Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2405510(TA33-2405510)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme A pour contester la décision du 4 juillet 2024 par laquelle la commission de médiation de la Gironde a rejeté leur demande de logement social prioritaire et urgent, fondée sur l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. En cours d'instance, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Le magistrat désigné, statuant par ordonnance sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune contestation n'étant soulevée, le tribunal a pris acte de l'abandon des poursuites et clos l'affaire.
N° TA33-2405520(TA33-2405520)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux était saisi par un contribuable, M. A, d'une demande d'autorisation de plaider au nom de la commune de Miramont-de-Guyenne pour se constituer partie civile dans une affaire de prise illégale d'intérêt. Le tribunal constate qu'il n'a pas statué dans le délai de deux mois prévu par les articles L. 2132-5 et R. 2132-2 du code général des collectivités territoriales, ce qui entraîne un rejet implicite de la demande et son dessaisissement. En conséquence, il déclare n'y avoir plus lieu de statuer sur la demande d'autorisation. Les conclusions des parties fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées, la procédure d'autorisation de plaider étant de nature administrative et non juridictionnelle.
N° TA33-2500970(TA33-2500970)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A B d’un recours contre le refus de la MDPH de la Gironde de lui attribuer l’allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a constaté que, selon les articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 821-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête pour incompétence et ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
N° TA33-2501348(TA33-2501348)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, par une ordonnance du 11 mars 2025, a fait droit à la demande de l’expert M. A B d’étendre les opérations d’expertise initialement ordonnées le 28 février 2025 dans le cadre des travaux de réhabilitation de la « Manufacture de chaussures » à Bordeaux. Cette extension vise à inclure les propriétaires des parcelles cadastrées 000 BY 214, 213 et 212, ainsi que les sociétés Compagnie Architecture, Dune Construction et Oteis, en raison de leur proximité immédiate avec le chantier ou de leur intervention dans le projet. La solution retenue se fonde sur l’utilité de la mesure pour permettre à l’expert de constater l’état des immeubles et d’éventuels dommages, sans préjuger des responsabilités, en application des articles R. 532-1, R. 532-1-1 et R. 532-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2300070(TA33-2300070)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Cegelec Bordeaux, qui contestait les pénalités de retard (8 800 €) et d'absence aux réunions de chantier (1 000 €) appliquées par le SDIS de la Gironde dans le cadre d’un marché public de travaux. Le tribunal a jugé que ces pénalités, fondées sur le CCAP Travaux et le CCAG Travaux (arrêté du 8 septembre 2009), étaient justifiées par les retards constatés par le maître d’œuvre et les absences non contestées. En conséquence, la demande de paiement du solde du marché et des intérêts a été rejetée, et la société a été condamnée à verser 1 500 € au SDIS au titre des frais de justice.
N° TA33-2501078(TA33-2501078)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. B, un ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet de la Gironde. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués (incompétence, défaut de motivation, violation des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La demande de suspension et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA33-2501139(TA33-2501139)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 22 novembre 2024 fixant le forfait journalier du lieu de vie et d'accueil "L'Entre Deux" à 182,12 euros. La société requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour incompétence et erreur d'appréciation. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la baisse du forfait étant modérée et n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de la société ou à l'intérêt public de la protection de l'enfance. La requête est rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA33-2402775(TA33-2402775)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 20 mars 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que la menace à l'ordre public était caractérisée et que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée au regard des infractions commises. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA33-2501246(TA33-2501246)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil suite à sa demande de réexamen d'asile. La juridiction a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que l'office avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant, notamment via un entretien de vulnérabilité. Le tribunal a écarté les moyens d'erreur de droit et de vice de procédure, considérant que la présentation d'une demande de réexamen justifiait légalement le refus en application des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2402651(TA33-2402651)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, par une ordonnance du 25 mars 2025, a rectifié une erreur matérielle entachant son précédent jugement du 11 mars 2025. Cette erreur concernait le prénom de la requérante, Mme A, qui avait été mentionné comme "Alba" au lieu de "B". La correction a été ordonnée sur le fondement de l'article R. 741-11 du code de justice administrative, qui permet au président du tribunal de corriger les erreurs matérielles n'ayant pas influencé le jugement de l'affaire.
N° TA33-2401816(TA33-2401816)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A B, ressortissant marocain, contestant le refus du préfet de Lot-et-Garonne de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a également considéré que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais a substitué d'office l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, applicable en l'espèce. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant le refus de délivrance du titre de séjour.
N° TA33-2401484(TA33-2401484)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 29 décembre 2023 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen. Le tribunal estime que le préfet a porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA33-2401290(TA33-2401290)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 19 février 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a limité son examen au seul refus de séjour, les autres mesures (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) ayant déjà été jugées par une magistrate désignée. Il a rejeté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen personnalisé, l'erreur de droit sur le fondement de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité du refus de titre de séjour.
N° TA33-2401282(TA33-2401282)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. C et Mme D, ressortissants géorgiens, contestant les décisions implicites de rejet du préfet de la Gironde refusant de leur délivrer un titre de séjour. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation de ces décisions, faute de réponse à leur demande de communication des motifs, ainsi qu'une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a joint les deux requêtes et, constatant que le préfet n'a pas produit de mémoire en défense, a annulé les décisions implicites de rejet pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2501247(TA33-2501247)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'OFII du 12 février 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance du principe du contradictoire et une erreur d'appréciation, soutenant qu'il n'avait pas refusé d'embarquer. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, M. C ayant été informé et ayant pu présenter ses observations, et que la seule absence de réponse à ces observations dans la décision n'entachait pas sa légalité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2306973(TA33-2306973)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 21 février 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à une ressortissante marocaine, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressée, mariée depuis 2019 à un compatriote résident de longue durée et mère d'un enfant né en France et scolarisé. Les textes appliqués sont la Convention européenne des droits de l'homme et la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA33-2302691(TA33-2302691)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B C A, qui contestait un indu d'allocation de solidarité spécifique de 537 euros réclamé par France Travail. La juridiction a constaté que le requérant n'avait pas justifié avoir saisi le médiateur de France Travail dans le cadre de la procédure de médiation préalable obligatoire, pourtant requise par les articles L. 213-11 et R. 5312-47 du code du travail. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée, le dossier étant transmis au médiateur compétent.
N° TA33-2306463(TA33-2306463)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 23 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 421-1, L. 421-4, L. 426-4 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C, incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.
N° TA33-2400119(TA33-2400119)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement pur et simple de M. C de ses conclusions aux fins d’injonction contre le ministre des armées concernant sa demande de démission. Le requérant a maintenu sa demande de frais de justice sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a condamné le ministre des armées à verser à M. C une somme de 1 000 euros au titre de ces frais. La décision a été rendue par ordonnance du président de la 1ère chambre le 11 mars 2025.
N° TA33-2304028(TA33-2304028)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, professeure à Bordeaux Sciences Agro, qui contestait le refus implicite du ministre de l’agriculture de lui accorder un changement d’affectation pour raisons médicales. La requérante invoquait un harcèlement moral et une inaptitude à exercer ses fonctions sur son site d’affectation. Le tribunal a estimé que Mme B n’apportait pas d’éléments précis permettant de présumer l’existence d’un harcèlement moral. Il a également jugé que l’administration avait respecté les dispositions de l’article 1er du décret n° 84-1051 en lui proposant un poste en distanciel correspondant à son grade, sans être tenue de lui offrir une affectation dans sa spécialité scientifique.