Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2406731(TA33-2406731)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 23 octobre 2024 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation au regard de l’article L. 732-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et d’erreur d’appréciation, faute de précisions suffisantes. La décision a été jugée légale, et les conclusions accessoires (frais de justice) ont été rejetées.
N° TA33-2403865(TA33-2403865)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article 47 du code civil en remettant en cause l'état civil de l'intéressé, la force probante des actes produits pouvant être combattue. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2406080(TA33-2406080)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B, qui demandait le versement de la prime MaPrimeRénov’ (10 943 euros) et des dommages et intérêts à l’ANAH. Le juge constate que le requérant n’a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du directeur général de l’ANAH avant de saisir le tribunal, comme l’exige l’article 9 du décret du 14 janvier 2020. La requête, introduite prématurément, n’a pas été régularisée par un recours formé en cours d’instance. En conséquence, la demande est rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406701(TA33-2406701)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre installés sur les parcelles du domaine public de l'Université de Bordeaux (cours de la Libération à Gradignan). La mesure a été jugée urgente et utile en raison de l'entrave au fonctionnement du service public de l'enseignement supérieur et des risques pour la salubrité et la sécurité publiques, notamment liés à des branchements sauvages sur les réseaux. Le juge a enjoint aux occupants de quitter les lieux sous astreinte de 50 euros par personne et par jour de retard, avec le concours de la force publique si nécessaire.
N° TA33-2406706(TA33-2406706)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre de la parcelle 075AH53, dépendance du domaine public communal. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, caractérisées par l'atteinte à la sécurité publique due à des branchements sauvages et l'entrave au fonctionnement du service public du centre nautique. Le juge a enjoint aux occupants de quitter les lieux sous peine d'expulsion avec le concours de la force publique dans un délai de vingt-quatre heures.
N° TA33-2406710(TA33-2406710)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme A, ressortissante arménienne, par le préfet de la Gironde. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire à très bref délai, le délai de quatre mois pour la naissance d'une décision implicite n'étant pas anormal. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-13, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2402738(TA33-2402738)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé provision sur la demande des sociétés Aqio, Cobarec et Bordeaux Démolition Service, a rejeté leur requête tendant au versement d’une provision de 577 410,21 euros HT au titre du décompte général d’un marché de conception-réalisation de restructuration d’un collège. Le juge a estimé que l’obligation de paiement n’était pas suffisamment certaine, faute pour les sociétés requérantes de justifier d’une créance clairement identifiée et chiffrée pour chacune d’elles, en application de l’acte d’engagement et des règles de paiement direct aux sous-traitants. La décision s’appuie sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative et le CCAG Travaux.
N° TA33-2403195(TA33-2403195)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de police du 14 janvier 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d’un an, ainsi qu’un arrêté du préfet de la Gironde du 22 octobre 2024 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, de l’erreur de fait, de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’accord franco-algérien. Il a jugé que les décisions d’éloignement et d’assignation à résidence étaient légales, en application des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-10 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les requêtes ont donc été rejetées.
N° TA33-2406822(TA33-2406822)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’invalidation du permis de conduire de M. B. La requête a été jugée irrecevable faute de production de l’acte attaqué, et les moyens invoqués (absence de notification et non-imputabilité des infractions) n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée.
N° TA33-2406870(TA33-2406870)
Référé liberté (L. 521-2 CJA) rejeté par le tribunal administratif de Bordeaux. M. B demandait la suspension de son expulsion vers la RDC, ordonnée par le préfet de la Vienne le 21 septembre 2024. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ayant saisi le juge plus d’un mois et demi après la notification de l’arrêté, la veille de son exécution. La requête a été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2406823(TA33-2406823)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus d’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant n’établissait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son âge et de son parcours. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés. Aucune suspension ni injonction n’a donc été ordonnée.
N° TA33-2301579(TA33-2301579)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société GCA SUPPLY LOGISTICS d’un recours en plein contentieux visant à contester un titre de perception de 112 997,82 euros émis par le ministère des armées pour des pertes de matières premières. Après l’acceptation d’une médiation proposée par le tribunal, les parties ont conclu un protocole transactionnel. La société requérante s’est ensuite désistée de son instance, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance du 8 novembre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406875(TA33-2406875)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Gironde d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, visant à obtenir un titre de séjour, présentait un caractère définitif et ne relevait pas des pouvoirs du juge des référés, qui ne peut ordonner que des mesures provisoires et utiles. La demande a donc été rejetée comme manifestement irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
N° TA33-2406799(TA33-2406799)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une requête en annulation de trois saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de créances non fiscales d’une communauté de communes. Le juge a constaté que le contentieux du recouvrement de telles créances relève de la compétence du juge de l’exécution, et non de la juridiction administrative, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2401874(TA33-2401874)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B A pour contester un titre de perception de 828,83 euros émis en novembre 2022, correspondant à un trop-perçu sur salaire. En défense, le ministère de l'agriculture a indiqué que ce titre avait été retiré par un titre rectificatif en septembre 2024. Le juge a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2206092(TA33-2206092)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, agent du département de la Gironde, qui contestait le refus de sa mutation aux archives départementales et demandait réparation pour harcèlement moral. Le tribunal a jugé que la décision de refus, motivée par l'absence de poste vacant correspondant à son grade, ne constituait pas une sanction déguisée. Concernant les conclusions indemnitaires, les éléments présentés par la requérante n'ont pas été jugés suffisants pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique.
N° TA33-2406678(TA33-2406678)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Gironde refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, avec obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision contestée ne constituait ni un refus de renouvellement ni un retrait de titre, et que le requérant ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant une nécessité immédiate de suspension. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ont également été rejetées.
N° TA33-2205914(TA33-2205914)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de Mme C, ressortissante marocaine, contre un refus implicite de titre de séjour puis contre un arrêté préfectoral du 5 mars 2024 lui refusant un titre, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a joint les deux requêtes et a jugé que la décision expresse s'était substituée à la décision implicite. Il a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, notamment celui tiré de l'incompétence du signataire, en validant la délégation de signature accordée à la cheffe du bureau compétent. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction, ainsi que les conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA33-2404549(TA33-2404549)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde refusant de lui délivrer un titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a admis M. B au séjour, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros au conseil de M. B au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA33-2205351(TA33-2205351)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A B, adjointe administrative de la commune de Cestas, contestant le refus du maire d'aménager son poste de travail pour lui permettre de télétravailler cinq jours sur cinq en raison de la vulnérabilité de son époux. La requérante invoquait une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la commune avait respecté les dispositions du décret n° 2016-151 du 11 février 2016, qui limite le télétravail à trois jours par semaine, sauf dérogation pour raisons médicales après avis du médecin de prévention. En l'espèce, l'avis du médecin de prévention ne préconisait pas un télétravail à temps plein, et la commune avait proposé des mesures alternatives de protection. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.