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Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 17 mai 2024 par laquelle la section disciplinaire de l’université Bordeaux Montaigne a exclu un étudiant pour un an, en raison de faits de harcèlement et de violences. Le tribunal retient que la procédure a méconnu le droit de se taire, découlant de l’article 9 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, car l’étudiant n’a pas été informé de cette faculté lors de la transmission d’un questionnaire. Il enjoint à l’université de réintégrer rétroactivement l’étudiant et condamne l’établissement à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le paiement d’une redevance d’enlèvement des ordures ménagères de 347,46 euros pour 2022. Le tribunal a relevé d’office son incompétence, estimant que ce service, financé par une redevance calculée en fonction du service rendu, présente un caractère industriel et commercial. En application des articles L. 2333-76 et L. 2333-79 du code général des collectivités territoriales, les litiges relatifs à cette redevance relèvent de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2019, issues d’une vérification de comptabilité de sa société. La requête a été jugée irrecevable car tardive : la décision de rejet de sa réclamation préalable, notifiée par pli recommandé présenté le 28 juillet 2022, a été régulièrement réputée reçue à cette date, et le délai de recours de deux mois expirait le 29 septembre 2022, alors que la requête n’a été enregistrée que le 23 novembre 2022. Le tribunal s’est fondé sur les articles L. 199 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A qui demandait la réduction de ses impôts sur le revenu pour 2020 et 2021 en sollicitant la déduction des frais réels de ses salaires. Le tribunal a estimé que M. A n’avait pas apporté de preuves suffisantes de l’utilisation professionnelle d’un véhicule, se bornant à fournir des documents au nom de son beau-père sans justificatifs de frais kilométriques ou de carburant. En conséquence, l’administration fiscale n’a pas méconnu l’article 83 du code général des impôts en appliquant la déduction forfaitaire de 10 %.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SCI de l'Avenir, qui contestait des avis de mise en recouvrement de TVA et d'amendes pour la période de mai 2019 à décembre 2020. La société soutenait que son droit de réponse avait été méconnu, faute d'avoir reçu une proposition de rectification définitive. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification du 10 septembre 2021, notifiée et reçue, informait clairement la requérante de son délai de 30 jours pour présenter ses observations, ce qu'elle n'a pas fait. En l'absence d'observations, l'administration a pu émettre les titres de recouvrement sans méconnaître le droit de réponse. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, était saisi par M. et Mme B d’une demande de décharge de l’amende de 145 893 euros infligée à M. B sur le fondement de l’article 1759 du code général des impôts (CGI), pour défaut de désignation des bénéficiaires de revenus distribués par la SARL B. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration avait valablement appliqué l’article 117 du CGI, la société n’ayant pas désigné les bénéficiaires dans le délai de trente jours suivant la proposition de rectification. Il a également écarté les moyens tirés de l’irrégularité de l’avis de mise en recouvrement et de l’absence de motivation, et jugé que la liquidation judiciaire de la société ne faisait pas obstacle à l’amende, conformément à la jurisprudence.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 3ème chambre, était saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre deux avis à tiers détenteur émis par le comptable public pour le recouvrement de la redevance incitative d’enlèvement des ordures ménagères due à une communauté de communes. Le tribunal a relevé d’office un moyen tiré de son incompétence, considérant que la contestation portait sur une créance non fiscale d’une collectivité territoriale relevant d’un service public industriel et commercial. En application de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales, le juge administratif s’est déclaré incompétent pour connaître des conclusions dirigées contre ces actes de poursuite, la contestation relevant du juge de l’exécution. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 17 septembre 2018 par laquelle l’Agence de services et de paiement (ASP) a refusé d’accorder à M. A l’aide à l’acquisition d’un vélo à assistance électrique. Le tribunal écarte les fins de non-recevoir soulevées par l’ASP, jugeant que le recours pour excès de pouvoir est recevable sans ministère d’avocat et que la requête contient un moyen. Il estime que le refus est illégal car l’administration n’a pas démontré avoir informé le requérant du caractère incomplet de son dossier, en méconnaissance de l’article 3 de l’arrêté du 30 décembre 2014 pris pour l’application du code de l’énergie.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé le refus de l’administration d’accorder à la société Gérard Pons Voyage l’aide « coûts fixes rebond » prévue par le décret du 3 novembre 2021 pour la période de janvier à octobre 2021. La décision de rejet du 20 juin 2022, notifiée par téléservice, a été jugée irrégulière car elle ne mentionnait pas les prénom, nom et qualité de son auteur, en méconnaissance des articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal a également annulé le rejet du recours gracieux et enjoint à l’administration de réexaminer la demande de la société sous deux mois. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. C, ressortissant marocain, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'accord franco-marocain et des articles L. 421-1, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction de M. C.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir, a examiné la demande d’annulation de la décision du 14 février 2024 par laquelle la rectrice de l’académie de Bordeaux a confirmé l’exclusion définitive d’un lycée d’un élève mineur pour des faits de harcèlement. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment celui tiré de l’absence de mention des faits dans la convocation devant la commission académique d’appel, en estimant que les requérants avaient eu connaissance des faits reprochés lors de la procédure antérieure. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles D. 511-31, D. 511-32 et D. 511-52 du code de l’éducation.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de refus d’inscription scolaire. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales, ne maintenant que leur demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte du désistement et rejeté la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, refuse de transmettre au Conseil d'État la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la société La Pouyère Energies. Cette société contestait la conformité à la Constitution de l'article 230 de la loi de finances pour 2024, qui modifie rétroactivement les contrats de complément de rémunération pour l'électricité. Le tribunal juge que la question est dépourvue de caractère sérieux, en se fondant sur la jurisprudence du Conseil constitutionnel (décision n° 2023-1065 QPC du 26 octobre 2023) et du Conseil d'État (décision n° 471674 du 13 février 2024). Il estime que les atteintes alléguées au droit de propriété, à la liberté contractuelle et au principe d'égalité ne sont pas constituées, compte tenu du contexte de crise énergétique imprévisible.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la commune de Saint Avit Saint Nazaire d’une demande de provision de 121 175,95 euros, assortie d’intérêts et de dépens, pour des préjudices liés à l’effondrement de la charpente de la salle Albert Lallier, dirigée solidairement contre le cabinet Scapa Architectes associés, l’entreprise Biza et la société Apave Sudeurope. Par ordonnance du 2 mai 2023, une médiation a été ouverte. La commune s’étant désistée purement et simplement de sa requête le 21 octobre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 31 octobre 2024, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a donc été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’agriculture lui supprimant le versement d’indemnités journalières à compter de juillet 2024. M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 24 octobre 2024. Par ordonnance du 31 octobre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune contestation n’ayant été soulevée, le tribunal a constaté l’extinction de l’instance.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du ministre des armées refusant une prolongation d’activité au-delà de la limite d’âge. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 18 octobre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 31 octobre 2024.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’une requête en plein contentieux visant à contester une infraction routière ayant entraîné un retrait de points sur son permis de conduire. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que ce litige relève de la compétence des tribunaux judiciaires, et non de l’ordre administratif. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et 521-522 du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 23 février 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante turque, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec un réfugié titulaire d'une carte de résident et de sa grossesse. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme B une carte de séjour mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la commune de Coutras. Celle-ci demandait la communication de la décision de fermeture de la section sportive rugby du collège Henri de Navarre pour l'année 2024-2025. Le juge a constaté qu'aucune décision de fermeture n'existait pour cette année scolaire, la section demeurant officiellement ouverte, ce qui rendait la demande de communication sans objet. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme B et M. C A, ressortissants turcs, qui contestaient le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d'accueil suite à leur demande de réexamen d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et avait pris en compte leur vulnérabilité, conformément aux articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le moyen tiré du défaut d'information dans une langue comprise par les requérants n'était pas fondé. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.