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Le Tribunal administratif d'Amiens (4ème chambre) a annulé l'arrêté du 24 mars 2025 par lequel le préfet de l'Oise avait rejeté la demande d'admission au séjour de Mme C..., ressortissante congolaise, et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions des articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'arrêté du 1er août 2023, en ne proposant pas à la requérante, qui rencontrait des difficultés pour utiliser le téléservice « ANEF », un accompagnement ou une solution de substitution pour déposer sa demande de titre de séjour pour raison médicale. Cette irrégularité a entaché la procédure et privé la requérante d'une garantie, justifiant l'annulation de l'arrêté.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme du 4 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 9 de la Convention internationale des droits de l'enfant, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Oise. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait à bon droit appliqué l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicables aux Algériens. Il a également estimé que la condition d'entrée régulière sur le territoire français, requise par l'article 6 de cet accord pour la délivrance d'un certificat de résidence en qualité de conjoint de Français, n'était pas remplie.
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante congolaise, contestant l’arrêté préfectoral du 19 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d’insuffisance de motivation, l’arrêté visant les textes applicables et les circonstances de fait. Il a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute d’ancienneté de séjour ou d’intégration suffisamment caractérisée. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif d’Amiens rejette la requête de M. B... qui contestait l’invalidation de son permis de conduire par le ministre de l’intérieur. Le requérant invoquait un défaut d’information préalable, garanti par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal juge que, s’agissant d’une infraction constatée par une condamnation pénale définitive, l’absence de cette information n’a pas vicié la procédure, car le conducteur n’a eu à exercer aucun choix pour reconnaître les faits. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
Retrait de points pour solde nul du permis de conduire – Tribunal administratif d’Amiens – Rejet de la requête pour tardiveté. Le tribunal a jugé que la requête de M. B..., enregistrée le 28 juillet 2025, était tardive car le délai de recours de deux mois avait commencé à courir le 25 juin 2020, date de présentation du pli recommandé contenant la décision 48 SI d’invalidation du permis. Le recours gracieux, exercé après l’expiration de ce délai, n’a pu le proroger. La décision attaquée était fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C... contestant la suspension de son permis de conduire pour six mois, prononcée par la préfète de l'Aisne suite à un excès de vitesse de 155 km/h (vitesse retenue) sur une route limitée à 100 km/h. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation de la procédure contradictoire, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que l'urgence justifiait l'absence de procédure contradictoire préalable. Il a également estimé que la suspension était fondée sur l'article L. 224-2 du code de la route, sans erreur manifeste d'appréciation ni détournement de procédure. La demande de restitution du permis et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A... contestant la suspension de son permis de conduire pour six mois, prononcée par la préfète de l'Aisne suite à un refus de se soumettre à un dépistage d'alcoolémie. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'avait pas à être mise en œuvre en raison de l'urgence, conformément à l'article L. 224-2 du code de la route. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire sénégalais contre un permis français. Le tribunal a relevé que M. B... avait acquis sa résidence normale en France le 23 novembre 2017 et disposait d'un délai d'un an, jusqu'au 23 novembre 2018, pour déposer sa demande d'échange conformément à l'article R. 222-3 du code de la route et à l'arrêté du 12 janvier 2012. Sa demande, présentée le 3 janvier 2025, était tardive, ce qui justifiait légalement le refus. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme Dua’a A... qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 14 août 2025 constatant la perte de validité de son permis de conduire. La requérante contestait la réalité de l'infraction du 10 juin 2025 et sollicitait l'effacement de points pour une infraction de 2022. Le tribunal a appliqué les articles L. 223-1 du code de la route et 530 du code de procédure pénale, considérant que la réalité de l'infraction était établie par l'émission d'un titre exécutoire, faute pour Mme A... de justifier d'une réclamation recevable. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Es-qualité. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour un marché d'enquêtes clients de bus attribué par la communauté d'agglomération Amiens Métropole, en invoquant une dénaturation de son offre sur plusieurs sous-critères. Le juge a estimé que la société requérante n'établissait pas que le pouvoir adjudicateur avait manifestement méconnu ou altéré les termes de son offre, et a rappelé qu'il ne lui appartient pas de se prononcer sur l'appréciation de la valeur des offres. La solution retenue est le rejet de la demande de suspension et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, était saisi par la société International Horizons d'une demande d'annulation de la procédure de passation d'un marché de services organisé par l'Espace scolaire Condorcet. En cours d'instance, le pouvoir adjudicateur a déclaré la procédure sans suite. Le juge a constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'Espace scolaire Condorcet à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 14 novembre 2025 instaurant un régime de fouilles intégrales pour M. C..., détenu au centre pénitentiaire de Liancourt. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison de l'intérêt public lié à la sécurité pénitentiaire, compte tenu des antécédents du requérant (détention de téléphone et stupéfiants). Aucun des moyens soulevés, dont le défaut de motivation et la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Marcanterra. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n°2 d'un marché de travaux de la commune de Doullens, estimant que les modifications apportées à son offre à l'issue des négociations ne la rendaient pas irrégulière. Le tribunal a jugé que la société requérante n'a pas démontré que les modifications de son offre avaient été sollicitées par le pouvoir adjudicateur, et a considéré que l'offre modifiée ne respectait pas les exigences des documents de la consultation, la rendant irrégulière au sens des articles L. 2152-1 et L. 2152-2 du code de la commande publique. La demande d'annulation de la décision de rejet et de la procédure de passation a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 28 novembre 2025 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement « TMS » pour deux mois. La société requérante invoquait l'urgence liée à ses difficultés économiques et à la période des fêtes, ainsi que des doutes sérieux sur la légalité de la décision. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la société de produire des éléments comptables suffisants démontrant l'impact grave et immédiat de la mesure sur sa situation financière. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A... d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 7 février 2024 lui délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel négatif pour un projet de division de terrain et construction d'habitation à Thenailles. Par un acte enregistré le 10 novembre 2025, le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 19 décembre 2025. La solution retenue est donc le constat du désistement, mettant fin à l'instance sans examen au fond.
Le Tribunal administratif d’Amiens a été saisi par M. et Mme B... d’une demande en indemnisation de 2 975 euros contre la commune de Quend pour préjudice résultant d’un permis de construire illégal délivré à la SNC Cogedim Hauts de France. Les requérants se sont ensuite désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 19 décembre 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de restitution de la taxe d'aménagement et de la redevance d'archéologie préventive, d'un montant total de 1 784 euros. Le requérant soutenait que ces taxes n'étaient pas dues car le permis de construire délivré en 2013 n'avait jamais été exécuté. Le tribunal a rappelé que, selon les articles L. 331-30 du code de l'urbanisme et L. 524-12 du code du patrimoine, la décharge ou restitution de ces taxes peut être obtenue si le redevable justifie ne pas avoir donné suite à l'autorisation de construire. Cependant, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a vraisemblablement considéré que la demande de M. A... était tardive ou non fondée, en application des règles de prescription et de procédure prévues par les articles L. 331-31 et R. 331-14 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. et Mme E... qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 30 septembre 2022 par lequel le maire de Giraumont ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. F... pour la construction d'une cheminée d'extraction. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la fraude, jugeant que la seule réalisation des travaux avant le dépôt de la déclaration préalable ne suffit pas à caractériser une fraude. Il a également rejeté le moyen fondé sur les nuisances (visuelles, olfactives, sonores) au regard de l'article Up2 du PLU, faute pour les requérants d'apporter des éléments probants établissant une gêne significative pour l'habitat. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B... contestant deux titres exécutoires émis le 21 mars 2022 pour le recouvrement de la taxe d'aménagement (2 625 euros) et de la redevance d'archéologie préventive (175 euros), ainsi que la décision de rejet de sa réclamation du 30 septembre 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisante motivation des titres, estimant qu'ils comportaient les bases de liquidation requises par l'article 24 du décret du 7 novembre 2012. Il a également jugé que le délai de reprise de l'administration, fixé par l'article L. 331-21 du code de l'urbanisme, était celui de six ans suivant l'achèvement des constructions en cas d'infraction, et non le délai de droit commun de quatre ans. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen relatif à l'exonération pour ouvrages professionnels prévue à l'article L. 331-9 du code de l'urbanisme.