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Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Besançon rejette la requête de Mme B C A, qui contestait la décision du département du Doubs de refuser sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance et de mettre fin à son accueil provisoire d'urgence. La requérante demandait la reconnaissance de sa minorité sur la base d'un acte de naissance. Le tribunal, s'appuyant sur les articles L. 223-2 du code de l'action sociale et des familles et 375-5 du code civil, rappelle que la procédure d'accueil d'urgence de cinq jours est régie par ces textes. Il constate que la contestation de la minorité et la demande de reconnaissance de celle-ci relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire (juge des enfants ou procureur de la République), et non de la juridiction administrative. Par conséquent, la requête est rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence du tribunal administratif, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
circonstances particulières, une atteinte grave et immédiate à la liberté d'aller et de venir et au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, constitutives d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Toutefois, en l'espèce, M. A, qui réside en France depuis l'âge de 4 ans et y a noué des attaches familiales et personnelles stables, a été condamné à plusieurs reprises pour des faits graves, dont certains punis de peines d'emprisonnement de cinq ans ou plus. Ces condamnations, qui caractérisent une menace grave et actuelle pour l'ordre public, font obstacle à ce que la mesure d'expulsion, prise sur le fondement de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, soit regardée comme portant une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale. Par suite, la requête de M. A doit être rejetée, y compris ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon, saisi par le GAEC Loudenot d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté relative à l’attribution d’une subvention FEADER, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-10 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que l’exploitation agricole à l’origine du litige est située en Saône-et-Loire, relevant du ressort du tribunal administratif de Dijon. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, sans se prononcer sur le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. E, qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la procédure d'entretien individuel et la remise de l'information prévue par le règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III) étaient régulières. Il a également jugé que l'existence de défaillances systémiques en Croatie n'était pas établie et que la présence du frère du requérant en France ne constituait pas un motif suffisant pour faire application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, l'arrêté de remise étant légal, l'assignation à résidence, qui en découlait, a été validée.
Le Tribunal administratif de Besançon a donné acte du désistement de l'association Care Vision Est, qui contestait la décision du 3 mars 2025 du directeur de la CPAM du Doubs suspendant pour cinq ans la possibilité d'exercer en secteur conventionnel pour son centre de santé ophtalmologique. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, après le rejet de sa demande de suspension par la juge des référés le 31 mars 2025, faute pour l'association d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car introduite tardivement, le délai de recours contentieux de sept jours prévu à l’article L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ayant expiré. La notification de l’arrêté mentionnait les voies et délais de recours, et la lettre recommandée de M. B a été expédiée le 5 mai 2025, soit après l’échéance du délai. Cette décision a été prise en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 24 février 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an, et un second arrêté du 24 avril 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 5221-20 du code du travail était inopérant, le préfet ne s'étant pas fondé sur ce texte. Les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'incompétence de l'auteur de l'interdiction de retour, ont été écartés comme non fondés.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l'arrêté préfectoral du 11 mars 2025. Cet arrêté lui refusait un titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination (Mali), prononçait une interdiction de retour de deux ans et l'assignait à résidence. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en l'absence de motifs exceptionnels ou humanitaires justifiant une admission au séjour. Par conséquent, les autres décisions (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet du Doubs ordonnant son transfert aux autorités portugaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également rejeté le moyen tiré de l'application de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, rappelant que cette clause discrétionnaire ne confère aucun droit au demandeur d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 24 février 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d’un an, ainsi qu’un arrêté d’assignation à résidence du 24 avril 2025. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article R. 5221-20 du code du travail était inopérant, le préfet ne s’étant pas fondé sur ce texte. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’illégalité par voie de conséquence, confirmant ainsi la légalité des décisions attaquées.
Décision du Tribunal Administratif de Besançon rejetant la requête de Mme B, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Doubs de lui attribuer la carte mobilité inclusion (CMI) mention stationnement. Le tribunal a constaté que la requérante n’avait pas justifié avoir exercé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, ni produit la décision prise sur ce recours, malgré une demande de régularisation. En application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, ainsi que de l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté l'opposition de M. A B contre deux contraintes émises par la mutualité sociale agricole du Limousin, lui réclamant un indu d'aide personnalisée au logement (1 039,99 euros) et de prime d'activité (746,28 euros). M. B soutenait une erreur administrative et son incapacité de remboursement en raison de faibles revenus. Le tribunal a constaté que, malgré une demande de régularisation l'invitant à fournir des justificatifs de ses ressources et charges, M. B n'a pas produit les éléments requis. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour défaut de précisions suffisantes.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées du Jura de lui attribuer la carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car la requérante n'a pas fourni, malgré une demande de régularisation, d'argumentation ou de pièces justificatives propres à établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits. La solution retenue est donc un rejet pour défaut de motivation suffisante de la requête.
Désistement d’une requête en excès de pouvoir. Le Tribunal administratif de Besançon donne acte du désistement pur et simple de la SCI Jenay concernant un litige relatif à une autorisation d’urbanisme sur la commune de Morteau. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d’une interdiction de retour. Le juge a constaté que le requérant, détenu à la maison d’arrêt de Besançon, ne faisait pas l’objet d’une mesure administrative d’éloignement mais d’une procédure extraditionnelle, relevant d’une autre juridiction. En conséquence, les conclusions dirigées contre des décisions inexistantes ont été jugées manifestement irrecevables, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B tendant à sa mise en liberté immédiate. Le requérant, détenu provisoirement à la suite d'un mandat d'arrêt européen émis par le Kosovo dans l'attente d'une demande d'extradition, invoquait une atteinte à sa liberté individuelle et à sa vie privée et familiale. Le juge a estimé que cette demande, qui portait sur le fonctionnement du service public judiciaire, relevait de la compétence exclusive de l'autorité judiciaire et non de la juridiction administrative, en application du principe de séparation des pouvoirs. La requête a donc été rejetée comme irrecevable, sans instruction ni audience, en vertu de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B D contestant l'arrêté du 11 avril 2023 par lequel le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté a refusé son autorisation d'exploiter des terres agricoles. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'absence de numérotation et le défaut de motivation, en se fondant sur le code rural et de la pêche maritime et le code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a jugé que la décision était régulièrement publiée et signée par une autorité compétente, et que le refus était justifié par la priorité accordée à d'autres candidats.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. B et Mme E contestant les arrêtés du 21 avril 2023 par lesquels le maire de Sombacour a retiré leurs permis de construire tacites. Le tribunal a jugé que ces arrêtés, bien que notifiés, n'étaient pas signés et comportaient une mention manuscrite du maire refusant explicitement d'approuver le retrait, ce qui les prive de toute existence juridique. En conséquence, le tribunal a déclaré ces actes inexistants, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit administratif relatifs à l'existence des actes administratifs.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, aide-soignant titulaire, qui contestait la sanction d'exclusion temporaire de trois jours infligée par le groupe hospitalier de la Haute-Saône pour manquements professionnels lors d'une nuit de service. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision énonçait les considérations de droit et de fait requises par l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que le droit de se taire, découlant de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ne s'appliquait pas aux échanges ordinaires dans le cadre du pouvoir hiérarchique, et que la sanction n'était pas disproportionnée. La solution retenue confirme la légalité de la sanction disciplinaire.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B, infirmière, qui contestait le refus du centre hospitalier spécialisé de Novillars de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu entre octobre 2022 et janvier 2023. La requérante invoquait un harcèlement moral, mais le tribunal a jugé qu'aucun événement survenu à une date certaine, condition nécessaire pour caractériser un accident de service au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, n'était établi. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du 31 mai 2023.