Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2405410(TA33-2405410)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant le refus du préfet de Lot-et-Garonne de lui délivrer une carte nationale d'identité. Le requérant se bornait à invoquer les difficultés pratiques liées à l'absence de titre d'identité, sans contester le motif légal du refus fondé sur son placement sous contrôle judiciaire. Ce placement, ordonné par le tribunal judiciaire de Paris, imposait le retrait de ses documents d'identité en application de l'article 138 du code de procédure pénale. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant et a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2405435(TA33-2405435)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B dirigée contre la décision du préfet de la Gironde du 25 juillet 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le requérant se bornait à invoquer une méconnaissance des exigences documentaires sans formuler aucun moyen juridique contre le motif de la décision, fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête, manifestement irrecevable faute de moyens, a été rejetée par ordonnance.
N° TA33-2301063(TA33-2301063)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une décision du CNAPS du 13 janvier 2023 lui infligeant une interdiction temporaire d’exercice de six mois et une pénalité financière de 10 000 euros. Après le rejet de son référé suspension, M. A n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code, a donné acte du désistement d’office de la requête.
N° TA33-2304842(TA33-2304842)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’autorisation de mise en location pris par le président de Bordeaux Métropole. Par un mémoire, le requérant s’est désisté de sa requête, désistement accepté par la métropole, qui a également renoncé à ses conclusions au titre des frais de justice. Le tribunal a donné acte de ces désistements par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404078(TA33-2404078)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration a délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2026. Le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.
N° TA33-2202506(TA33-2202506)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait le permis de construire modificatif délivré par le maire de Bordeaux à M. D pour des travaux sur un mur mitoyen et un balcon. Le tribunal a jugé que le pétitionnaire, en fournissant l'attestation prévue à l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme, était réputé avoir qualité pour déposer la demande, nonobstant la mitoyenneté du mur. Il a également écarté les moyens tirés du défaut de sincérité du dossier et de la méconnaissance de l'article UM35 du plan local d'urbanisme, sans les détailler dans cet extrait. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. A.
N° TA33-2402115(TA33-2402115)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C A comme manifestement irrecevable. Ce dernier demandait au préfet de la Gironde de prouver la notification d’un commandement de quitter les lieux et sollicitait 10 000 euros de dommages et intérêts. Le juge a rappelé que le recours pour excès de pouvoir ne peut viser que l’annulation d’une décision administrative ou des conclusions indemnitaires, et non une simple demande de preuve. Faute de décision attaquée ou de demande préalable indemnitaire, la requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406766(TA33-2406766)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ingénieur électronicien des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA), qui contestait sa désignation comme personnel indispensable lors d'un préavis de grève le 7 novembre 2024. Le juge a estimé que l'atteinte au droit de grève n'était pas manifestement illégale, la décision ministérielle étant fondée sur les dispositions de l'article L. 114-4 du code général de la fonction publique et du décret du 17 décembre 1985, justifiée par la nécessité de maintenir la sécurité de la navigation aérienne, notamment pour l'équipement ILS de l'aéroport de Pau. La solution retenue écarte l'urgence et le caractère grave de l'atteinte, en raison de l'intérêt général impérieux lié à la sauvegarde des personnes et des biens.
N° TA33-2305993(TA33-2305993)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Gironde. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée le titre de séjour sollicité, rendant les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. Par ordonnance du 6 novembre 2024, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais de justice, en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code.
N° TA33-2402170(TA33-2402170)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme D, ressortissante nigériane, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le vice de procédure lié à l'avis du collège de l'OFII, et la violation des articles L. 425-10 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2404400(TA33-2404400)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé provision par la société Aqio, titulaire du lot "gros œuvre" d'un marché de reconstruction d'un collège, qui réclamait au département de la Gironde une provision de plus de 2 millions d'euros pour des surcoûts liés à des fautes dans la direction du chantier. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour la société d'avoir préalablement soumis un mémoire en réclamation conforme aux stipulations de l'article 50 du CCAG Travaux, applicable au marché. Il a rappelé que cette procédure contractuelle préalable est obligatoire avant toute saisine du juge, y compris en référé, et que le mémoire doit exposer de façon précise et détaillée les chefs de contestation et les montants réclamés.
N° TA33-2406733(TA33-2406733)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 29 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision d'éloignement. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA33-2005799(TA33-2005799)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme Charlotte Santais, conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation. Celle-ci contestait le refus de l'administration de revaloriser au taux n°2 (660 euros) la prime exceptionnelle "Covid-19" qui lui avait été accordée au taux n°1 (330 euros). Le tribunal a jugé que la requérante n'établissait pas avoir été soumise à un surcroît significatif de travail, condition posée par le décret du 14 mai 2020 pris pour l'application de l'article 11 de la loi du 25 avril 2020. En conséquence, la demande d'annulation de la décision du 8 décembre 2020 a été rejetée.
N° TA33-2401161(TA33-2401161)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Fromarsac d’une demande de décharge partielle de cotisation foncière des entreprises. L’administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de sa requête. En l’absence de réponse dans le délai d’un mois, la société est réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 5 novembre 2024, le président de la 3ème chambre donne acte de ce désistement pur et simple.
N° TA33-2402670(TA33-2402670)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SCI 221 rue Georges Mandel pour contester un rejet de réclamation relatif à la taxe sur les logements vacants pour 2023. L'administration fiscale a prononcé un dégrèvement de l'imposition le 12 juillet 2024, conduisant à une demande de non-lieu. Le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de réponse dans le délai d'un mois, la SCI est réputée s'être désistée. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement d'instance.
N° TA33-2403032(TA33-2403032)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par l'association Territoires et Intégration Nouvelle-Aquitaine, pour le compte de M. A, afin d'obtenir la mainlevée d'une saisie à tiers détenteur portant sur l'impôt sur le revenu (2017) et la taxe d'habitation (2019). En cours d'instance, l'administration fiscale a prononcé la mainlevée de la saisie et restitué la somme de 3 011 euros, conduisant M. A à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 5 novembre 2024, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2405472(TA33-2405472)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a donné acte du désistement d'instance de Mme C et M. F, qui contestaient le refus d'affectation de leur fils au lycée Vaclav Havel de Bègles. Leur requête en annulation de la décision du 24 juin 2024 de la rectrice de l'académie de Bordeaux a été réputée abandonnée, faute pour les requérants d'avoir confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai d'un mois suivant le rejet de leur référé suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du même code pour constater ce désistement.
N° TA33-2406183(TA33-2406183)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait la révision de ses notes au baccalauréat professionnel. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait que des moyens d'ordre gracieux, sans conclusions à fin d'annulation d'une décision administrative. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet.
N° TA33-2101084(TA33-2101084)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. Deméret, conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation, qui demandait l'annulation du refus de revaloriser sa prime exceptionnelle "Covid-19" de 330 à 660 euros. Le requérant invoquait une méconnaissance du principe d'égalité de traitement et l'existence de critères d'attribution plus favorables. Le tribunal a jugé que M. Deméret n'établissait pas avoir été soumis à un surcroît significatif de travail justifiant le taux supérieur, ni l'existence des critères qu'il alléguait. La décision s'appuie sur l'article 11 de la loi du 25 avril 2020 et les articles 1er, 3 et 7 du décret du 14 mai 2020.
N° TA33-2100878(TA33-2100878)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme B A, directrice pénitentiaire, qui contestait le refus de revaloriser sa prime exceptionnelle "Covid-19" (décret n° 2020-570 du 14 mai 2020). La requérante invoquait un surcroît de travail et une méconnaissance du principe d'égalité de traitement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la requérante ne justifiait pas d'un surcroît significatif de travail justifiant le taux supérieur de la prime. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-570 et du code général de la fonction publique.