Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2403686(TA33-2403686)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Villenave d’Ornon à la société MC Foncière. Les requérants se sont désistés de leur instance et de leur action par un acte du 25 octobre 2024. Par ordonnance du 4 novembre 2024, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement pur et simple.
N° TA33-2406754(TA33-2406754)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui dénonçait des faits de harcèlement moral et autres violences professionnelles imputés à l'Université de Bordeaux. Le juge a estimé que le requérant n'établissait ni l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, ni l'urgence justifiant l'intervention de mesures à très brefs délais. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2406580(TA33-2406580)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre une lettre de relance émise par une collectivité territoriale pour le recouvrement d’une créance non fiscale. Le juge a constaté que, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement de telles créances relève de la compétence du juge de l’exécution, et non de la juridiction administrative. La lettre de relance étant un acte préparatoire aux poursuites, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2305885(TA33-2305885)
Permis de construire. Tribunal administratif de Bordeaux. Donne acte du désistement pur et simple des requérants, qui ont abandonné leur recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Villenave d'Ornon. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406630(TA33-2406630)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de la SCI Sileb, qui contestait un arrêté du maire de Martignas-sur-Jalles du 26 juin 2024 refusant un permis de construire pour la surélévation d’un bâtiment et la création de huit studios. La juridiction a estimé que la condition d’urgence, requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, car la société n’a pas démontré que les effets du refus, notamment la perte potentielle de droits liés à un certificat d’urbanisme, créaient une situation d’urgence justifiant une suspension avant le jugement au fond. La solution retenue est le rejet de la demande de suspension, sans examen des moyens de légalité soulevés par la requérante.
N° TA33-2406186(TA33-2406186)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la communauté d'agglomération du Grand Rodez, le musée Soulages Rodez et la société Helvetia d'un recours en excès de pouvoir contre une ordonnance de taxation rendue par le tribunal administratif de Toulouse. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur instance. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 31 octobre 2024.
N° TA33-2305854(TA33-2305854)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a refusé de transmettre au Conseil d'État la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la société Camiac Energies. Cette QPC contestait la conformité à la Constitution de l'article 230 de la loi de finances pour 2024, qui modifie rétroactivement les contrats de complément de rémunération pour l'électricité. Le tribunal a jugé que la question était dépourvue de caractère sérieux, en se fondant notamment sur la jurisprudence du Conseil constitutionnel (décision n° 2023-1065 QPC du 26 octobre 2023) et du Conseil d'État (décision n° 471674 du 13 février 2024). La solution retenue est donc le refus de transmission de la QPC, les conditions de l'article 23-2 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 n'étant pas toutes remplies.
N° TA33-2404504(TA33-2404504)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de refus d’inscription scolaire. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales, ne maintenant que leur demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte du désistement et rejeté la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA33-2402501(TA33-2402501)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir, a examiné la demande d’annulation de la décision du 14 février 2024 par laquelle la rectrice de l’académie de Bordeaux a confirmé l’exclusion définitive d’un lycée d’un élève mineur pour des faits de harcèlement. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment celui tiré de l’absence de mention des faits dans la convocation devant la commission académique d’appel, en estimant que les requérants avaient eu connaissance des faits reprochés lors de la procédure antérieure. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles D. 511-31, D. 511-32 et D. 511-52 du code de l’éducation.
N° TA33-2404568(TA33-2404568)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, un ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 21 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation du droit d'être entendu, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les principes généraux du droit de l'Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
N° TA33-2206303(TA33-2206303)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, étudiante en soins infirmiers, contestant son exclusion définitive de l'institut de formation des professionnels de santé du Villeneuvois pour des actes incompatibles avec la sécurité des patients. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du principe du contradictoire, l'absence de motivation et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, considérant que la procédure prévue par l'arrêté du 21 avril 2007 avait été respectée et que la sanction d'exclusion définitive n'était pas disproportionnée au regard des faits reprochés. En conséquence, la demande d'annulation de la décision du 5 mai 2022 et du rejet du recours gracieux a été rejetée.
N° TA33-2205864(TA33-2205864)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A qui demandait la réduction de ses impôts sur le revenu pour 2020 et 2021 en sollicitant la déduction des frais réels de ses salaires. Le tribunal a estimé que M. A n’avait pas apporté de preuves suffisantes de l’utilisation professionnelle d’un véhicule, se bornant à fournir des documents au nom de son beau-père sans justificatifs de frais kilométriques ou de carburant. En conséquence, l’administration fiscale n’a pas méconnu l’article 83 du code général des impôts en appliquant la déduction forfaitaire de 10 %.
N° TA33-2205160(TA33-2205160)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 22 juin 2022 du directeur général des finances publiques rejetant la demande d'aide "coûts fixes consolidation" de la SAS Gérard Pons Voyage, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a retenu un vice de forme, la décision notifiée par téléservice ne comportant pas les prénom, nom et qualité de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamné l'État à verser 1 000 euros à la société au titre des frais de justice.
N° TA33-2206611(TA33-2206611)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL La Plantation, qui demandait la décharge de 8 306 euros de cotisation économique territoriale (CET) au titre du plafonnement en fonction de la valeur ajoutée pour 2020. La société avait saisi l’administration fiscale le 5 octobre 2022, soit après l’expiration du délai de réclamation fixé au 31 décembre 2021 par l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, rendant sa demande tardive. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit au recours effectif et du droit de propriété, estimant que le délai de 14 mois n’était pas excessivement bref. La solution retenue est fondée sur les dispositions du livre des procédures fiscales et de la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA33-2403359(TA33-2403359)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 17 mai 2024 par laquelle la section disciplinaire de l’université Bordeaux Montaigne a exclu un étudiant pour un an, en raison de faits de harcèlement et de violences. Le tribunal retient que la procédure a méconnu le droit de se taire, découlant de l’article 9 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, car l’étudiant n’a pas été informé de cette faculté lors de la transmission d’un questionnaire. Il enjoint à l’université de réintégrer rétroactivement l’étudiant et condamne l’établissement à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA33-2406469(TA33-2406469)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme tardive la requête de Mme A, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par la rectrice de l'académie de Bordeaux. La requérante avait exercé un recours hiérarchique contre cette décision, mais n'a pas saisi le tribunal dans les deux mois suivant la naissance d'une décision implicite de rejet de ce recours, conformément aux articles R. 421-1 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA33-2206483(TA33-2206483)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, était saisi par M. et Mme C d'une contestation relative à l'imposition en France d'une plus-value immobilière réalisée en Chine en 2015. Les requérants soutenaient que Mme C devait être considérée comme résidente fiscale chinoise, ce qui excluait l'imposition en France, ou, à titre subsidiaire, que la plus-value devait être exonérée à hauteur du réinvestissement dans leur résidence principale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que Mme C avait son domicile fiscal en France au sens de l'article 4 B du code général des impôts et que la plus-value était imposable en France. La solution retenue s'appuie sur les critères de la loi fiscale nationale, sans que la convention fiscale franco-chinoise du 26 novembre 2013 ne fasse obstacle à cette imposition.
N° TA33-2205733(TA33-2205733)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, qui contestait le refus de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître le statut d'apatride. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFPRA était suffisamment motivée et que l'office avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que les documents produits par M. D, notamment des actes émanant de la République arabe sahraouie démocratique non reconnue par la France, ne permettaient pas d'établir son identité ni de démontrer qu'aucun État ne le considérait comme son ressortissant, conformément à la convention de New York du 28 septembre 1954 et aux articles L. 582-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2206082(TA33-2206082)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2016 et 2017. Ces impositions faisaient suite à la remise en cause de frais professionnels de la société France Distrib, requalifiés en revenus distribués. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, la contribuable ayant saisi le tribunal plus de deux mois après la notification de la décision de rejet de sa réclamation préalable, en méconnaissance de l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA33-2205292(TA33-2205292)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 17 septembre 2018 par laquelle l’Agence de services et de paiement (ASP) a refusé d’accorder à M. A l’aide à l’acquisition d’un vélo à assistance électrique. Le tribunal écarte les fins de non-recevoir soulevées par l’ASP, jugeant que le recours pour excès de pouvoir est recevable sans ministère d’avocat et que la requête contient un moyen. Il estime que le refus est illégal car l’administration n’a pas démontré avoir informé le requérant du caractère incomplet de son dossier, en méconnaissance de l’article 3 de l’arrêté du 30 décembre 2014 pris pour l’application du code de l’énergie.