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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de l'arrêté du 31 octobre 2024 du ministre de l'intérieur prononçant sa radiation des cadres. Le juge a constaté que la requête en suspension, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas accompagnée de la copie d'une requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, la demande a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction contradictoire, en application de l'article L. 522-3.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait l’application de la loi sur l’aide juridictionnelle par les bâtonniers, l’annulation d’un jugement du juge du surendettement et des dommages et intérêts. Le juge a estimé que le litige relatif à la désignation d’avocats commis d’office relevait de la compétence du premier président de la cour d’appel, et non de la juridiction administrative. Il a également rappelé qu’il n’appartient pas au juge administratif des référés d’intervenir dans l’application de la loi du 10 juillet 1991, d’annuler une décision judiciaire ou de condamner l’administration à des dommages et intérêts. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable et mal fondée, en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de Mme B A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2018, pour un montant total de 185 193 euros. La requérante soutenait que l'administration avait calculé à tort le boni de liquidation de son EIRL, mais le tribunal a jugé que le calcul fiscal, fondé sur l'actif net au bilan d'ouverture de l'exercice de cessation d'activité, était conforme aux articles 111 bis et 112 du code général des impôts. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions supplémentaires, sans faire droit aux demandes principales ou subsidiaires de la contribuable.
Le Tribunal Administratif de Besançon annule l'arrêté du 21 octobre 2024 par lequel le préfet du Doubs a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante angolaise, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal estime que le refus de séjour méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la vie familiale de la requérante en France (mariage avec un résident titulaire d'une carte pluriannuelle, naissance d'un enfant en 2023 et grossesse en cours). En conséquence, l'obligation de quitter le territoire est également annulée par voie de conséquence. La solution retenue se fonde sur les stipulations de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Doubs du 31 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que M. A ne justifiait pas d'une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans en France à la date de l'arrêté. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et l'article 6-5° de l'accord franco-algérien.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en formation de 1ère chambre, a examiné quatre requêtes de Mme A C contestant les décisions de la présidente du conseil départemental du Doubs lui ayant retiré son agrément d'assistante familiale (26 juin 2023 et 24 octobre 2023) et prononcé son licenciement (6 juillet 2023 et 27 novembre 2023). La requérante invoquait des vices d'incompétence, de procédure et une erreur d'appréciation, ainsi que l'illégalité des licenciements par voie d'exception. Le tribunal a relevé d'office que les retraits d'agrément étaient devenus définitifs, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Les requêtes ont été rejetées, et le département du Doubs a obtenu le versement de sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de M. A, adjoint d’animation, qui sollicitait la condamnation de la commune de Belfort à l’indemniser pour le préjudice subi du fait de son arrêté de suspension conservatoire du 19 juillet 2022. Le tribunal a jugé que la suspension était légale, car les suspicions d’attouchements imputées à l’agent présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité, justifiant son éloignement temporaire dans l’intérêt du service, conformément à l’article L. 531-1 du code général de la fonction publique. Il a également écarté les moyens tirés de la violation de la présomption d’innocence et de l’absence d’enquête administrative ou de poursuites pénales.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. C, sapeur-pompier professionnel, contestant la décision du 24 octobre 2023 du président du SDIS du Jura prononçant son changement d'affectation de Choisey à Champagnole. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le SDIS, jugeant que cette mutation, modifiant la résidence administrative de l'agent à plus de 60 km, constituait une décision faisant grief et non une simple mesure d'ordre intérieur. Sur le fond, la décision a été annulée pour incompétence de son signataire, le président du conseil d'administration, au motif que seul le directeur départemental du SDIS est compétent pour nommer et affecter les personnels en application des articles L. 1424-30 et L. 1424-33 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. B, sapeur-pompier professionnel, contestant la décision du 24 octobre 2023 du président du SDIS du Jura prononçant son changement d'affectation de Choisey à Montmorot dans l'intérêt du service. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le SDIS, jugeant que cette mutation, modifiant la résidence administrative de l'agent à plus de 50 kilomètres, constituait une décision faisant grief et non une simple mesure d'ordre intérieur. Sur le fond, la décision attaquée a été annulée au motif que le signataire, le président du conseil d'administration, était incompétent pour nommer les personnels, cette compétence relevant du directeur départemental des services d'incendie et de secours en vertu des articles L. 1424-30 et L. 1424-33 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. B, sapeur-pompier professionnel, contestant son changement d'affectation décidé le 24 octobre 2023 par le président du SDIS du Jura. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le SDIS, jugeant que la décision, modifiant la résidence administrative de l'agent (de Choisey à Montmorot, distants de plus de 50 km), constituait une décision faisant grief et était donc susceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le vice de procédure. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'application des articles L. 1424-30 du code général des collectivités territoriales et des principes généraux de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, ressortissant mongol, qui contestait l'arrêté du préfet du Doubs du 7 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de la situation du requérant. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour, qui ne sont pas illégales par voie de conséquence, ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SAS Ales, qui contestait le refus implicite de la commune de Gonsans de lui verser une somme de 3 873,60 euros TTC dans le cadre d’un marché public. La requête, adressée par simple courriel, ne respectait pas les obligations de transmission via le téléservice « Télérecours citoyen » ni de signature originale prévues par les articles R. 414-2 et R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 30 décembre 2024, la société n’a pas produit les documents requis dans le délai imparti. L’ordonnance, fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code, prononce le rejet sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant libérien, contestant l'arrêté du préfet du Doubs du 31 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions relatives au droit d'asile ou à la protection des enfants. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire, du délai de départ volontaire de trente jours, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, adjoint d’animation, qui contestait le refus du maire de Belfort de lui accorder la protection fonctionnelle. M. A était visé par des accusations d’attouchements sur un enfant, qu’il estimait non fondées. Le tribunal a jugé que la décision de refus n’était pas entachée d’erreur d’appréciation, car les faits reprochés, par leur nature, pouvaient être regardés comme une faute personnelle détachable des fonctions, excluant l’obligation de protection prévue à l’article L. 134-5 du code général de la fonction publique. Les autres moyens, tirés de la violation de la présomption d’innocence et du principe d’égalité, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de la commune d'Origny-sur-Seine contestant le refus de la région Bourgogne Franche-Comté d'autoriser deux collégiens à emprunter un circuit de transport scolaire spécifique pour le retour du soir. La région avait soulevé une fin de non-recevoir, arguant que la commune n'avait pas intérêt à agir. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que le maire de la commune avait un intérêt à agir en vertu du règlement régional des transports scolaires, qui lui confère un rôle dans la création de points d'arrêt. La solution retenue est que la requête de la commune est recevable, sans que le tribunal ne se prononce sur le fond du litige dans cet extrait. Les textes appliqués incluent le code des transports (article L. 1231-1) et le règlement régional des transports scolaires.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par le syndicat CFDT Interco du Doubs et M. D de trois requêtes en annulation de décisions du maire de Badevel refusant d'accorder à ce dernier des autorisations d'absence et des décharges d'activité de service pour l'exercice de son mandat syndical. Les requérants invoquaient notamment un vice de procédure, faute de saisine de la commission administrative paritaire, et une erreur manifeste d'appréciation des nécessités du service. La commune de Badevel a conclu au rejet des requêtes, soulevant notamment une exception d'irrecevabilité tirée du défaut de qualité pour agir de la représentante du syndicat. Le tribunal a joint les trois instances pour y statuer par un seul jugement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi de trois requêtes du syndicat CFDT Interco du Doubs et de M. D, agent territorial, contestant les refus du maire de Badevel d’accorder des autorisations d’absence et des décharges d’activité de service pour l’exercice de son mandat syndical. Les requérants invoquent notamment un vice de procédure (absence de saisine de la commission administrative paritaire et défaut d’invitation à désigner un autre agent) et une erreur manifeste d’appréciation des nécessités du service. La commune de Badevel conclut au rejet, soulevant notamment l’irrecevabilité faute de qualité pour agir du représentant syndical. Le tribunal a joint les trois instances pour y statuer par un seul jugement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. B, agent de maîtrise territorial, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 7 mars 2023 du président du conseil départemental du Territoire de Belfort prononçant son changement d’affectation à la suite d’un incident. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le département, la décision attaquée ayant reçu exécution. Il a annulé cette décision pour vice de procédure, au motif que M. B n’avait pas été mis à même de demander la communication de son dossier avant la mesure, en méconnaissance de l’article 65 de la loi du 22 avril 1905 et de l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de la commune de Saint-Bresson visant à annuler l'arrêté du 24 mars 2023 de l'inspecteur d'académie de la Haute-Saône, qui décidait du retrait d'un emploi et de la fermeture d'une classe à l'école communale. La commune invoquait des vices de procédure, notamment l'absence de consultation régulière des maires et des instances compétentes (comité technique départemental, conseil de l'éducation nationale), ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article D. 211-9 du code de l'éducation. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du vice de procédure concernant la consultation des maires était insuffisamment précisé et que le comité technique départemental avait été légalement remplacé par le comité social d'administration spécial départemental depuis le 1er janvier 2023, conformément au décret n° 2020-1427 du 20 novembre 2020. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par la rectrice.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de la SCAF Flangebouche La Sommette, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 décembre 2022 la mettant en demeure de respecter les valeurs limites de rejets et de réduire sa production laitière à 30 000 litres par jour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur l'arrêté de prescriptions spéciales du 25 septembre 2013, qui fixait cette capacité maximale de traitement. Il a également estimé que la société n'avait pas démontré avoir respecté les prescriptions, ni justifié d'une modification substantielle de son installation nécessitant une nouvelle déclaration. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées, sur le fondement des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et R. 512-54 du code de l'environnement.