pas été méconnues.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Oise suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, eu égard à la gravité de l'infraction de conduite sous stupéfiants et aux exigences de la sécurité routière, malgré les conséquences professionnelles et médicales invoquées. Toutefois, il a reconnu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, susceptible d'être entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au vu des circonstances (état de santé, médicaments, absence d'antécédents graves). La suspension n'a donc pas été ordonnée, le recours au fond étant pendant.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Pas-de-Calais suspendant le permis de conduire de M. A pour douze mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie. Bien que M. A invoque la nécessité de son permis pour son activité professionnelle de jardinier paysagiste, cette circonstance ne suffit pas à caractériser l’urgence, compte tenu de la gravité de l’infraction (conduite sous l’emprise de l’alcool) et des exigences de sécurité routière.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l’Oise suspendant le permis de conduire de M. A pour quatre mois, à la suite d’un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, malgré l’impact professionnel invoqué par le requérant (chauffeur de taxi), en raison de la gravité de l’infraction et des impératifs de sécurité routière. La requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. et Mme C, qui contestaient des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour 2016. Les requérants invoquaient une irrégularité de procédure, faute de preuve de notification de la proposition de rectification et de la demande de renseignements. Le tribunal a écarté ces moyens, estimant que la proposition de rectification avait bien été adressée et que la demande de renseignements, transmise par courriel, avait été reçue, permettant aux contribuables de bénéficier du délai de trente jours prévu à l’article L. 11 du livre des procédures fiscales. La décision s’appuie sur les articles L. 10, L. 11 et L. 57 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de la SARL Avi sécurité privée, qui contestait des rappels de TVA, des amendes pour factures de complaisance et des rectifications d’impôt sur les sociétés. Le tribunal a d’abord constaté que les majorations pour manquement délibéré avaient déjà été dégrevées, rendant irrecevables les conclusions sur ce point. Sur le fond, il a jugé que l’administration avait établi le caractère fictif des prestations facturées par la SARL Anticip Action, radiée du registre du commerce, justifiant le rejet de la TVA déduite et l’application de l’amende prévue à l’article 1737 du code général des impôts. Les charges d’impôt sur les sociétés ont également été rejetées faute de preuve de leur caractère réel et d’intérêt pour l’entreprise. La décision s’appuie sur les articles 272 et 1737 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de délivrance d’une carte de résident « résident de longue durée-UE » ou, à titre subsidiaire, d’une carte de séjour pluriannuelle de quatre ans. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d’une résidence régulière ininterrompue de cinq ans, ni de ressources suffisantes au regard du SMIC, conditions requises par l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris les demandes d’injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la sanction de cinq jours de cellule disciplinaire infligée par la commission de discipline de la maison d'arrêt d'Amiens et confirmée par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision initiale du 26 avril 2023 devaient être regardées comme visant la décision du 5 juin 2023 prise sur recours préalable obligatoire, qui s'y est substituée. Sur le fond, il a écarté les moyens tirés du défaut de communication du rapport d'enquête, de l'absence d'identification du rédacteur du compte-rendu d'incident et du caractère disproportionné de la sanction. La solution s'appuie sur les articles R. 234-2, R. 234-6, R. 234-12 et R. 234-43 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aisne refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'absence de caractère réel et sérieux de ses études et sur les liens conservés avec sa famille en Côte d'Ivoire, conformément à l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de la requérante.
Le Tribunal administratif d'Amiens annule l'arrêté du 18 octobre 2024 par lequel la préfète de l'Oise a refusé un titre de séjour à Mme B, ressortissante turque, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal estime que la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu des fortes attaches familiales de l'intéressée en France, de sa vulnérabilité suite au tremblement de terre en Turquie et de l'erreur factuelle sur la situation de sa mère. La décision est annulée et il est enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme B.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière, et a jugé que la décision portant obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. B d'une demande d'exécution d'un jugement du 18 décembre 2023, qui enjoignait au préfet de l'Oise de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. En cours d'instance, le préfet a fourni les pièces demandées et délivré une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 5 avril 2025. Constatant l'exécution complète des mesures prescrites, le tribunal a jugé, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, que la demande d'astreinte avait perdu son objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions de M. B.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que la décision d'invalidation (48 SI) avait été notifiée à l'adresse du requérant le 10 juin 2023, mais que ce dernier n'avait pas retiré le pli. Le recours gracieux, formé le 12 août 2024, et la requête contentieuse, enregistrée le 25 octobre 2024, étaient tardifs. En application des articles R. 222-1, 4°, et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A pour contester l’invalidation de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions. Le ministre de l’intérieur a fait valoir que le capital de points avait été reconstitué à 12 et la décision d’invalidation rapportée. Le tribunal a constaté que les conclusions principales étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a rejeté la demande de frais de justice au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu imposées à M. et Mme C pour l'année 2017. La juridiction a jugé que l'administration fiscale n'avait pas prouvé la réception par les contribuables d'une demande de renseignements du 13 janvier 2020, envoyée par lettre simple, ni le respect du délai de réponse de trente jours prévu à l'article L. 11 du livre des procédures fiscales. Cette irrégularité a privé les requérants d'une garantie substantielle, justifiant la décharge des impositions. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros aux époux C au titre des frais d'instance.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant soudanais, qui contestait le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que la demande était irrecevable car le dossier présenté à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) était incomplet, et que M. A n'avait pas fourni les pièces manquantes malgré une demande en ce sens. En l'absence de dossier complet, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître, conformément à l'article R. 434-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de la préfète de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision attaquée détaillait les motifs de droit et de fait propres à la situation de la requérante. Il a également rejeté le moyen d'erreur de fait, constatant que Mme A disposait effectivement d'un titre de séjour "résident longue durée" italien. Enfin, le tribunal a jugé que la condition de prise en charge par l'aide sociale à l'enfance prévue par l'article L. 423-22 implique une décision judiciaire de placement, ce qui n'était pas établi en l'espèce.