Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2401632(TA33-2401632)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Dordogne de lui attribuer le revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation du tribunal restée sans réponse. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a prononcé le rejet par ordonnance.
N° TA33-2306227(TA33-2306227)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A pour contester la suspension de son agrément d'assistante maternelle pour quatre mois. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité son conseil à confirmer le maintien de la requête dans un délai d'un mois. Aucune confirmation n'étant parvenue, Mme A est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 10 mars 2025, le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA33-2304835(TA33-2304835)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a donné acte du désistement d’instance de M. D et Mme E, qui contestaient un arrêté du maire de Lamarque du 28 juillet 2023 leur refusant une déclaration préalable pour édifier une clôture. Après l’échec d’une médiation, le tribunal leur a demandé, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer le maintien de leur requête. En l’absence de réponse dans le délai d’un mois, ils sont réputés s’être désistés, ce désistement étant pur et simple. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2403552(TA33-2403552)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du département de Lot-et-Garonne de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, et n'a pas régularisé sa demande malgré une invitation du tribunal.
N° TA33-2500434(TA33-2500434)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D formant opposition à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour un indu de prime d'activité. La requérante contestait la signification de cette contrainte à son mari, mais le tribunal a constaté que son opposition avait été enregistrée au-delà du délai de quinze jours prévu par l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable pour cause de tardiveté.
N° TA33-2501487(TA33-2501487)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis par la trésorerie de Bordeaux pour des forfaits de post-stationnement majoré. La requérante invoquait l’urgence, la saisie représentant 85 % de sa retraite mensuelle, mais n’a développé aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. En application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge a rejeté la requête sans examiner la condition d’urgence, faute de moyen sérieux.
N° TA33-2407975(TA33-2407975)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant le refus de la directrice régionale des affaires culturelles de Nouvelle-Aquitaine d’étendre la protection au titre des monuments historiques de l’hôtel de Bourges à Bazas, ainsi que l’avis défavorable de la commission régionale du patrimoine. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, se limitant à une contestation de l’appréciation des faits, n’étaient assortis que de photographies insuffisantes pour étayer son argumentation. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande.
N° TA33-2500038(TA33-2500038)
Rejet d'une requête de Mme C contestant le refus de la commission nationale d'indemnisation des harkis. Le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande par ordonnance, jugeant que les moyens invoqués par la requérante étaient inopérants. Celle-ci se bornait à faire valoir des conditions de vie difficiles sans établir un séjour dans les structures ouvrant droit à indemnisation au titre de la loi du 23 février 2022 et du décret du 21 septembre 2023. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2501295(TA33-2501295)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 27 décembre 2024 par lequel le préfet de la Gironde avait assigné à résidence M. B, un ressortissant colombien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur d'appréciation en fixant la résidence de l'intéressé en Gironde, alors que M. B justifiait d'un domicile établi à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et qu'aucun élément ne démontrait un lien personnel avec la Gironde. La décision s'appuie sur l'article R.733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose à l'autorité administrative de définir le périmètre de l'assignation en fonction du domicile de l'étranger.
N° TA33-2501221(TA33-2501221)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 18 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant un retour pour trois ans. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Après avoir examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2501225(TA33-2501225)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde du 20 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation de sa situation familiale et professionnelle, ainsi qu'un risque pour son intégrité physique en cas de retour au Maroc. Le tribunal a écarté ces moyens, faute pour M. A d'avoir apporté des pièces ou indications suffisantes à l'appui de ses allégations, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (vie privée et familiale) et de l'article 3 de la même Convention (traitements inhumains ou dégradants). La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2501095(TA33-2501095)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 21 décembre 2024 par laquelle la Caisse des dépôts et consignations avait déréférencé la société Advizzeo de la plateforme "Mon Compte Formation" pour neuf mois et ordonné le remboursement de sommes. Le juge a estimé que les moyens soulevés par la société, notamment ceux tirés du non-respect du contradictoire et du caractère disproportionné de la sanction, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail, en particulier les articles L. 6323-9 et R. 6333-6, qui encadrent les pouvoirs de sanction de la Caisse des dépôts et consignations.
N° TA33-2501222(TA33-2501222)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant son assignation à résidence pour 45 jours avec une plage horaire de présence au domicile de 3 heures, prise par le préfet de la Gironde le 18 février 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté d'assignation à résidence, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2406499(TA33-2406499)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 17 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, sans erreur de droit ou de fait. La solution retenue confirme la légalité du refus de séjour et de la mesure d'éloignement.
N° TA33-2302239(TA33-2302239)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société PHD France contestant un rappel de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2017-2018. La société soutenait notamment que l'administration avait illégalement étendu son droit de reprise à des années prescrites et que le montant réclamé était incohérent. Le tribunal a rejeté le grief procédural de la société concernant la communication du mémoire en défense, jugeant que les actes de procédure pouvaient être valablement adressés à la partie elle-même et non à son mandataire. Sur le fond, le tribunal a appliqué les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales pour statuer sur le bien-fondé du rappel de TVA. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision rejette la requête de la société PHD France.
N° TA33-2500521(TA33-2500521)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait le versement d'indemnités et d'heures supplémentaires. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, M. A n'a pas produit de demande préalable à l'administration, condition nécessaire pour lier le contentieux. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2302171(TA33-2302171)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL Geo Polis, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 6 898 euros. La société invoquait des factures de prestations de services émises en 2020 mais payées en 2022, ainsi que des crédits à régulariser. Le tribunal a estimé que la société ne produisait aucune facture permettant de vérifier le droit à déduction, en application des articles 271 du code général des impôts et 242-0 G de l’annexe II. Faute de justificatifs suffisants, la demande a été rejetée.
N° TA33-2500923(TA33-2500923)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. Le requérant avait produit des pièces relatives à sa situation personnelle et professionnelle, mais sans exposer aucun moyen juridique ni formuler de conclusions précises (annulation ou indemnisation). En application des articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, l'absence de conclusions et de moyens rend la requête irrecevable.
N° TA33-2301473(TA33-2301473)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 668,47 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire. Le tribunal, appliquant l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, a reconnu sa bonne foi mais a estimé que le remboursement ne compromettait pas durablement l’équilibre de son budget. La demande d’annulation de la décision du directeur de la CAF de la Dordogne a donc été rejetée.
N° TA33-2301265(TA33-2301265)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus partiel de remise gracieuse de sa dette d'allocation de logement familiale (362 euros). Le juge a estimé que, bien que Mme A soit de bonne foi, sa situation de précarité ne justifiait pas une remise totale, faute de justificatifs suffisants sur ses ressources et charges. La décision s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui permettent une remise en cas de précarité, sauf fraude. La remise partielle de 90,50 euros accordée par la CAF a donc été confirmée.