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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C A, de nationalité congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 4 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, dont la délégation était régulière, et a jugé que les éléments fournis par la requérante ne permettaient pas d'établir la réalité des risques invoqués en cas de retour en République démocratique du Congo. Par conséquent, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et n'avait pas méconnu les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a donné acte du désistement pur et simple de Mme E, agissant en qualité de représentante légale de son fils mineur, de sa requête en indemnisation dirigée contre le Département de la Gironde. La requérante demandait réparation du préjudice subi par son fils et le remboursement de frais de justice sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale. Le département ayant accepté ce désistement, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté le désistement sans qu’il soit statué au fond.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l'Association de tir Audengeoise d'une demande d'annulation d'un arrêté municipal du 24 octobre 2023 de la commune d'Audenge, lui ordonnant des travaux de dépollution. Par un mémoire enregistré le 27 mars 2025, l'association a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 1er avril 2025. La solution retenue est donc un désistement d'instance, mettant fin au litige sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A pour contester deux arrêtés du ministre de l’agriculture la plaçant en congé de maladie ordinaire, demandant leur annulation et son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service. En cours d’instance, le ministre a informé le tribunal que Mme A avait été maintenue en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) jusqu’au 30 juin 2025, avec régularisation financière. Mme A s’est alors désistée de ses conclusions principales tout en maintenant sa demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte du désistement et condamné le ministre à verser 1 500 euros à Mme A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, qui contestait l'arrêté du 11 août 2022 par lequel la préfète de la Gironde avait prononcé la saisie définitive de ses armes et munitions et lui avait interdit d'en acquérir ou détenir. Le tribunal a jugé que la préfète avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 312-9 et L. 312-10 du code de la sécurité intérieure, en raison du danger que représentait le comportement de M. B, condamné pour violences sur conjoint. Il a également estimé que les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation et de l'erreur d'appréciation n'étaient pas fondés. Enfin, le tribunal s'est déclaré incompétent pour enjoindre l'exécution du jugement correctionnel ordonnant la restitution des armes, cette demande relevant de l'ordre judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait son impôt sur le revenu pour l’année 2011. La requête, enregistrée le 12 octobre 2024, était tardive, car présentée bien au-delà du délai de deux mois prévu à l’article R. 199-1 du livre des procédures fiscales. De plus, elle ne contenait ni moyens ni conclusions, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code, a donc prononcé le rejet sans régularisation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. A, de nationalité marocaine, contestant l'arrêté préfectoral du 25 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, irrégularité de la procédure, erreur de fait) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de refus de séjour, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. Concernant l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de renvoi, la requête a été rejetée en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Groupe Immobilière Casino, qui demandait la condamnation de la commune de Bordeaux à l’indemniser pour l’implantation irrégulière d’un panneau publicitaire sur une parcelle dont elle était propriétaire. Le tribunal a reconnu la responsabilité de la commune pour emprise irrégulière, constatant que l’installation du mobilier urbain, réalisée sans procédure d’expropriation ni accord amiable, constituait une atteinte au droit de propriété. En conséquence, la commune a été condamnée à verser à la société requérante la somme de 48 531,95 euros en réparation du préjudice subi, correspondant aux redevances perçues par la commune pour les années 2018 à 2022. Cette décision s’appuie sur les principes généraux de protection de la propriété privée et sur les règles applicables aux ouvrages publics.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du Bas-Rhin du 22 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et une erreur de droit, en raison de son mariage avec une ressortissante française. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était légale et proportionnée au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 13 février 2025 refusant un titre de séjour à Mme A, ressortissante congolaise, et l'obligeant à quitter le territoire. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA, irrégularité de la procédure médicale) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant gabonais, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 28 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B contestant l'arrêté du préfet de la Dordogne du 19 août 2022 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui interdisant d'en acquérir ou détenir, ainsi que le retrait de la validation de son permis de chasser. Le tribunal se fonde sur les articles L. 312-3 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, constatant que le bulletin n°2 du casier judiciaire de M. B mentionnait une condamnation pour violences avec arme, ce qui obligeait le préfet à prendre cette mesure. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que le préfet était en situation de compétence liée et n'a commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation de la décision implicite du maire de Bordeaux refusant d'utiliser ses pouvoirs de police pour faire cesser la circulation des vélos et trottinettes sur les trottoirs de l'avenue Thiers. Le tribunal a estimé que M. C n'apportait pas la preuve de troubles suffisamment graves et caractérisés justifiant une carence du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police municipale, fondés sur les articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est donc le rejet de la requête, faute pour le requérant d'établir la réalité des atteintes à la sécurité publique alléguées.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant une lettre de l’Office national des combattants et victimes de guerre (ONACVG) du 6 janvier 2025 lui proposant un poste à Paris. Le juge a estimé que ce courrier constituait une simple mesure préparatoire, non susceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir, car il ne faisait pas grief. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans régularisation possible.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ressortissant malien titulaire d’un titre de séjour italien, contestant l’arrêté du préfet de la Gironde du 12 février 2025 ordonnant sa remise aux autorités italiennes. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et d’examen particulier, ainsi que la violation du code frontières Schengen, faute pour le requérant d’établir une entrée récente en France. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 5221-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le règlement (UE) 2016/399.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SARL Zubi, exploitant du bar-restaurant "l'Austra", d'une demande d'indemnisation pour le préjudice résultant de l'arrêté préfectoral du 3 septembre 2020 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement pour un mois. Le tribunal a jugé que cet arrêté était illégal car il n'avait pas été précédé d'une mise en demeure restée sans suite, en méconnaissance de l'article 29 du décret n° 2020-860 du 10 juillet 2020. Cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Toutefois, la solution retenue est que la responsabilité de l'État ne peut être engagée que si, dans le cadre d'une procédure régulière, la même décision de fermeture n'aurait pas pu être légalement prise.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé un titre de recette de 102 euros émis par Bordeaux Métropole pour l'enlèvement de déchets hors bacs. Le requérant contestait sa responsabilité, invoquant une incivilité (fouille de ses poubelles). Bordeaux Métropole n'ayant pas produit d'observations malgré une mise en demeure, elle est réputée avoir acquiescé aux faits allégués. Le tribunal a donc annulé le titre de recette et déchargé le requérant de l'obligation de payer, en application de l'article R. 612-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. B, agent hospitalier, contestant la décision du 10 février 2024 et le titre exécutoire du 12 février 2024 émis par le centre hospitalier de Nontron pour recouvrer un trop-perçu de rémunération de 10 912,48 euros. Le tribunal a jugé que ces actes étaient illégaux en raison de l’annulation, par un jugement du 3 juillet 2024, de l’arrêté du 13 avril 2022 refusant de reconnaître l’imputabilité au service de l’accident de M. B, ce qui privait de base légale la créance réclamée. En conséquence, il a annulé la décision du 10 février 2024 et le titre exécutoire du 12 février 2024, et a déchargé M. B de l’obligation de payer la somme de 10 912,48 euros. Cette solution a été fondée sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 relatifs aux droits des fonctionnaires en cas d’accident de service.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a estimé que les pièces produites par M. B ne permettaient pas d'établir sa résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition requise par l'article 6.1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour obtenir un certificat de résidence. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés, et les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 16 juin 2022 par lequel le maire de Vensac avait ordonné à Enedis la coupure de l'alimentation électrique de la parcelle de M. A. Le juge retient que cette mesure de police a été prise en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, faute d'avoir respecté la procédure contradictoire préalable. En conséquence, le tribunal enjoint au maire de prendre toute mesure utile pour rétablir l'alimentation électrique, sous réserve d'un changement de circonstances.