Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2206168(TA33-2206168)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2019, issues d’une vérification de comptabilité de sa société. La requête a été jugée irrecevable car tardive : la décision de rejet de sa réclamation préalable, notifiée par pli recommandé présenté le 28 juillet 2022, a été régulièrement réputée reçue à cette date, et le délai de recours de deux mois expirait le 29 septembre 2022, alors que la requête n’a été enregistrée que le 23 novembre 2022. Le tribunal s’est fondé sur les articles L. 199 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA33-2204850(TA33-2204850)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de la SCI de l'Avenir, qui contestait une amende fiscale de 1 200 euros pour défaut de déclaration d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2019. La société invoquait des difficultés logistiques, mais n'a pas apporté de précisions suffisantes pour contester utilement le bien-fondé de l'amende, infligée sur le fondement de l'article 1729 B du code général des impôts. Le tribunal écarte les conclusions sans examiner les fins de non-recevoir, estimant que le moyen soulevé est insuffisamment étayé.
N° TA33-2402920(TA33-2402920)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 3ème chambre, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 2 mai 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière, et a jugé que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation de la requérante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice, sans que les textes appliqués (notamment l'article L. 425-9 du CESEDA et l'article 8 de la CEDH) ne soient explicitement discutés dans l'extrait fourni.
N° TA33-2204812(TA33-2204812)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SCI de l'Avenir, qui contestait des avis de mise en recouvrement de TVA et d'amendes pour la période de mai 2019 à décembre 2020. La société soutenait que son droit de réponse avait été méconnu, faute d'avoir reçu une proposition de rectification définitive. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification du 10 septembre 2021, notifiée et reçue, informait clairement la requérante de son délai de 30 jours pour présenter ses observations, ce qu'elle n'a pas fait. En l'absence d'observations, l'administration a pu émettre les titres de recouvrement sans méconnaître le droit de réponse. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA33-2205864(TA33-2205864)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A qui demandait la réduction de ses impôts sur le revenu pour 2020 et 2021 en sollicitant la déduction des frais réels de ses salaires. Le tribunal a estimé que M. A n’avait pas apporté de preuves suffisantes de l’utilisation professionnelle d’un véhicule, se bornant à fournir des documents au nom de son beau-père sans justificatifs de frais kilométriques ou de carburant. En conséquence, l’administration fiscale n’a pas méconnu l’article 83 du code général des impôts en appliquant la déduction forfaitaire de 10 %.
N° TA33-2204777(TA33-2204777)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, était saisi par M. et Mme B d’une demande de décharge de l’amende de 145 893 euros infligée à M. B sur le fondement de l’article 1759 du code général des impôts (CGI), pour défaut de désignation des bénéficiaires de revenus distribués par la SARL B. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration avait valablement appliqué l’article 117 du CGI, la société n’ayant pas désigné les bénéficiaires dans le délai de trente jours suivant la proposition de rectification. Il a également écarté les moyens tirés de l’irrégularité de l’avis de mise en recouvrement et de l’absence de motivation, et jugé que la liquidation judiciaire de la société ne faisait pas obstacle à l’amende, conformément à la jurisprudence.
N° TA33-2402501(TA33-2402501)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir, a examiné la demande d’annulation de la décision du 14 février 2024 par laquelle la rectrice de l’académie de Bordeaux a confirmé l’exclusion définitive d’un lycée d’un élève mineur pour des faits de harcèlement. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment celui tiré de l’absence de mention des faits dans la convocation devant la commission académique d’appel, en estimant que les requérants avaient eu connaissance des faits reprochés lors de la procédure antérieure. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles D. 511-31, D. 511-32 et D. 511-52 du code de l’éducation.
N° TA33-2404235(TA33-2404235)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également écarté les moyens d'incompétence et d'erreur manifeste d'appréciation soulevés contre l'obligation de quitter le territoire. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2205292(TA33-2205292)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 17 septembre 2018 par laquelle l’Agence de services et de paiement (ASP) a refusé d’accorder à M. A l’aide à l’acquisition d’un vélo à assistance électrique. Le tribunal écarte les fins de non-recevoir soulevées par l’ASP, jugeant que le recours pour excès de pouvoir est recevable sans ministère d’avocat et que la requête contient un moyen. Il estime que le refus est illégal car l’administration n’a pas démontré avoir informé le requérant du caractère incomplet de son dossier, en méconnaissance de l’article 3 de l’arrêté du 30 décembre 2014 pris pour l’application du code de l’énergie.
N° TA33-2404448(TA33-2404448)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 2 juillet 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant fidjien père de deux enfants français. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A contribuant effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale".
N° TA33-2205166(TA33-2205166)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé le refus de l’administration d’accorder à la société Gérard Pons Voyage l’aide « coûts fixes rebond » prévue par le décret du 3 novembre 2021 pour la période de janvier à octobre 2021. La décision de rejet du 20 juin 2022, notifiée par téléservice, a été jugée irrégulière car elle ne mentionnait pas les prénom, nom et qualité de son auteur, en méconnaissance des articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal a également annulé le rejet du recours gracieux et enjoint à l’administration de réexaminer la demande de la société sous deux mois. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
N° TA33-2404526(TA33-2404526)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une méconnaissance de son droit d'être entendue, et la violation des stipulations de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ainsi que des articles L. 421-1, L. 421-34 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure avait respecté le droit d'être entendu, et que les conditions de délivrance du titre de séjour sollicité n'étaient pas remplies au regard des textes applicables. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA33-2404195(TA33-2404195)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par M. A, ressortissant centrafricain, d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 juin 2024 refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français, a examiné les moyens soulevés. Le tribunal a notamment statué sur la légalité des décisions au regard des articles L. 423-7, L. 423-8, L. 423-23 et L. 433-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision rejette les conclusions de M. A, confirmant ainsi la légalité de l’arrêté préfectoral.
N° TA33-2404319(TA33-2404319)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. J, a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté préfectoral du 15 mars 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, la délégation de signature étant régulière. S'agissant du fondement sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que l'avis du collège de médecins de l'OFII, concluant à la possibilité d'un traitement approprié au Maroc, n'était pas contredit par les éléments produits par le requérant. La requête a donc été rejetée.
N° TA33-2206611(TA33-2206611)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL La Plantation, qui demandait la décharge de 8 306 euros de cotisation économique territoriale (CET) au titre du plafonnement en fonction de la valeur ajoutée pour 2020. La société avait saisi l’administration fiscale le 5 octobre 2022, soit après l’expiration du délai de réclamation fixé au 31 décembre 2021 par l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, rendant sa demande tardive. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit au recours effectif et du droit de propriété, estimant que le délai de 14 mois n’était pas excessivement bref. La solution retenue est fondée sur les dispositions du livre des procédures fiscales et de la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA33-2206303(TA33-2206303)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, étudiante en soins infirmiers, contestant son exclusion définitive de l'institut de formation des professionnels de santé du Villeneuvois pour des actes incompatibles avec la sécurité des patients. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du principe du contradictoire, l'absence de motivation et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, considérant que la procédure prévue par l'arrêté du 21 avril 2007 avait été respectée et que la sanction d'exclusion définitive n'était pas disproportionnée au regard des faits reprochés. En conséquence, la demande d'annulation de la décision du 5 mai 2022 et du rejet du recours gracieux a été rejetée.
N° TA33-2404358(TA33-2404358)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 12 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-ivoirien du 21 septembre 1992. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA33-2300779(TA33-2300779)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. C, ressortissant marocain, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'accord franco-marocain et des articles L. 421-1, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction de M. C.
N° TA33-2205555(TA33-2205555)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 3ème chambre, était saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre deux avis à tiers détenteur émis par le comptable public pour le recouvrement de la redevance incitative d’enlèvement des ordures ménagères due à une communauté de communes. Le tribunal a relevé d’office un moyen tiré de son incompétence, considérant que la contestation portait sur une créance non fiscale d’une collectivité territoriale relevant d’un service public industriel et commercial. En application de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales, le juge administratif s’est déclaré incompétent pour connaître des conclusions dirigées contre ces actes de poursuite, la contestation relevant du juge de l’exécution. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA33-2403359(TA33-2403359)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 17 mai 2024 par laquelle la section disciplinaire de l’université Bordeaux Montaigne a exclu un étudiant pour un an, en raison de faits de harcèlement et de violences. Le tribunal retient que la procédure a méconnu le droit de se taire, découlant de l’article 9 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, car l’étudiant n’a pas été informé de cette faculté lors de la transmission d’un questionnaire. Il enjoint à l’université de réintégrer rétroactivement l’étudiant et condamne l’établissement à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.