Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2402115(TA33-2402115)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C A comme manifestement irrecevable. Ce dernier demandait au préfet de la Gironde de prouver la notification d’un commandement de quitter les lieux et sollicitait 10 000 euros de dommages et intérêts. Le juge a rappelé que le recours pour excès de pouvoir ne peut viser que l’annulation d’une décision administrative ou des conclusions indemnitaires, et non une simple demande de preuve. Faute de décision attaquée ou de demande préalable indemnitaire, la requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404400(TA33-2404400)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé provision par la société Aqio, titulaire du lot "gros œuvre" d'un marché de reconstruction d'un collège, qui réclamait au département de la Gironde une provision de plus de 2 millions d'euros pour des surcoûts liés à des fautes dans la direction du chantier. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour la société d'avoir préalablement soumis un mémoire en réclamation conforme aux stipulations de l'article 50 du CCAG Travaux, applicable au marché. Il a rappelé que cette procédure contractuelle préalable est obligatoire avant toute saisine du juge, y compris en référé, et que le mémoire doit exposer de façon précise et détaillée les chefs de contestation et les montants réclamés.
N° TA33-2301703(TA33-2301703)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’une demande d’expertise médicolégale et d’une action indemnitaire contre le département de la Gironde, en raison d’une agression imputée à des mineurs placés sous sa garde. Par une ordonnance du 6 novembre 2024, le président de la 4ème chambre a constaté le désistement d’office de la requérante, faute pour celle-ci d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la responsabilité du département ou l’indemnisation sollicitée.
N° TA33-2202506(TA33-2202506)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait le permis de construire modificatif délivré par le maire de Bordeaux à M. D pour des travaux sur un mur mitoyen et un balcon. Le tribunal a jugé que le pétitionnaire, en fournissant l'attestation prévue à l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme, était réputé avoir qualité pour déposer la demande, nonobstant la mitoyenneté du mur. Il a également écarté les moyens tirés du défaut de sincérité du dossier et de la méconnaissance de l'article UM35 du plan local d'urbanisme, sans les détailler dans cet extrait. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. A.
N° TA33-2307023(TA33-2307023)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre un avis de sommes à payer émis par un service comptable, relatif au remboursement de frais de restauration scolaire. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de sa requête, sans obtenir de réponse dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a constaté le désistement d’office de Mme B et a donné acte de ce désistement par ordonnance. La demande de la commune de Le Barp tendant à la condamnation de la requérante aux frais irrépétibles a été rejetée.
N° TA33-2406639(TA33-2406639)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A qui contestait des actes de poursuite (saisie administrative à tiers détenteur) émis pour le recouvrement d’une créance non fiscale de la communauté de communes du Réolais en Sud Gironde. Le juge a estimé que ce litige, portant sur la régularité d’actes de recouvrement d’une créance non fiscale d’un établissement public local, relève de la compétence du juge de l’exécution et non de la juridiction administrative, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
N° TA33-2401682(TA33-2401682)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait un défaut de compétence du signataire de la décision et une erreur manifeste d'appréciation concernant sa vulnérabilité et le motif légitime de sa demande tardive d'asile. Le tribunal a écarté le premier moyen, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que les certificats médicaux produits ne suffisaient pas à démontrer une vulnérabilité particulière justifiant une dérogation au délai de quatre-vingt-dix jours prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2401475(TA33-2401475)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite du préfet de la Gironde rejetant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant turc, pour défaut de motivation. Le préfet n’a pas communiqué les motifs de sa décision malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA33-2404078(TA33-2404078)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration a délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2026. Le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.
N° TA33-2305377(TA33-2305377)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de la SCI Ithaque et de l'Association de sauvegarde du site d'Arcachon (ASSA) contestant un arrêté du 7 août 2023 par lequel le maire d'Arcachon a autorisé la modification du cahier des charges du lotissement du Parc Pereire. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de la commune pour solliciter l'autorisation, l'absence de consultation de l'architecte des bâtiments de France en site inscrit, et un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la commune avait qualité pour agir, que la procédure était régulière et que l'opération ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'urbanisme applicables. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées, et les demandes de frais de justice des requérants ont été écartées.
N° TA33-2402170(TA33-2402170)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme D, ressortissante nigériane, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le vice de procédure lié à l'avis du collège de l'OFII, et la violation des articles L. 425-10 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2305584(TA33-2305584)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours en plein contentieux contre un avis défavorable du Fonds de solidarité logement (FSL) de Gironde rejetant sa demande d’aide financière énergie. Par un mémoire du 10 octobre 2024, M. B s’est désisté de sa requête, ce désistement étant pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 novembre 2024. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA33-2301534(TA33-2301534)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C contestant la délibération du 20 octobre 2022 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté de communes du Réolais en Sud-Gironde. Le tribunal a jugé que la note de synthèse jointe à la convocation des conseillers communautaires était suffisante au regard de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales. Il a également écarté les moyens tirés de l'absence de nouvelle enquête publique, de l'illégalité des STECAL au regard de l'article L. 151-13 du code de l'urbanisme, et de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement des parcelles du requérant en zone N. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
N° TA33-2301063(TA33-2301063)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une décision du CNAPS du 13 janvier 2023 lui infligeant une interdiction temporaire d’exercice de six mois et une pénalité financière de 10 000 euros. Après le rejet de son référé suspension, M. A n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code, a donné acte du désistement d’office de la requête.
N° TA33-2305993(TA33-2305993)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Gironde. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée le titre de séjour sollicité, rendant les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. Par ordonnance du 6 novembre 2024, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais de justice, en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code.
N° TA33-2402126(TA33-2402126)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A E, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 30 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a notamment opéré une substitution de base légale, jugeant que le refus d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié relevait du pouvoir général de régularisation du préfet et non de l'article L. 435-1 du CESEDA, inapplicable aux Tunisiens. Il a estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de vie familiale stable et de l'intérêt supérieur de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA.
N° TA33-2402230(TA33-2402230)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde du 18 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles de l'accord franco-algérien, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2405015(TA33-2405015)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. La décision préfectorale était fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, en raison du défaut de production de pièces complémentaires. Le tribunal a jugé que la requête, ne contenant aucun moyen juridique et n’ayant pas été régularisée dans le délai de recours, était manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2405435(TA33-2405435)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B dirigée contre la décision du préfet de la Gironde du 25 juillet 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le requérant se bornait à invoquer une méconnaissance des exigences documentaires sans formuler aucun moyen juridique contre le motif de la décision, fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête, manifestement irrecevable faute de moyens, a été rejetée par ordonnance.
N° TA33-2206030(TA33-2206030)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a donné acte du désistement pur et simple de la société Réseau de transport d'électricité (RTE) dans le cadre d’un recours de plein contentieux visant à obtenir la condamnation solidaire de Bordeaux Métropole et de trois sociétés privées au paiement de 161 781,27 euros HT pour des préjudices subis. Cette décision fait suite à une médiation engagée à l’initiative du juge. Le désistement a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.