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Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur une requête en suspension, a examiné la demande de Mme B, agent hospitalier, visant à suspendre la décision du centre hospitalier isarien (EPSM de l'Oise) du 10 avril 2025 suspendant son traitement pour absence non justifiée à une expertise médicale. La requérante invoquait l'urgence financière et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 822-21 du code général de la fonction publique et 35-12 du décret du 19 avril 1988. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun moyen n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a estimé que la requérante ne contestait pas utilement le motif de fraude retenu par l'OFII, lié à l'utilisation de fausses identités lors de précédentes demandes d'asile. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 1er de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'état de santé de l'intéressée n'étant pas d'une gravité suffisante et la décision ne la privant pas d'accès aux soins. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait des décisions implicites d'éloignement (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ, fixation du pays de destination et interdiction de retour) qu'il estimait révélées par son placement en rétention administrative le 17 juillet 2025. Le tribunal a relevé d'office que le placement en rétention n'est pas susceptible de révéler l'existence de nouvelles décisions d'éloignement distinctes de celle prise le 16 mars 2023. En conséquence, les conclusions de M. B ont été jugées irrecevables, car dirigées contre des décisions inexistantes, et la requête a été rejetée. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 722-1 et L. 731-1.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet de la Somme l'assignant à résidence pour 45 jours en vue de l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal estime que le moyen tiré des risques encourus en cas de retour en Turquie est inopérant, car la décision d'assignation à résidence ne fixe pas le pays de renvoi. La solution est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. C D, ressortissant camerounais, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes comme responsables de sa demande d’asile. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La décision se fonde sur le règlement Dublin III et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a pris acte, par ordonnance du 12 août 2025, du désistement pur et simple de Mme B de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester le rejet implicite du ministre de l'intérieur de son recours gracieux, afin d'obtenir la reconstitution de son capital de points de permis de conduire. Le désistement étant intervenu après que le ministre a conclu au non-lieu à statuer, le tribunal a constaté qu'aucun obstacle ne s'opposait à ce qu'il en soit donné acte, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour valant autorisation de travail. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable car elle cumulait des conclusions fondées sur les articles L. 521-1 et L. 521-3 du code de justice administrative, lesquels relèvent de procédures d'instruction et de voies de recours distinctes.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de l'Oise du 14 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que le requérant n'établissait pas être titulaire d'un récépissé de titre de séjour italien, et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était infondé. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la CESDH.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a été saisi par la commune de Rozoy-sur-Serre sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour examiner plusieurs immeubles endommagés par un incendie survenu le 2 août 2025, en raison du danger imminent qu'ils présentent pour la sécurité publique et des occupants. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de constater l'état des immeubles, d'évaluer les risques et de proposer des mesures de mise en sécurité. L'expert devra remettre son rapport dans un délai de 24 heures, conformément aux dispositions du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a été saisi par la commune d'Achy sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert en raison du danger pour la sécurité publique et des élèves de la cantine scolaire, causé par la chute de cinq arbres issus de la propriété voisine de Mme D A, suite à un orage. Le juge des référés a fait droit à cette demande et a désigné un expert. Sa mission est d'examiner l'état de la propriété, de constater les désordres, d'évaluer les risques pour la sécurité des tiers et de proposer des mesures de nature à mettre fin au danger, en se prononçant dans un délai de vingt-quatre heures.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de l'Oise du 26 juin 2025 retirant la carte de résident de M. C..., ressortissant tunisien. Le juge a retenu l'urgence, présumée en raison de la gravité du retrait d'une carte de résident, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la seule mise en examen et la détention provisoire de l'intéressé, suivies d'une remise en liberté sous contrôle judiciaire, ne caractérisaient pas une menace grave pour l'ordre public justifiant le retrait.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu’il soit enjoint au préfet de l’Aisne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour « passeport talent – salarié qualifié » et d’instruire sa demande. Le juge a estimé que la requête était manifestement infondée, faute pour le requérant de démontrer avoir déposé une demande complète auprès de la préfecture compétente ou avoir été empêché de le faire. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, qui demandait l’injonction de lui délivrer un titre de séjour ou un document l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la demande de délivrance d’un titre de séjour ne relève pas de la compétence du juge des référés et que le récépissé déjà délivré à l’intéressé mentionnait explicitement son autorisation à travailler, rendant la requête manifestement infondée. La décision a été prise en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet sans instruction d’une demande manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait d'enjoindre au préfet de l'Oise de lui délivrer une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que M. B ne justifiait pas du caractère complet de son dossier, condition préalable à la délivrance de l'attestation prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence d'élément établissant une menace imminente sur sa situation professionnelle, l'urgence et l'utilité de la mesure sollicitée n'étaient pas démontrées.
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. C... contestant l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités portugaises, responsables de l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que les droits du requérant prévus aux articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) avaient été respectés, les brochures d’information lui ayant été remises en français, langue qu’il a déclaré comprendre. Il a également constaté que la demande de reprise en charge adressée au Portugal était régulière et avait été acceptée. Enfin, le tribunal a estimé que l’état de santé de M. C... ne justifiait pas l’application de la clause discrétionnaire de l’article 17 du même règlement, faute de démontrer une impossibilité de suivi médical au Portugal.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles comme responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les droits d'information et d'entretien prévus par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avaient été respectés. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée très récente de l'intéressée en France et de la possibilité pour ses enfants de poursuivre leur scolarité en Espagne. Enfin, le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement.
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l’examen de sa demande d’asile. La requérante invoquait une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, en raison de ses attaches familiales en France et de la présence de son enfant de deux mois et demi. Le tribunal a jugé que ces éléments ne suffisaient pas à établir que le préfet aurait dû faire usage de son pouvoir discrétionnaire pour conserver l’examen de la demande, d’autant que l’enfant faisait également l’objet d’une mesure de transfert. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a jugé que la présence de son oncle en France, dont la demande d’asile est en cours, ne relève pas de la catégorie des « membres de la famille » au sens de l’article 2 du règlement (UE) n° 604/2013, mais seulement des « proches », ce qui ne permet pas d’invoquer l’article 10 de ce règlement. Il a également estimé que le préfet n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en refusant d’appliquer la clause discrétionnaire de l’article 17 du même règlement, et que la décision de transfert ne méconnaît pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des demandes de M. B.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme C, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, estimant que les brochures d’information en lingala lui avaient été remises et que l’entretien individuel avait été mené par un agent qualifié. Il a également jugé que le préfet justifiait de la saisine des autorités allemandes et de leur accord implicite dans les délais prévus aux articles 21 et 22 du même règlement. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait ni l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 ni l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant, faute d’éléments établissant un risque d’isolement ou une atteinte à l’intérêt supérieur des enfants.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes comme responsables de sa demande d'asile. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, estimant que la délégation de signature était régulière, la motivation suffisante, et que les informations et l'entretien individuel avaient été réalisés conformément aux textes. Il constate également que la demande de reprise en charge a bien été adressée et acceptée par l'Allemagne. Enfin, le tribunal juge que M. A n'apporte pas d'élément suffisant pour démontrer que son état de santé ferait obstacle à son transfert ou justifierait l'application des clauses discrétionnaires des articles 3 et 17 du règlement.