Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2304217(TA33-2304217)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. B contre le refus du préfet de Lot-et-Garonne de délivrer une carte nationale d'identité à son enfant mineur. Le tribunal a jugé que la décision de refus était légale, car elle était fondée sur des indices sérieux de reconnaissance frauduleuse de paternité, justifiant un doute suffisant sur la nationalité de l'enfant. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens tirés de l'incompétence du signataire, de l'erreur d'appréciation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés. En application des articles 18 et 30 du code civil, ainsi que du décret n° 55-1397 du 22 octobre 1955, le tribunal a rejeté la requête de M. B.
N° TA33-2304579(TA33-2304579)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de Mme A, commerçante riveraine, qui sollicitait l'indemnisation de son préjudice commercial subi lors de travaux publics de rénovation de la route départementale 930. Le tribunal a jugé que si la circulation a été modifiée, l'accès à son commerce n'a pas été rendu impossible ou excessivement difficile, sauf sur une très courte période. Dès lors, les désagréments subis constituent des sujétions normales de voisinage que les riverains doivent supporter sans indemnité, et le préjudice invoqué n'est ni grave ni spécial. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA33-2306494(TA33-2306494)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. C, agissant en son nom et en tant qu'ayant droit de son épouse décédée, pour obtenir de l'ONIAM l'indemnisation des préjudices résultant d'une infection nosocomiale contractée au CHU de Bordeaux. L'ONIAM ne contestant pas le principe de sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 1142-1-1 du code de la santé publique, le tribunal a statué sur l'évaluation des préjudices subis par la victime directe et par M. C en tant que victime indirecte. La solution retenue par le tribunal a consisté à réduire les demandes de M. C à de plus justes proportions, en fixant l'indemnisation globale due par l'ONIAM à un montant inférieur à celui réclamé, tout en rejetant le surplus des conclusions.
N° TA33-2501549(TA33-2501549)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Sulo France d’un référé contractuel visant à l’annulation d’un accord-cadre conclu entre le SMICOTOM et la société ESE France pour la fourniture de bacs roulants. La requérante soutenait que le pouvoir adjudicateur avait méconnu ses obligations de mise en concurrence en utilisant un sous-critère occulte relatif aux échantillons, non prévu dans le règlement de consultation, ce qui aurait affecté ses chances d’obtenir le marché. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que l’analyse des échantillons relevait d’une simple méthode de notation du critère de la valeur technique, sans constituer un sous-critère distinct devant être rendu public. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives à la publicité et à la mise en concurrence.
N° TA33-2405977(TA33-2405977)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. H et Mme J, ressortissants marocains, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde refusant leur admission au séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2202516(TA33-2202516)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de la communauté d'agglomération Le Grand Périgueux pour des infiltrations affectant sa maison, causées selon lui par des défauts sur le trottoir et un regard d'eaux pluviales. Le tribunal a estimé que la responsabilité de la communauté d'agglomération ne pouvait être engagée, car la rue Camille Flammarion, où se situent les désordres, ne fait pas partie de la voirie d'intérêt communautaire dont elle a la gestion, en application de l'article L. 5216-5 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité, incluant les demandes d'indemnisation et de réalisation de travaux.
N° TA33-2206011(TA33-2206011)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant d’une faute du CHU de Bordeaux lors de sa prise en charge, ayant entraîné une paralysie des muscles releveurs de son pied droit. Le CHU ne contestant pas le principe de sa responsabilité, le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l’établissement hospitalier sur le fondement des dispositions du code de la santé publique. Il a condamné le CHU à verser à Mme A une somme totale de 73 581,50 euros, incluant notamment l’indemnisation du déficit fonctionnel permanent, des souffrances endurées et du préjudice esthétique, tout en tenant compte de l’état antérieur de la patiente et en écartant certaines demandes comme le préjudice d’agrément. Par ailleurs, le tribunal a fait droit aux recours subrogatoires de la CPAM Pau-Pyrénées et de la Caisse des dépôts et consignations, les condamnant respectivement au remboursement de 47 127,57 euros et 134 678,62 euros, sur le fondement des articles L. 376-1 du code de la sécurité sociale et de l’ordonnance n° 59-76 du 7 janvier 195
N° TA33-2400326(TA33-2400326)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 21 septembre 2023 par lequel le préfet de la Gironde refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant congolais, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Cette irrégularité de procédure a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contestées.
N° TA33-2400181(TA33-2400181)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme D, ressortissante turque, contestant l'arrêté du 12 juillet 2024 du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, mais a examiné le fond du litige. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2300320(TA33-2300320)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation du CHU de Bordeaux pour le bris de sa dent lors d'une intubation orotrachéale sous anesthésie générale. Le tribunal a retenu une faute de l'anesthésiste, qui n'a pas relevé le mauvais état dentaire du patient lors de la consultation préanesthésique, en violation de l'obligation de soins. En conséquence, le CHU a été condamné à verser à M. B la somme de 3 323 euros pour ses frais dentaires, 1 000 euros pour le préjudice esthétique temporaire, et 1 500 euros pour les souffrances endurées, sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. La demande au titre du défaut d'information a été rejetée, le patient ayant été informé du risque.
N° TA33-2302790(TA33-2302790)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de la commune de Périgueux pour des infiltrations dans sa maison. Le tribunal a jugé que la commune n'était pas compétente, la communauté d'agglomération du Grand Périgueux exerçant les compétences en matière d'assainissement et de gestion des eaux pluviales. En outre, M. A n'a pas prouvé le lien de causalité entre les infiltrations et les réseaux publics, ni justifié ses préjudices. La décision est fondée sur le code général des collectivités territoriales.
N° TA33-2501665(TA33-2501665)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A D, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 22 du règlement, ainsi que des atteintes à sa vie privée et à l'intérêt supérieur de ses enfants. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité de la décision de transfert fondée sur l'article 12.2 du règlement (UE) n° 604/2013.
N° TA33-2302453(TA33-2302453)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, assistante maternelle, qui contestait la décision du président du conseil départemental de la Gironde du 10 mars 2023 lui retirant son agrément. La requérante invoquait une erreur d'appréciation sur les conditions d'accueil garantissant la sécurité et la santé des enfants, ainsi qu'un vice de procédure lié à la communication de son dossier avant la commission consultative paritaire. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que les faits, notamment un signalement pour suspicion de syndrome du "bébé secoué", justifiaient le retrait de l'agrément sur le fondement des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA33-2501595(TA33-2501595)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre la décision du 16 janvier 2025 par laquelle la commission de médiation de la Gironde a refusé de la reconnaître comme prioritaire pour un logement d'urgence. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur de droit et l'erreur d'appréciation concernant la persistance de l'urgence malgré un précédent refus d'offre de logement, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. Les dispositions du code de la construction et de l'habitation (notamment l'article L. 441-2-3) ont été appliquées.
N° TA33-2501719(TA33-2501719)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant le transfert de M. A, ressortissant mauritanien, vers l'Espagne en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le juge a retenu que l'entretien individuel prévu à l'article 5 de ce règlement n'avait pas été mené par un agent qualifié, faute pour l'administration d'identifier l'agent autrement que par des initiales, ce qui ne permettait pas de vérifier sa compétence. Cette irrégularité a privé le requérant d'une garantie essentielle et a conduit à l'annulation de l'arrêté. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une attestation de demande d'asile et de procéder à l'enregistrement de la demande.
N° TA33-2405854(TA33-2405854)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme D et M. C, ressortissants arméniens, contestant les arrêtés du préfet de Lot-et-Garonne du 13 août 2024 refusant leur admission au séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'état de santé de Mme D nécessitant des soins indisponibles en Arménie. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a confirmé la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2406003(TA33-2406003)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. H, ressortissant gabonais, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision était fondée sur les stipulations de l'article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992, substituée à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. H.
N° TA33-2501688(TA33-2501688)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme E et M. F, ressortissants algériens, contestant les arrêtés préfectoraux ordonnant leur transfert aux autorités espagnoles, responsables de leur demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'entretien individuel avait été réalisé dans les conditions requises et que l'état de santé de Mme E ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire. En conséquence, les décisions de transfert vers l'Espagne ont été validées.
N° TA33-2501842(TA33-2501842)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant le refus de décharge de son impôt sur le revenu pour 2021. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait que des moyens d’ordre gracieux, sans exposé de moyens juridiques. Cette décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA33-2500928(TA33-2500928)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Les Petits Loulous, qui demandait le réexamen du rejet de sa réclamation fiscale concernant la taxe d'habitation 2024. La requête ne contenait que des moyens d’ordre gracieux, sans exposer de moyens juridiques, en méconnaissance des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.