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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 427/1038

OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406857(TA33-2406857)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé de M. A, qui contestait une décision implicite de rejet de la commission de médiation de la Gironde concernant son droit au logement opposable (DALO). Le juge a constaté que le requérant n’avait pas présenté de requête au fond en annulation, n’établissait pas d’atteinte grave à une liberté fondamentale, et ne démontrait pas l’urgence ou l’utilité d’une mesure. La demande a été jugée irrecevable et mal fondée au regard des articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue le 12 novembre 2024.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2205109(TA33-2205109)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’une demande d’indemnisation pour une chute survenue le 7 octobre 2017 dans une benne à déchets verts de la déchetterie de Gensac, exploitée par l’USTOM du Castillonnais et du Réolais. Le tribunal a soulevé d’office un moyen d’ordre public tiré de l’incompétence de la juridiction administrative, estimant que le service public de gestion des déchets, lorsqu’il est financé par une redevance, constitue un service public industriel et commercial. En conséquence, les litiges entre ce service et ses usagers relèvent de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2406870(TA33-2406870)

Référé liberté (L. 521-2 CJA) rejeté par le tribunal administratif de Bordeaux. M. B demandait la suspension de son expulsion vers la RDC, ordonnée par le préfet de la Vienne le 21 septembre 2024. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ayant saisi le juge plus d’un mois et demi après la notification de l’arrêté, la veille de son exécution. La requête a été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406823(TA33-2406823)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus d’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant n’établissait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son âge et de son parcours. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés. Aucune suspension ni injonction n’a donc été ordonnée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406822(TA33-2406822)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’invalidation du permis de conduire de M. B. La requête a été jugée irrecevable faute de production de l’acte attaqué, et les moyens invoqués (absence de notification et non-imputabilité des infractions) n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406875(TA33-2406875)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Gironde d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, visant à obtenir un titre de séjour, présentait un caractère définitif et ne relevait pas des pouvoirs du juge des référés, qui ne peut ordonner que des mesures provisoires et utiles. La demande a donc été rejetée comme manifestement irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2403195(TA33-2403195)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de police du 14 janvier 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d’un an, ainsi qu’un arrêté du préfet de la Gironde du 22 octobre 2024 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, de l’erreur de fait, de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’accord franco-algérien. Il a jugé que les décisions d’éloignement et d’assignation à résidence étaient légales, en application des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-10 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les requêtes ont donc été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406799(TA33-2406799)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une requête en annulation de trois saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de créances non fiscales d’une communauté de communes. Le juge a constaté que le contentieux du recouvrement de telles créances relève de la compétence du juge de l’exécution, et non de la juridiction administrative, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA33-2301579(TA33-2301579)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société GCA SUPPLY LOGISTICS d’un recours en plein contentieux visant à contester un titre de perception de 112 997,82 euros émis par le ministère des armées pour des pertes de matières premières. Après l’acceptation d’une médiation proposée par le tribunal, les parties ont conclu un protocole transactionnel. La société requérante s’est ensuite désistée de son instance, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance du 8 novembre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA33-2406706(TA33-2406706)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre de la parcelle 075AH53, dépendance du domaine public communal. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, caractérisées par l'atteinte à la sécurité publique due à des branchements sauvages et l'entrave au fonctionnement du service public du centre nautique. Le juge a enjoint aux occupants de quitter les lieux sous peine d'expulsion avec le concours de la force publique dans un délai de vingt-quatre heures.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA33-2406701(TA33-2406701)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre installés sur les parcelles du domaine public de l'Université de Bordeaux (cours de la Libération à Gradignan). La mesure a été jugée urgente et utile en raison de l'entrave au fonctionnement du service public de l'enseignement supérieur et des risques pour la salubrité et la sécurité publiques, notamment liés à des branchements sauvages sur les réseaux. Le juge a enjoint aux occupants de quitter les lieux sous astreinte de 50 euros par personne et par jour de retard, avec le concours de la force publique si nécessaire.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406710(TA33-2406710)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme A, ressortissante arménienne, par le préfet de la Gironde. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire à très bref délai, le délai de quatre mois pour la naissance d'une décision implicite n'étant pas anormal. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-13, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2406080(TA33-2406080)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B, qui demandait le versement de la prime MaPrimeRénov’ (10 943 euros) et des dommages et intérêts à l’ANAH. Le juge constate que le requérant n’a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du directeur général de l’ANAH avant de saisir le tribunal, comme l’exige l’article 9 du décret du 14 janvier 2020. La requête, introduite prématurément, n’a pas été régularisée par un recours formé en cours d’instance. En conséquence, la demande est rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2402738(TA33-2402738)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé provision sur la demande des sociétés Aqio, Cobarec et Bordeaux Démolition Service, a rejeté leur requête tendant au versement d’une provision de 577 410,21 euros HT au titre du décompte général d’un marché de conception-réalisation de restructuration d’un collège. Le juge a estimé que l’obligation de paiement n’était pas suffisamment certaine, faute pour les sociétés requérantes de justifier d’une créance clairement identifiée et chiffrée pour chacune d’elles, en application de l’acte d’engagement et des règles de paiement direct aux sous-traitants. La décision s’appuie sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative et le CCAG Travaux.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA33-2205438(TA33-2205438)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a condamné le département de Lot-et-Garonne à verser 200 euros à un contrôleur SNCF pour le préjudice moral subi suite aux outrages commis par un mineur placé sous sa protection. La responsabilité sans faute du département a été engagée sur le fondement des articles 375 et suivants du code civil, même en l'absence de constitution de partie civile de la victime. Le tribunal a retenu que les faits étaient établis par un jugement pénal définitif du tribunal pour enfants, et a rejeté l'argument du département selon lequel l'absence de partie civile l'exonérait. Le département a également été condamné à payer 1 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2204646(TA33-2204646)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, fonctionnaire territoriale, contestant l'arrêté du maire de Saint-Magne la plaçant en disponibilité d'office. La requérante soutenait que la décision était insuffisamment motivée, entachée d'un vice de procédure et d'une erreur de droit, et qu'elle aurait dû bénéficier d'un congé de grave maladie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'avis du conseil médical et que les conditions pour un congé de grave maladie n'étaient pas remplies. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n°86-68 du 13 janvier 1986 et du décret n°91-298 du 20 mars 1991 relatifs aux positions statutaires et aux congés de maladie dans la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2303984(TA33-2303984)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société CPES de l'Ancienne Cokerie de deux requêtes (n° 2303984 et 2303986) visant à annuler des décisions d'EDF du 23 mai 2023 lui réclamant des sommes au titre d'un "avoir de rattrapage" pour 2022. La société soulevait des moyens de légalité externe (incompétence, défaut de motivation) et interne, par voie d'exception, contestant la conformité au droit de l'Union européenne et à la Constitution des textes fondant ces décisions (loi n° 2022-1157 et arrêté du 28 décembre 2022). EDF a opposé une fin de non-recevoir tirée de ce que la décision attaquée serait un acte contractuel insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Le tribunal a joint les deux requêtes et, avant de statuer sur le fond, a examiné la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par la société requérante concernant l'article 230 de la loi de finances pour 2024, qui visait à valider ces créances.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406690(TA33-2406690)

Saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le tribunal administratif de Bordeaux rejette la demande de suspension de la décision de la commission académique de l'académie de Bordeaux refusant l'autorisation d'instruction en famille pour l'enfant des requérants. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute d'éléments probants sur l'état de santé de l'enfant et en raison du délai de près de deux mois entre la notification de la décision contestée et l'introduction du recours. En conséquence, la requête est rejetée sans instruction ni audience, de même que la demande d'aide juridictionnelle provisoire.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2402860(TA33-2402860)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme B pour contester une saisie administrative à tiers détenteur et la cotisation de taxe foncière 2023. Le tribunal constate que l'imposition litigieuse a fait l'objet d'un dégrèvement et que les sommes saisies ont été remboursées, rendant sans objet les conclusions principales. Les conclusions indemnitaires sont rejetées comme irrecevables faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions au titre des frais de justice sont également rejetées, les requérants n'établissant pas avoir exposé de frais.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2205750(TA33-2205750)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la SARL Vignobles A Sélection contestant le refus partiel de France AgriMer de lui verser une aide à la promotion du vin. La société soutenait notamment que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'erreurs de droit dans l'application des seuils et des règles de la décision INTV-POP-2018-24 du 14 septembre 2018. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée et que France AgriMer avait correctement appliqué les textes en vigueur, notamment en appréciant le seuil de 20 000 euros par opération et par fournisseur. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de la SARL Vignobles A Sélection.

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