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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A..., ressortissant guinéen, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du directeur territorial de l’OFII du 26 septembre 2025 prononçant la cessation de ses conditions matérielles d’accueil pour refus d’hébergement. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que le refus d’une proposition d’hébergement constitue un motif de refus initial du bénéfice des conditions matérielles d’accueil (article L. 551-15 du CESEDA) et non un motif de cessation de ce bénéfice (article L. 551-16). La solution retenue s’appuie sur les articles L. 551-15, L. 551-16 et D. 551-18 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 3 octobre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. A..., demandeur d'asile marocain, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a constaté que le motif invoqué par l'OFII, à savoir une demande d'asile présentée au-delà du délai de 90 jours suivant l'entrée en France, était erroné en fait, l'écart n'étant que de 85 jours. En conséquence, l'annulation a été prononcée sur le fondement des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de 14 jours.
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 26 septembre 2025 par laquelle le directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a cessé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil de M. A..., demandeur d’asile. Le juge retient que l’OFII a méconnu l’article D. 551-18 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en ne tenant pas compte des observations écrites que l’intéressé avait pourtant présentées dans le délai de quinze jours, le privant ainsi d’une garantie procédurale. La solution est fondée sur le non-respect de la procédure contradictoire préalable à la cessation des conditions matérielles d’accueil.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 1er octobre 2025 par lequel le préfet de la Gironde avait assigné à résidence M. A..., ressortissant algérien sous le coup d'une interdiction judiciaire du territoire, pour une durée de 45 jours. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), faute de démontrer que l'éloignement de l'intéressé vers l'Algérie demeurait une perspective raisonnable, en raison des tensions diplomatiques et de l'absence de délivrance de laissez-passer consulaires. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit.
Désistement d'instance. Le Tribunal Administratif de Bordeaux donne acte du désistement pur et simple de l'association Bassin d'Arcachon Ecologie, qui demandait le retrait d'un permis de construire modificatif délivré par la commune d'Arcachon. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate la fin de la procédure sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Lot-et-Garonne refusant sa demande de regroupement familial. En cours d’instance, le préfet ayant pris une décision favorable, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’Etat a été condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en référé suspension de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait la délivrance d’un titre de séjour « étudiant » par le préfet de la Gironde, estimant qu’elle révélait un refus de titre « vie privée et familiale ». Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d’urgence n’est pas remplie. Il relève que la délivrance d’un titre de séjour, même différent de celui sollicité, maintient l’intéressé en situation régulière et lui permet de travailler, ce qui exclut la présomption d’urgence. Le juge renvoie le requérant à saisir le juge de l’exécution pour obtenir la pleine exécution du jugement du 4 juillet 2025 qui avait annulé le refus de titre « parent d’enfant français ».
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme C... dirigée contre un permis de construire délivré par le maire de Carbon-Blanc pour une résidence de 80 logements. Les requérants n'ont pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Bordeaux faisant opposition à sa déclaration d’achèvement de travaux. En cours d’instance, le requérant a présenté un désistement pur et simple de son action. Par ordonnance du 16 octobre 2025, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision met ainsi fin au litige sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de la Gironde du 30 octobre 2024 ordonnant son expulsion et le retrait de sa carte de résident. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour prendre la décision d'expulsion et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 631-3 et L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Il a également considéré que le préfet se trouvait en situation de compétence liée pour retirer le titre de séjour en application de l'article R. 432-3 du CESEDA. La solution retenue confirme la légalité de l'expulsion et du retrait du titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 2ème chambre, a rejeté la requête de la SAS A... demandant l'annulation de l'arrêté du 22 septembre 2022 par lequel le maire de Bordeaux a refusé un permis de construire modificatif pour la réhabilitation d'un site. La solution retenue est fondée sur l'application du code de l'urbanisme et du règlement de la zone UP2 du plan local d'urbanisme de Bordeaux Métropole. Le tribunal a notamment jugé que le projet modificatif ne méconnaissait pas l'article 1.4.2.1 relatif au stationnement des vélos, car il ne modifiait pas l'emplacement ou le nombre de places autorisées par le permis initial devenu définitif.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... de quatre requêtes en référé-suspension (art. L. 521-1 du code de justice administrative) visant à contester les refus du président de l’université de Bordeaux de l’admettre dans plusieurs masters de droit pour l’année 2025-2026. Le requérant invoquait un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment en raison d’un défaut de publicité des capacités d’accueil et d’une méconnaissance des articles L. 612-6, L. 719-7 et L. 712-1 du code de l’éducation, ainsi que l’urgence liée à l’impossibilité de poursuivre son projet professionnel. L’université de Bordeaux a conclu au rejet des requêtes, contestant tant l’urgence que l’existence d’un doute sérieux. Le juge des référés a joint les instances et rejeté l’ensemble des requêtes, estimant qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 5 septembre 2025 par lequel la préfète de la Dordogne a assigné à résidence M. A..., ressortissant algérien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, méconnaissance de l'article L. 731-1 du CESEDA, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article 8 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. Ellaou, ressortissant marocain marié à une Française. Le tribunal a retenu que l’administration avait méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de cette décision implicite dans le délai d’un mois prévu à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. La solution est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale (2ème chambre), a rejeté la requête de M. E..., ressortissant vénézuélien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a notamment écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que la décision ne méconnaissait ni le droit d’asile, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. E..., sur le fondement des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et de la Convention de Genève.
Responsabilité de l'État pour refus illégal de titre de séjour. Le Tribunal administratif de Bordeaux a jugé que l'illégalité de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A..., annulée par un jugement définitif, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État. Cette faute a directement causé au requérant une perte de revenus professionnels de 24 218,90 euros et un préjudice moral évalué à 2 000 euros. L'État est condamné à verser ces sommes, sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B..., ressortissante guinéenne, d’une demande d’indemnisation de 17 313,80 euros pour des préjudices résultant de fautes commises par l’État dans l’instruction de sa demande de titre de séjour. Elle invoquait un refus implicite illégal, une délivrance tardive du récépissé et du titre de séjour, lui ayant causé un préjudice financier, une perte de chance d’emploi et un préjudice moral. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions indemnitaires, estimant que les fautes alléguées n’étaient pas établies. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 424-3 et R. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant un titre de séjour "étudiant" à M. B..., ressortissant turc, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, l'intéressé n'apportant pas la preuve d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment à son cursus universitaire. Aucun des moyens soulevés, tirés de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B... contre un arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant". Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, jugeant que l'abrogation de l'arrêté litigieux n'avait pas fait disparaître l'objet du litige car la décision initiale avait produit des effets. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté du 15 décembre 2023 au motif que le préfet avait commis une erreur d'appréciation dans l'application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté les requêtes de Mme A... tendant à l'annulation de l'arrêté du 18 juillet 2024 du préfet de Lot-et-Garonne. Cette décision portait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et des risques d'excision en cas de retour en Côte d'Ivoire, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.