Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2500558(TA33-2500558)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A comme manifestement irrecevable. Le requérant avait produit une décision de rejet de sa réclamation relative à la cotisation foncière des entreprises 2024, mais sans exposer aucun moyen juridique ni conclusion. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406251(TA33-2406251)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 3 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation, sans méconnaître les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 423-23, L. 431-2, L. 612-8 et L. 612-10) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA33-2304200(TA33-2304200)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de la société Garage Auto Cadaujac contestant la décision du 25 mai 2023 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui imposant le paiement de 41 296 euros pour contribution spéciale (article L. 8251-1 du code du travail) et contribution forfaitaire de réacheminement (articles L. 822-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que la société ne démontrait pas d'erreur manifeste d'appréciation, notamment en ce qui concerne l'emploi d'un étranger sans titre de séjour sous une fausse identité. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de la méconnaissance de la directive 2009/52/CE. En conséquence, le tribunal a confirmé le bien-fondé des sommes dues et rejeté les demandes de décharge ou de réduction.
N° TA33-2500996(TA33-2500996)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Mab Sud-Ouest. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un accord-cadre pour des travaux d'entretien au profit du CHU de Bordeaux, invoquant une motivation insuffisante du rejet de son offre et une dénaturation de celle-ci. Le tribunal a estimé que la société requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir, faute de démontrer en quoi les manquements allégués étaient susceptibles de la léser. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure a été rejetée, et la société Mab Sud-Ouest a été condamnée à verser 3 500 euros au CHU de Bordeaux au titre des frais de justice.
N° TA33-2500696(TA33-2500696)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui avait produit des pièces relatives à sa demande de renouvellement de titre de séjour salarié. La juridiction a constaté que la requête ne contenait aucun moyen juridique ni conclusion formelle, en violation des articles R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sans invitation à régulariser.
N° TA33-2500788(TA33-2500788)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui avait soumis le récapitulatif d’une plainte en ligne pour atteinte aux biens. La juridiction a constaté que cette production ne contenait ni exposé de moyens juridiques ni conclusions formelles (annulation ou indemnisation), en violation des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 (4°) du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans régularisation.
N° TA33-2301439(TA33-2301439)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition formée par M. D C contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement de trois indus d'aide personnalisée au logement, totalisant 16 258,25 euros. Le juge a constaté que la contrainte avait été signifiée le 14 février 2023 et que l'opposition, enregistrée le 6 mars 2023, était tardive au regard du délai de quinze jours prévu à l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2406499(TA33-2406499)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 17 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, sans erreur de droit ou de fait. La solution retenue confirme la légalité du refus de séjour et de la mesure d'éloignement.
N° TA33-2406442(TA33-2406442)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur de droit, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur les textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-marocain. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA33-2302239(TA33-2302239)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société PHD France contestant un rappel de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2017-2018. La société soutenait notamment que l'administration avait illégalement étendu son droit de reprise à des années prescrites et que le montant réclamé était incohérent. Le tribunal a rejeté le grief procédural de la société concernant la communication du mémoire en défense, jugeant que les actes de procédure pouvaient être valablement adressés à la partie elle-même et non à son mandataire. Sur le fond, le tribunal a appliqué les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales pour statuer sur le bien-fondé du rappel de TVA. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision rejette la requête de la société PHD France.
N° TA33-2500923(TA33-2500923)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. Le requérant avait produit des pièces relatives à sa situation personnelle et professionnelle, mais sans exposer aucun moyen juridique ni formuler de conclusions précises (annulation ou indemnisation). En application des articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, l'absence de conclusions et de moyens rend la requête irrecevable.
N° TA33-2406341(TA33-2406341)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 20 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'entrée récente en France de l'intéressée et de ses liens persistants avec son pays d'origine. La décision d'éloignement a été jugée légale par voie de conséquence du refus de séjour.
N° TA33-2301437(TA33-2301437)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de juge social, était saisi par M. A B d’une opposition à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement familiale de 318 euros. En cours d’instance, la caisse a annulé cet indu, rendant le litige sans objet. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, en application des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2301436(TA33-2301436)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en juge social, annule partiellement la décision du directeur de la caisse d'allocations familiales de la Dordogne du 3 février 2023, qui n'avait accordé qu'une remise gracieuse partielle à Mme B pour un indu d'allocation de logement sociale. Le tribunal accorde une remise totale de la dette de 667 euros pour la période du 1er février au 30 septembre 2022. Il retient la bonne foi de la requérante et sa situation de précarité financière, l'empêchant de rembourser le reliquat sans compromettre ses besoins élémentaires. La décision se fonde sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2301435(TA33-2301435)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement. En cours d’instance, la caisse d’allocations familiales a accordé une remise totale pour la créance IN5 001 et une remise partielle supplémentaire pour la créance IN5 002, rendant la requête sans objet sur ces points. Pour la dette restante de 250,39 euros, le juge a constaté que M. A était de bonne foi et que l’indu résultait d’un changement de situation professionnelle. Il a accordé une remise gracieuse totale de cette dette, en application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2303566(TA33-2303566)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme D contestant le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils. La décision attaquée du 23 juin 2023, prise par la rectrice de l'Académie de Bordeaux, s'est substituée à la décision initiale, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de cette dernière. Le tribunal a estimé que les requérants ne démontraient pas que le refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ou qu'il méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant et son droit à l'éducation, au regard des articles L. 131-2, L. 131-5 du code de l'éducation et du décret n° 2015-372.
N° TA33-2406339(TA33-2406339)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme F, ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté préfectoral du 3 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de compétence régulière et que la requérante, sans lien familial en France mais avec des attaches en Géorgie, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Il a également estimé que les risques invoqués en cas de retour en Géorgie n'étaient pas établis, écartant la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision d'interdiction de retour a été jugée conforme aux critères de l'article L. 612-10 du même code.
N° TA33-2302171(TA33-2302171)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL Geo Polis, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 6 898 euros. La société invoquait des factures de prestations de services émises en 2020 mais payées en 2022, ainsi que des crédits à régulariser. Le tribunal a estimé que la société ne produisait aucune facture permettant de vérifier le droit à déduction, en application des articles 271 du code général des impôts et 242-0 G de l’annexe II. Faute de justificatifs suffisants, la demande a été rejetée.
N° TA33-2301473(TA33-2301473)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 668,47 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire. Le tribunal, appliquant l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, a reconnu sa bonne foi mais a estimé que le remboursement ne compromettait pas durablement l’équilibre de son budget. La demande d’annulation de la décision du directeur de la CAF de la Dordogne a donc été rejetée.
N° TA33-2301464(TA33-2301464)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette l'opposition formée par Mme B contre une contrainte de France Travail (ex-Pôle emploi) pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 2 048,98 euros. La requérante contestait cet indu, arguant que son activité de taxi n'avait généré aucun revenu. Le tribunal applique l'article R. 5425-2 du code du travail et juge que la simple inscription de sa micro-entreprise suffit à caractériser la reprise d'une activité professionnelle, rendant le cumul avec l'allocation impossible au-delà de trois mois. La solution retenue est que l'absence de revenus ou de rémunération est sans incidence sur le bien-fondé de l'indu.