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Le Tribunal administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B... contre un arrêté préfectoral du 26 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, la motivation était suffisante, l'examen de la situation personnelle était circonstancié et la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme B... contestant l’arrêté préfectoral du 10 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a également jugé que la requérante n’établissait pas de craintes personnelles justifiant la méconnaissance de l’article 3 de la même Convention concernant la fixation du pays de renvoi. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A... qui demandait des dommages-intérêts pour le non-renouvellement de son contrat de travail par le centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle Jacques Ficheux. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas chiffré sa demande indemnitaire, malgré une demande de régularisation. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, Mme A... a été condamnée à verser 1 000 euros au centre pour les frais exposés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la MDPH de la Somme attribuant un transport scolaire à la fille du requérant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré que la décision contestée causerait un préjudice grave et immédiat nécessitant une intervention urgente. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de l'association de défense des libertés constitutionnelles. Celle-ci sollicitait une injonction à l'encontre du préfet de la Somme pour qu'il produise le registre des traitements prévu à l'article L. 242-4 du code de la sécurité intérieure et conserve les données captées par drones lors de manifestations le 10 septembre 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et que la demande était manifestement mal fondée, permettant ainsi un rejet par ordonnance motivée sans audience.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes responsables de sa demande d'asile. La magistrate désignée a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte (délégation régulière) et la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (entretien individuel). Le tribunal a jugé que la requérante n'établissait pas que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement, ni que l'arrêté méconnaissait les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans faire droit aux conclusions à fin d'injonction ou au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A..., un adjudant de l'armée de l'air, qui contestait le refus du ministre des armées d'accepter sa démission. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une atteinte à sa liberté d'entreprendre. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a exercé un contrôle restreint sur le refus, fondé sur les nécessités du service. Il a estimé que le ministre avait valablement justifié son refus par la gestion des effectifs et le besoin de cadres expérimentés, en application des articles L. 4139-12 et L. 4139-13 du code de la défense.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. et Mme A... B... qui sollicitaient le bénéfice d'un crédit d'impôt de 2 992 euros au titre de l'article 199 sexdecies du code général des impôts pour des dépenses d'emploi d'un salarié à domicile en 2022. Les travaux litigieux (peinture, réfection d'un volet métallique et d'un bureau) ne constituent pas des services à la personne au sens des articles L. 7231-1 et D. 7231-1 du code du travail, notamment des travaux de petit bricolage "homme toutes mains". Par conséquent, ces dépenses n'ouvrent pas droit au crédit d'impôt, même si elles ont été réalisées au domicile des requérants par un organisme agréé.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis du fait de l'illégalité de la décision du rectorat de ne pas renouveler son contrat de travail et de l'exécution tardive du jugement annulant cette décision. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État, estimant que la décision de non-renouvellement, prise pour un motif disciplinaire, avait violé les droits de la défense en ne permettant pas à l'agent de consulter son dossier et de présenter des observations, en méconnaissance de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 et de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, l'État a été condamné à verser à M. A... une somme de 57 058 euros, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation, en réparation de ses préjudices financier et moral.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A... contestant la sanction de huit jours de cellule disciplinaire pour introduction de stupéfiants. Le requérant invoquait un défaut de communication du rapport d’enquête, l’absence de matérialité des faits et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a jugé que le rapport avait été communiqué plus de 24 heures avant la comparution, conformément aux articles R. 234-15 et R. 234-17 du code pénitentiaire. Il a également estimé que les faits étaient établis et que la sanction n’était pas disproportionnée.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B..., enseignant contractuel, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser des indemnités de rupture de contrat de travail. La requête a été jugée irrecevable car elle n'avait pas été précédée d'une demande indemnitaire préalable auprès de l'administration, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le recteur de l'académie d'Amiens.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par les époux D... B..., agissant en leur nom et pour leurs enfants mineurs, d'une demande d'indemnisation fondée sur la carence de l'Agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France à assurer une prise en charge pluridisciplinaire de leur fils autiste, conformément à une décision d'orientation de la CDAPH du 10 décembre 2021. Les requérants invoquaient la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 246-1 du code de l'action sociale et des familles, qui garantit ce type de prise en charge aux personnes atteintes de troubles autistiques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la responsabilité de l'ARS ne pouvait être engagée, notamment en raison de la part de responsabilité des parents dans l'absence de mise en œuvre de la prise en charge. Aucune condamnation indemnitaire n'a donc été prononcée en faveur des requérants.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi d'une demande d'exécution d'un jugement du 2 août 2023 ayant annulé le licenciement de Mme B... par l'association syndicale autorisée du Lys de Chantilly. Mme B... sollicitait sa réintégration sous astreinte. Elle s'est toutefois désistée de son instance, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance du 3 octobre 2025, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n'a été prononcée.
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant la sanction disciplinaire de vingt jours de cellule (dont quinze avec sursis) infligée pour introduction d’objets prohibés. Le juge a estimé que le requérant avait bien eu accès au rapport d’enquête dans le délai légal de vingt-quatre heures avant la commission de discipline, et que la sanction n’était pas disproportionnée. La décision du 21 juin 2023 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille, qui s’est substituée à la sanction initiale, a donc été validée. Les articles R. 234-15, R. 234-17 et R. 232-4 du code pénitentiaire ont été appliqués.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A..., ressortissant somalien, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités belges, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet n'avait pas démontré que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement avait été mené dans des conditions garantissant la confidentialité et par une personne qualifiée, en méconnaissance des droits du requérant. Cette solution a été retenue sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A... C..., ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile. La requérante invoquait des défaillances systémiques en Italie et une erreur manifeste d'appréciation du préfet, qui n'aurait pas fait usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Italie et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste en refusant d'examiner sa demande en France. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et les articles 3 et 4 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal administratif d'Amiens annule un arrêté du 1er mars 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne avait obligé M. B... à quitter le territoire français. La juridiction retient que le droit de l'intéressé d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, a été méconnu, faute pour le préfet de démontrer que M. B... avait été informé de la possibilité de présenter ses observations avant l'édiction de la mesure d'éloignement. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de l'Oise de réexaminer la situation de M. B... dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) était saisi par Mme A..., aide-soignante, contestant deux arrêtés du 6 juillet 2023 la plaçant en congé de maladie ordinaire puis en disponibilité d'office, et demandant réparation. Le tribunal constate un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, ces arrêtés ayant été retirés par des décisions du 6 octobre 2023 devenues définitives. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal rejette la faute tirée de l'incompétence de l'auteur des actes, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondée sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi du 9 janvier 1986.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule l'arrêté du 10 avril 2025 par lequel le préfet de l'Oise a refusé un titre de séjour à Mme A..., ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal retient que cet arrêté méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'état de santé grave de son époux nécessitant son assistance quotidienne. La solution est fondée sur les stipulations de l'article 8 de la CESDH, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le préfet est enjoint de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, estimant que la préfète n'y était pas tenue car M. B... ne remplissait pas les conditions prévues à l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la décision de refus de renouvellement était fondée sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et l'article L. 423-23 du CESEDA, sans erreur d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.