Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2203008(TA33-2203008)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le syndicat S.U.D. Santé-Sociaux de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir contre une note de service du directeur du centre hospitalier de Libourne du 9 février 2022, qui imposait aux agents une déclaration préalable de leur intention de faire grève (48 à 72 heures à l’avance) pour assurer la continuité du service. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’hôpital, jugeant que cette note, bien que présentée comme une simple invitation, avait un caractère impératif et des effets notables sur les droits des agents, la rendant susceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, la note ayant été signée par le directeur de l’établissement. Il a également jugé que la mesure n’était pas disproportionnée, le directeur étant compétent pour fixer des limitations au droit de grève afin d’éviter un usage abusif, sans qu’il soit nécessaire de justifier d’une impossibilité d’assurer la continuité du service. La requête a été rejetée.
N° TA33-2405353(TA33-2405353)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. M. B contestait un arrêté du maire de Bordeaux du 18 novembre 2021 créant un statut spécifique pour le stationnement gratuit des personnes à mobilité réduite (PMR). Le tribunal a constaté que l'arrêté avait été affiché et transmis en préfecture le 30 novembre 2021, et que la requête, enregistrée le 3 septembre 2024, était tardive. La solution est fondée sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative, qui fixe un délai de recours de deux mois, et l'article R. 222-1 du même code.
N° TA33-2306006(TA33-2306006)
Désistement d’instance. Tribunal administratif de Bordeaux. Donne acte du désistement pur et simple de M. C de sa requête tendant à l’annulation du refus du ministre de l’intérieur de le réintégrer en service actif à la police nationale de La Réunion. Application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2402598(TA33-2402598)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 27 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA33-2402583(TA33-2402583)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni aux stipulations de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la présence de son fils et de son concubin en France. Il a également jugé que les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'erreur de fait, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2402560(TA33-2402560)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A B contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 21 février 2024 lui retirant sa carte de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 432-4 du CESEDA et 8 de la CEDH, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2304393(TA33-2304393)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 9 août 2022 par laquelle l'OFII a notifié à M. B la sortie de son hébergement pour demandeurs d'asile, ainsi que la décision implicite mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que ces décisions ont été prises en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute d'avoir mis le requérant en mesure de présenter ses observations écrites préalablement. Il enjoint à l'OFII de rétablir sans délai les conditions matérielles d'accueil et de procéder au versement rétroactif de l'allocation pour demandeur d'asile.
N° TA33-2204176(TA33-2204176)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B pour contester le refus de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de lui accorder la prime de transition énergétique « MaPrimRénov ». En cours d’instance, l’ANAH a accordé à Mme B une prime de 3 000 euros après réexamen, ce qui a conduit la requérante à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 17 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte substantiel relatif au fond du litige n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement.
N° TA33-2401437(TA33-2401437)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement pur et simple de l'association Défense des Milieux Aquatiques, qui contestait le refus implicite du préfet de la région Nouvelle-Aquitaine de communiquer le mode de publicité des licences de pêche professionnelle dans l'Adour maritime. La requête, enregistrée le 27 février 2024, avait donné lieu à une médiation ouverte le 25 avril 2024. Par mémoire du 24 juillet 2024, l'association a déclaré se désister, ce désistement étant accepté sans opposition. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA33-2401949(TA33-2401949)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte du désistement de la commune de La Teste-de-Buch, qui contestait un arrêté de 2023 modifiant son classement en zone B1 du zonage « Pinel ». La commune s’est désistée purement et simplement de son recours pour excès de pouvoir. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 septembre 2024.
N° TA33-2400570(TA33-2400570)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a constaté le désistement d'office de M. A, qui contestait un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le juge des référés avait précédemment rejeté sa demande de suspension pour absence de doute sérieux, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Conformément à l'article R. 612-5-2 du même code, M. A, n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance, est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement d'instance.
N° TA33-2401495(TA33-2401495)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 6 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle au séjour, et a confirmé la légalité de la décision au regard de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA33-2402459(TA33-2402459)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante congolaise. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette absence de motivation rend la décision illégale. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sans toutefois prononcer d'astreinte.
N° TA33-2402490(TA33-2402490)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "travailleur saisonnier" et les mesures d'éloignement associées. Le tribunal a jugé que le préfet de la Gironde avait légalement fondé son refus sur le non-respect de la durée maximale de séjour de six mois par an, prévue à l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur de fait et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que M. A ne justifiait pas d'attaches personnelles suffisamment stables en France. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, délai de départ et fixation du pays de destination) ont été validées.
N° TA33-2401392(TA33-2401392)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, jugeant la délégation de signature régulièrement publiée et la motivation suffisante. Il a également estimé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont été maintenues.
N° TA33-2205879(TA33-2205879)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, qui contestait la cession à son profit d’un contrat d’amodiation d’une place de stationnement située dans un parc de la ZAC des Sècheries à Bègles, conclu initialement entre Parcub et la société Origami Bègles. La requérante demandait principalement l’annulation ou la résiliation de ce contrat, ou à défaut, une injonction de régularisation et des dommages et intérêts pour préjudice moral. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que son consentement n’avait pas été vicié, que la procédure de passation n’était pas entachée d’illégalité, et que les clauses du contrat n’étaient pas abusives. La solution retenue s’appuie notamment sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques, sans faire droit aux exceptions soulevées par Mme A.
N° TA33-2304379(TA33-2304379)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, officier de carrière dans l’armée de l’air, qui demandait l’annulation du refus du ministre des armées d’accepter sa démission. Le tribunal a considéré que la démission d’un militaire de carrière est soumise à l’agrément du ministre, en tenant compte de l’intérêt du service, et que M. A ne justifiait pas d’une situation de démission de plein droit. Il a estimé que le maintien en service de pilotes expérimentés répondait à l’intérêt du service, et que les motifs personnels invoqués par le requérant ne suffisaient pas à établir une erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie sur l’article L. 4139-13 du code de la défense.
N° TA33-2404317(TA33-2404317)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait le réexamen de sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant se bornait à solliciter une reprise de la procédure sans contester utilement le motif du classement sans suite (absence à un entretien). Le juge a rappelé qu'il ne peut se substituer à l'administration. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2405635(TA33-2405635)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 9 août 2024 par laquelle le préfet du Lot-et-Garonne a invalidé les titres d'identité de l'enfant A B. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le requérant n'apportant pas de justifications suffisantes sur l'atteinte grave et immédiate à sa situation ou à celle de l'enfant. La requête est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA33-2405680(TA33-2405680)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait l’injonction de retirer une décision préfectorale de refus de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a constaté que la demande d’injonction était irrecevable car elle ne relevait pas de la compétence du juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Il a également relevé l’absence de requête au fond en annulation, rendant irrecevable toute demande de suspension. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.