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Le Tribunal administratif de Besançon annule la décision du 21 mai 2024 par laquelle le préfet du Doubs a classé sans suite la demande de naturalisation de M. A..., ressortissant ivoirien. Le tribunal juge que le requérant a établi avoir transmis l'ensemble des pièces nécessaires au 27 juillet 2023, rendant son dossier complet, et que le préfet n'a pas démontré avoir sollicité un document actualisé le 16 février 2024. La décision de classement sans suite, constitutive d'un grief, est annulée sur le fondement de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Il est enjoint au préfet de reprendre sans délai l'instruction de la demande.
Le Tribunal administratif de Besançon a été saisi par Mme A... d’une demande de décharge de la taxe foncière à laquelle elle était assujettie au titre de 2023. L’administration fiscale ayant accordé un dégrèvement partiel, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, Mme A... est réputée s’être désistée de l’ensemble de sa requête. Par ordonnance, il est donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la délibération du 17 novembre 2023 par laquelle le conseil municipal de Bucey-lès-Gy avait désigné les membres du bureau de l’association foncière de remembrement. Le juge a retenu un vice de procédure fondé sur l’article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, le maire n’ayant pas informé les conseillers municipaux de l’existence d’autres candidatures portées à sa connaissance, ce qui les a privés d’une garantie et a influencé leur décision. En conséquence, la délibération a été annulée, et les conclusions relatives à l’élection subséquente du président de l’association ont été jugées sans objet.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 4 juin 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une erreur de droit du préfet, qui avait qualifié sa demande au titre de l'admission exceptionnelle au séjour (article L. 435-1 du CESEDA) comme une demande de regroupement familial. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée, que le préfet avait examiné la situation personnelle de Mme B... et que sa présence en France depuis six ans et son concubinage ne justifiaient pas, au regard de l'article 8 de la CEDH, une admission exceptionnelle. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B... qui contestait son avancement au grade d'adjoint administratif principal de 2e classe et demandait à être nommée technicien territorial. Le tribunal a jugé irrecevable la demande visant à déclarer illégale sa nomination de 2015, faute de demande d'annulation et en raison de l'expiration du délai de recours. Il a également estimé que la décision d'avancement du 30 mai 2023 ne constituait pas une décision défavorable faisant grief, rendant les conclusions irrecevables. La requête a été rejetée dans son intégralité, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête du liquidateur judiciaire de la société Altia Beaucourt, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2018. Cet arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 171-8 du code de l'environnement, obligeait le requérant à consigner la somme de 107 859 euros pour garantir la mise en sécurité du site classé. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, l'exception d'illégalité de la mise en demeure, l'erreur d'appréciation sur la qualité de dernier exploitant, et le caractère disproportionné du montant.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. B..., ressortissant bosnien, d’une demande d’indemnisation fondée sur l’illégalité fautive d’un arrêté du préfet du Doubs du 20 juin 2019 refusant de lui délivrer un titre de séjour, annulé par un arrêt définitif de la cour administrative d’appel de Nancy du 20 octobre 2020 pour méconnaissance des dispositions de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour cette faute, mais a rejeté l’intégralité des demandes indemnitaires de M. B..., faute pour lui d’établir un lien direct et certain entre l’illégalité et les préjudices matériel, moral et de perte de chance allégués.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Mme B..., fonctionnaire territoriale, qui contestait son maintien au grade d'adjoint administratif alors qu'elle occupait des fonctions d'inspecteur de salubrité, relevant selon elle du grade de technicien. Elle demandait la condamnation de la commune de Belfort pour illégalité fautive, sollicitant la réparation de ses pertes de traitement, de ses droits à retraite et de son préjudice moral. La commune a opposé la prescription quadriennale pour une partie des créances et contesté le fond. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions indemnitaires de Mme B..., jugeant que la prescription était acquise pour les créances antérieures à 2021 et que, pour le surplus, la requérante n'établissait pas de lien direct entre le préjudice allégué et une faute de la commune, les textes applicables (code de la santé publique, loi du 26 janvier 1984) n'imposant pas une correspondance stricte entre le grade et les fonctions exercées.
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision du 13 juillet 2023 par laquelle le maire de Belfort refusait la prise en charge des soins et arrêts de travail de Mme A... à compter du 22 octobre 2022 au titre d’un accident de service. Cette annulation est fondée sur un défaut de motivation, la décision ne comportant aucune considération de droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. En revanche, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre les décisions fixant les dates de consolidation de l’accident initial et de la rechute.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., maire de Ruffey-sur-Seille, qui contestait la délibération du 16 novembre 2023 de la communauté de communes Bresse Haute Seille fixant la liste des voies d’intérêt communautaire. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d’un transfert de compétence illégal, car la délibération se bornait à lister les voies sans acter un nouveau transfert, la compétence voirie appartenant déjà à l’intercommunalité depuis sa création. Il a également écarté les moyens relatifs à l’absence d’attribution de compensation et à la méconnaissance du principe d’égalité de traitement. La décision s’appuie sur les articles L. 5211-5 et L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur l’article 1609 nonies C du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté du préfet du Doubs du 5 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance des articles L. 541-1, L. 542-2 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière et a écarté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant la légalité de la mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de la SAS Coeurdor, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 et 2017. La société avait constitué des provisions pour risque sanitaire afin de couvrir d’éventuelles actions en responsabilité de ses salariés exposés à des produits cancérigènes. Le tribunal a jugé que ces provisions ne remplissaient pas les conditions de l’article 39 du code général des impôts, car le risque invoqué n’était pas suffisamment probable et précis à la clôture des exercices concernés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la réintégration des provisions dans le résultat imposable.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A... qui demandait un nouveau contrôle des travaux réalisés dans le cadre du dispositif "MaPrimeRénov'". Le juge a considéré que la demande, qui tendait uniquement à obtenir une injonction sans être accompagnée de conclusions en annulation d'une décision administrative, était manifestement irrecevable. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, rappelant que le juge administratif ne peut ni se substituer à l'administration ni ordonner des mesures sans un recours préalable contre un acte administratif.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de la SASU M C... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de rappels de taxe sur la valeur ajoutée. L'administration fiscale avait remis en cause la déduction de charges et la déduction de TVA, faute pour la société de justifier de la réalité des achats et prestations facturés par la société Electro Belfort, notamment en raison de factures insuffisamment détaillées et de l'absence de lien établi entre les paiements allégués et les factures. La solution retenue s'appuie sur les articles 271, 289 et 38 du code général des impôts, qui conditionnent la déductibilité à la possession de factures justifiant la réalité des opérations.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de la rectrice de l’académie de Besançon confirmant l’exclusion définitive d’un élève. En cours d’instance, l’administration a retiré l’arrêté contesté et réformé la sanction initiale en une exclusion avec sursis, ce qui a conduit la requérante à se désister de ses conclusions principales. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté la demande de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant le rejet implicite de son recours contre le retrait de la prime "MaPrimeRénov'". Le requérant s'est borné à décrire ses démarches sans invoquer aucun moyen juridique contre la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Faute de régularisation dans le délai de recours contentieux, l'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, prononce le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... contestant le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet du Doubs. Le juge a estimé que ce classement, fondé sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 pour défaut de production de pièces complémentaires dans les délais, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. En l'absence de dossier complet, notamment d'un acte de mariage légalisé par les autorités malaisiennes compétentes, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Besançon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’Agence nationale pour l’habitat (ANAH) retirant une prime « MaPrimeRénov’ », a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige, portant sur un immeuble situé à Calais (Pas-de-Calais), relevait de la compétence du tribunal administratif de Lille. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Doubs lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le requérant, qui avait annoncé la production d’un mémoire complémentaire, n’a pas respecté le délai de quinze jours imparti par l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En application de ce texte, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté d’expulsion pris par le préfet du Territoire de Belfort à l’encontre de M. B..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’une mesure d’éloignement, mais qu’aucun moyen soulevé n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment considéré que le comportement du requérant, eu égard à ses condamnations pénales, constituait une menace grave pour l’ordre public justifiant l’expulsion sur le fondement des articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.