Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2405631(TA33-2405631)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la Commune du Porge d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’identifier les causes des fuites affectant la couverture de son restaurant scolaire, réceptionnée sans réserve en 2016. La commune sollicite également une évaluation des travaux nécessaires et des préjudices subis, en raison de malfaçons apparues en 2023 et 2024. Les sociétés mises en cause (Agence Métaphore, Idex Energies, Verdi Bâtiment Sud-Ouest) ne s’opposent pas à la mesure, sous réserves. Le tribunal fait droit à la demande et ordonne une expertise, confiée à un expert, avec pour mission de décrire les désordres, d’en déterminer les causes et origines, et de chiffrer les travaux de remise en état et les préjudices.
N° TA33-2306948(TA33-2306948)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme E, candidate ajournée à l'examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle des avocats. La requérante contestait la délibération du jury du 1er décembre 2023, invoquant notamment un défaut de publicité des épreuves orales et une composition irrégulière du jury. Le tribunal a écarté ces moyens, considérant que la signature du président du jury était suffisante et que la composition du jury respectait les dispositions du décret n°91-1197 du 27 novembre 1991. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2203449(TA33-2203449)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, ingénieure territoriale, contestant son compte rendu d’évaluation professionnelle pour 2021 et le rejet de son recours gracieux par la commune de Biganos. La requérante invoquait notamment l’absence de signature de sa supérieure hiérarchique, des irrégularités dans le déroulement de l’entretien, des erreurs de fait et d’appréciation, ainsi qu’une sanction disciplinaire déguisée. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, en s’appuyant sur les articles L. 521-1 du code général de la fonction publique et 3 à 5 du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014, relatifs à l’évaluation professionnelle des fonctionnaires territoriaux. La solution retenue confirme la validité du compte rendu et de la décision de rejet, sans faire droit aux demandes d’annulation, d’injonction ou de frais de justice.
N° TA33-2300859(TA33-2300859)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Maison Bouey d’une demande d’annulation d’une décision de FranceAgriMer lui refusant le versement d’une aide à la promotion sur les marchés de pays tiers pour 2017 et exigeant le reversement d’une avance majorée de 10 %, soit 94 280,02 euros. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire du 5 mars 2025, désistement accepté par FranceAgriMer. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 27 mars 2025, mettant fin à l’instance sans examiner le fond du litige. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure étant close par le désistement.
N° TA33-2306650(TA33-2306650)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. E, salarié protégé (membre élu du CSE), visant à annuler la décision du 3 octobre 2023 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé son licenciement pour faute. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la société Alsymex, jugeant le recours recevable. Sur le fond, le tribunal a appliqué les articles L. 2411-1 et suivants du code du travail relatifs à la protection des salariés mandatés. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la régularité de la procédure et le lien entre le licenciement et les mandats du salarié.
N° TA33-2300498(TA33-2300498)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, agent territorial, contestant les décisions du maire d'Aiguillon relatives à la prise en charge de son accident de service du 8 octobre 2021. Le tribunal a jugé que la décision du 9 novembre 2022, qui retirait le placement provisoire et fixait la fin de l'imputabilité au service au 1er août 2022, n'était pas entachée d'erreur d'appréciation. Il s'est fondé sur le rapport de l'expert médical mandaté par la commune, concluant que l'état de santé de l'agent n'était plus en lien direct avec l'accident après cette date, et a écarté l'argument d'un défaut de motivation de la décision initiale du 5 août 2022. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à l'imputabilité au service des accidents.
N° TA33-2500930(TA33-2500930)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A C d’une demande visant à faire ajouter son fils, B C, à son livret de famille. Le tribunal a rejeté cette requête par ordonnance, estimant qu’elle ne relevait manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En application des articles 34-1 du code civil et L. 211-3 du code de l’organisation judiciaire, un tel litige, portant sur un acte d’état civil, relève exclusivement du juge judiciaire. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence, fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2300767(TA33-2300767)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la commune de Pujols contestant un titre exécutoire de 25 519 euros émis par la communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois pour l'attribution de compensation de fonctionnement 2022. La commune invoquait un vice de forme (absence de base de liquidation) et l'absence de base légale de la créance, faute de délibération fixant une contribution dérogatoire pour 2022. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la créance était fondée sur les délibérations de 2016, acceptées par la commune, et que le titre exécutoire était régulier. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2203977(TA33-2203977)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par une ingénieure territoriale de la commune de Biganos contestant plusieurs décisions, dont le refus implicite de protection fonctionnelle, des arrêtés d’attribution d’indemnités, et des changements de poste qu’elle estimait constitutifs de harcèlement moral. Par une lettre du 4 février 2025, le tribunal a invité la requérante à régulariser sa requête initiale en présentant des requêtes distinctes pour chaque décision contestée, en application des règles de procédure. La solution retenue n’est pas encore rendue, le tribunal ayant seulement engagé une mesure de régularisation fondée sur le code de justice administrative.
N° TA33-2301952(TA33-2301952)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société Akka Ingénierie Produit contestant un titre exécutoire émis par la région Nouvelle-Aquitaine pour le recouvrement de 415 834,17 euros de subvention FEDER. La société invoquait des vices de forme (signature, motivation) et contestait le bien-fondé du reversement, arguant que la convention et les conditions de pérennité n'étaient pas applicables. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que le titre exécutoire était régulier et que le reversement était justifié par le changement substantiel de l'opération (arrêt du projet en 2018) au sens de l'article 71 du règlement UE n°1303/2013. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la validité du titre exécutoire et l'obligation de payer la somme réclamée.
N° TA33-2405696(TA33-2405696)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté préfectoral du 28 août 2024. Cet arrêté refusait son admission au séjour au titre de l'asile, l'obligeait à quitter le territoire français, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2500383(TA33-2500383)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B A d’une requête visant à contester un arrêté d’assignation à résidence pris par la préfète de la Dordogne. Le juge a constaté que cette requête, enregistrée sous le n°2500383, était un doublon d’une précédente requête enregistrée la veille sous le n°2500382. En application des principes généraux de la procédure contentieuse, il a ordonné la radiation de la requête n°2500383 du registre du tribunal.
N° TA33-2501778(TA33-2501778)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension par Mme A, de nationalité nigériane, pour contester un arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et a également refusé d'enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2302831(TA33-2302831)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, qui contestait des suppléments d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour 2017-2019, consécutifs à des rectifications issues de vérifications de comptabilité de ses sociétés. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure de vérification de la société, en application du principe d'indépendance des procédures d'imposition. Il a également jugé que les propositions de rectification adressées à M. C étaient suffisamment motivées au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA33-2302893(TA33-2302893)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la contestation de la SA Société Fermière du Château de Camensac relative à une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés. Le litige portait sur deux points : la méthode de calcul d'une provision pour dépréciation de stocks de vin en bouteilles non habillées, et la qualification d'acte anormal de gestion pour l'absence de facturation de frais de stockage à des sociétés liées. Le tribunal a donné raison à la société sur le premier point, jugeant qu'elle pouvait se référer au prix de vente des bouteilles habillées, diminué des frais d'habillage, pour évaluer la provision, en l'absence de marché pour le vin en bouteilles non étiquetées. La solution retenue s'appuie sur l'article 38 du code général des impôts et le décret n° 2012-655 du 4 mai 2012.
N° TA33-2302908(TA33-2302908)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule les délibérations S2-09DEL2023 et S2-10DEL2023 du conseil municipal de Réaup-Lisse du 5 avril 2023, qui autorisaient le maire à signer des conventions relatives à une résidence senior. Le tribunal a jugé que les conseillers municipaux n'avaient pas reçu ces conventions avant le vote, en méconnaissance de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales garantissant leur droit à l'information. La solution retenue est l'annulation des délibérations pour défaut d'information suffisante des élus.
N° TA33-2302958(TA33-2302958)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL Sedona, qui demandait la réduction d’un rappel de TVA pour 2018 par compensation avec un prétendu crédit de TVA de 2017. La société n’a pas démontré la réalité du trop-versé allégué, sa comptabilité ayant été écartée comme irrégulière. Par ailleurs, la compensation entre des impositions de périodes différentes est impossible en l’espèce, car l’avis de mise en recouvrement contesté ne couvre que les années 2018 et 2019, et non 2017. La décision s’appuie sur les articles 287 du code général des impôts et L. 203 et L. 205 du livre des procédures fiscales.
N° TA33-2303031(TA33-2303031)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la SASU Domaines Familiaux de Lur Saluces, qui sollicitait la décharge de la majoration pour manquement délibéré (40 %) appliquée à des cotisations supplémentaires de taxe sur les salaires pour 2018-2020, ainsi que des amendes pour défaut de déclaration d’avantages en nature (article 1763 du code général des impôts). Le tribunal a jugé que le caractère délibéré du manquement était établi, notamment en raison de l’importance de l’insuffisance déclarative et de la récidive de l’erreur après un précédent contrôle. Concernant l’amende, il a estimé que l’administration n’était pas tenue d’inviter la société à régulariser sa déclaration avant de l’infliger.
N° TA33-2403314(TA33-2403314)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. H, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 23 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, ce dernier n'étant pas applicable aux États membres. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2300042(TA33-2300042)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant des relevés de situation et une lettre de relance de l’Agence de services et de paiement (ASP) et du préfet de la Dordogne, qui visaient à récupérer des aides de la politique agricole commune versées pour les campagnes 2015 à 2018 par compensation sur les aides de la campagne 2021. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que les relevés de situation et la lettre de relance ne constituent pas des décisions faisant grief, car ils se bornent à informer l’intéressé du montant dû et des modalités de recouvrement sans créer de droits ou obligations nouveaux. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et les demandes accessoires ont été rejetées, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens de fond.