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Le Tribunal administratif d'Amiens annule l'arrêté du 4 juin 2025 par lequel le préfet de l'Oise a refusé un titre de séjour à Mme A..., ressortissante tunisienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La juridiction estime que cette décision porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec un compatriote résident de longue durée et de la naissance de ses deux enfants en France. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour demander la suspension de la décision de la communauté de communes du Pays Noyonnais suspendant le versement de sa rémunération. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B... avait perçu un rattrapage de salaire de 19 210,39 euros en septembre 2025, ce qui contredisait l'absence de revenus alléguée. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision contestée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de la communauté de communes du Pays Noyonnais visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 19 août 2025. Cet arrêté mandatait d'office le paiement de la rémunération d'un agent placé en congé spécial, incluant les charges afférentes. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'illégalité de l'arrêté initial de placement en congé spécial, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi par M. A... d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que le requérant réside à Verquin, dans le Pas-de-Calais, ce qui relève du ressort du Tribunal Administratif de Lille. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction, sans se prononcer sur le fond du litige.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de la SAS Autohaus 60, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de taxe sur les véhicules de sociétés (TVS) pour les années 2019 à 2021. La société, active dans le négoce et la location de véhicules, soutenait que les véhicules en cause étaient des véhicules de courtoisie ou un véhicule hybride, ce qui aurait dû les exonérer de TVS, et qu'elle pouvait déduire la TVA sur ces prêts. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve du caractère exagéré des impositions, conformément à l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, et a donc confirmé les rectifications notifiées par l'administration fiscale.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de Mme B..., professeure, qui contestait la décision de la directrice académique de l'Aisne fixant au 20 mai 2023 la consolidation de son état de santé et à 1 % son taux d'incapacité permanente partielle suite à un accident de service. Le tribunal écarte le moyen d'erreur d'appréciation, jugeant que la poursuite de soins de rééducation n'est pas incompatible avec la consolidation, et que la requérante n'apporte pas d'élément justifiant un taux d'incapacité supérieur. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 822-21 à L. 822-24 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 7 novembre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours en vue de l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen particulier et d'erreur manifeste d'appréciation, estimant que la décision est suffisamment motivée en droit et en fait et que le requérant n'apporte pas de précisions ou de preuves à l'appui de ses allégations. La solution est fondée sur les articles L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’annulation du permis de visite de Mme D... avec un détenu. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en raison de la gravité des faits (détention de stupéfiants lors d’un parloir) et de l’intérêt public lié au maintien de l’ordre et de la sécurité au sein du centre pénitentiaire. Il a également relevé que des moyens de communication alternatifs (courrier, téléphone, visio) restaient possibles et que la fin de la détention était proche. La requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au préfet de l'Oise de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la demande de rendez-vous était devenue sans objet, le requérant ayant déjà déposé sa demande le 19 février 2025. Il a également considéré que la demande de récépissé se heurtait à une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté les requêtes de M. B... tendant à l’annulation d’un arrêté du 6 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire, ainsi que d’un arrêté du 22 octobre 2025 l’assignant à résidence. Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre le premier arrêté en raison de sa tardiveté, la notification par voie électronique via le site ANEF étant réputée accomplie. S’agissant de l’assignation à résidence, le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte a été écarté, et la mesure a été considérée comme légalement fondée sur l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet de l'Oise du 5 novembre 2025 l'assignant à résidence à Beauvais pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'avait pas été méconnue. Il a également estimé que l'assignation à résidence ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant ni à sa liberté d'aller et venir. La décision se fonde notamment sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expertise de la SCI AGDD Investissement. Celle-ci souhaitait faire constater les désordres affectant son immeuble à Saint-Quentin, causés selon elle par un défaut d'étanchéité du réseau d'eaux pluviales géré par la communauté d'agglomération. Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile, car la requérante n'a pas démontré l'insuffisance des travaux déjà réalisés par la collectivité et a déjà accepté une solution technique issue d'une expertise amiable. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté les requêtes de M. A... contestant l'arrêté du préfet de l'Oise du 22 août 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de trois ans, et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, le défaut d'examen particulier, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. Il a considéré que la menace pour l'ordre public justifiait le refus de délai de départ volontaire et que la décision d'assignation à résidence était légale. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante étrangère demandant qu'il soit enjoint à la préfète de l'Aisne de lui délivrer un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, ainsi qu'un récépissé. Le juge a constaté que la préfète avait entre-temps convoqué la requérante à un rendez-vous, rendant sans objet la demande d'injonction sur ce point. En revanche, la demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, car elle ne pouvait intervenir avant le dépôt complet du dossier lors du rendez-vous fixé. L'État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et d'un récépissé de changement de statut. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, en raison de l'existence d'une décision de classement sans suite de sa demande de titre et d'un rejet implicite de sa demande d'autorisation de travail. Il a également relevé que la requérante ne justifiait pas avoir déposé une nouvelle demande de titre de séjour après ce classement. La condition d'urgence n'a pas été examinée, la demande étant manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a constaté son incompétence territoriale, le requérant étant domicilié en Seine-Saint-Denis au moment de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Montreuil. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 522-8-1 du même code.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A..., qui demandait la délivrance d’un récépissé ou d’une autorisation provisoire de séjour et de travail. La préfète de l'Aisne avait déjà délivré une autorisation provisoire de séjour à la requérante, rendant le litige sans objet. En conséquence, le juge des référés a ordonné qu’il soit donné acte du désistement de la requête.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par les consorts I... d'une demande d'indemnisation suite au décès de Fabrice I..., survenu le 5 janvier 2021 au centre hospitalier de Beauvais après une néphrectomie. L'expertise a conclu que le décès était directement et exclusivement imputable à des fautes commises lors de la prise en charge chirurgicale. Le tribunal, appliquant l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, a retenu la responsabilité de l'établissement. Il a accordé des indemnités pour les souffrances endurées, le préjudice esthétique temporaire, le préjudice d'affection des frères et sœurs, et les frais divers, tout en rejetant la demande des neveux et nièce faute de lien affectif démontré.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise pour évaluer les préjudices subis par Mme B... à la suite de sa chute survenue le 2 novembre 2024 dans un parc communal de Saint-Quentin, qu'elle attribue à un défaut d'entretien lié à un amas de feuilles. La juridiction a écarté l'argument de la commune selon lequel la demande serait irrecevable en raison de l'expiration du délai de recours, constatant que ce délai avait été interrompu par une demande d'aide juridictionnelle. Elle a également jugé que les éléments fournis par la requérante établissaient la vraisemblance de la chute, rendant la mesure d'expertise utile pour un éventuel litige au fond, sans préjuger de la responsabilité de la commune.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l’arrêté municipal du 13 octobre 2025 interdisant les spectacles du cirque « Les clowns Zavatta ». Le juge estime que l’urgence n’est pas établie, faute pour le requérant de justifier d’une atteinte grave et immédiate à sa situation financière par des éléments probants. La requête est rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 413-10 du code de l’environnement.