Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2304790(TA33-2304790)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Martignas-sur-Jalle à la SA HLM Vilogia pour un projet de 62 logements. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme en raison d’un risque accru d’incendie de forêt, faute de bande inconstructible de 50 mètres. En cours d’instance, le préfet s’est désisté purement et simplement de son recours. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la société Vilogia au titre des frais de justice.
N° TA33-2401145(TA33-2401145)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a notamment jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la rupture de la vie commune n'était pas imputable à des violences conjugales, le classement sans suite de la plainte par le tribunal judiciaire étant relevé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice, sur le fondement des textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2401107(TA33-2401107)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B et Mme D tendant à la condamnation solidaire de la société Suez eau France et de la commune de Capian au versement d'une provision de 120 000 euros. Le tribunal a estimé que l'obligation dont se prévalaient les requérants n'était pas non sérieusement contestable, en raison de l'absence de lien de causalité certain et exclusif entre les désordres et les fuites sur le réseau d'eau potable, et du défaut de demande indemnitaire préalable. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs aux frais de justice.
N° TA33-2400843(TA33-2400843)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels stables en France et des attaches familiales dans son pays d'origine. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation ont été rejetées, ainsi que les demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2302710(TA33-2302710)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la SCI La Grange Poujeau contestant les permis de démolir et de construire délivrés par le maire du Taillan-Médoc pour un projet de 26 maisons. La requérante invoquait plusieurs moyens, dont l'absence de plan de coupe dans le dossier de demande, le défaut d'étude environnementale, l'insuffisance de l'autorisation de défrichement, et la non-conformité du projet au plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant notamment que le dossier de demande était complet, que le projet n'était pas soumis à évaluation environnementale, et que les règles d'urbanisme applicables étaient respectées. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de la SCI La Grange Poujeau, y compris ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2106243(TA33-2106243)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’une demande indemnitaire de 578 439,44 euros dirigée contre la commune d’Audenge, en raison du préjudice subi suite à l’achat de terrains qu’il estimait constructibles sur la foi d’actes administratifs (PLU, certificats d’urbanisme, décision de non-opposition à déclaration préalable) qu’il juge illégaux au regard de la loi Littoral (article L. 121-8 du code de l’urbanisme). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, dès lors que les terrains en cause étaient situés dans un secteur déjà urbanisé au sens de la loi Littoral, ce qui rendait leur constructibilité légale. Cette solution s’appuie sur l’application des dispositions du code de l’urbanisme et de la loi ELAN, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
N° TA33-2404632(TA33-2404632)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et une méconnaissance de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, sur le fondement des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2401737(TA33-2401737)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 7 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a jugé que M. D ne pouvait invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car les conditions d'admission au séjour des ressortissants algériens sont exclusivement régies par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. D.
N° TA33-2405692(TA33-2405692)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN) de la Gironde refusant l'autorisation d'instruction en famille pour leur fille B. Les requérants invoquaient l'urgence liée à la rentrée scolaire et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 131-5 4° du code de l'éducation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, les éléments avancés ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA33-2405657(TA33-2405657)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le CROUS de Bordeaux-Aquitaine d’une requête en référé, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir l’expulsion d’un occupant d’un logement universitaire. Le CROUS s’est désisté de sa requête après que l’occupant a quitté les lieux. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant que la demande était devenue sans objet. Aucune audience publique n’a été tenue, le désistement intervenant avant celle-ci.
N° TA33-2404585(TA33-2404585)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté préfectoral du 1er juillet 2024 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et légalement fondée sur le rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE). La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA33-2203950(TA33-2203950)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C contestant un certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Grayan-et-l'Hôpital pour un projet de construction en zone littorale. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que le projet n'était pas en continuité avec une agglomération ou un village existant, conformément à l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. Le tribunal a également écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté.
N° TA33-2306355(TA33-2306355)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (2ème chambre) a examiné la requête de M. F, ressortissant camerounais, contestant le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision explicite de refus du 7 février 2024 s'était substituée à la décision implicite initiale. Il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation, d'injonction et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2205401(TA33-2205401)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant le refus de la préfète de la Gironde d’autoriser le défrichement d’une parcelle de 0,0275 ha à Grayan-et-l’Hôpital. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’irrégularité de la procédure, estimant que la préfète n’était pas tenue d’ordonner une reconnaissance des terrains au vu de la faible superficie et du dossier complet. Il a également jugé que le refus était fondé sur les dispositions du 9° de l’article L. 341-5 du code forestier, justifié par la nécessité de protéger les risques d’incendie, et sur l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme. La décision a ainsi confirmé la légalité du rejet de la demande d’autorisation de défrichement.
N° TA33-2202236(TA33-2202236)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la SCI Le Chalet contestant l'opposition du maire du Porge à sa déclaration préalable pour la fermeture d'un local technique. Le tribunal a rejeté les moyens de la société, jugeant que les demandes de pièces complémentaires, bien que contestées, avaient valablement interrompu le délai d'instruction, empêchant la formation d'une décision tacite de non-opposition. Il a également estimé que le maire n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-37 du code de l'urbanisme, la transformation du local modifiant la nature de la construction. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2200288(TA33-2200288)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, voisine immédiate, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 22 novembre 2021 par lequel le maire d'Audenge ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de Mme D pour l'extension d'une maison. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'absence de consultation du service des affaires maritimes, jugeant qu'aucun texte ne rendait cette consultation obligatoire pour ce type de projet. Il a ensuite rejeté l'argument selon lequel le maire aurait dû appliquer les nouvelles dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) entrées en vigueur le 9 juillet 2021, en application de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme, qui cristallise les règles applicables à la date du certificat d'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA33-2306764(TA33-2306764)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme K, ressortissante ukrainienne, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer une attestation de demande d'asile. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de son droit à être entendue. Le tribunal a jugé que la décision était régulièrement signée par une autorité bénéficiant d'une délégation valide et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2008/115/CE et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA33-2202048(TA33-2202048)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A et de sept autres copropriétaires de la résidence Château de Laurenzanne, qui contestaient le refus du maire de Gradignan d’autoriser la création d’une clôture et d’une haie le long d’un chemin public. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour les requérants de justifier d’un intérêt à agir, au sens de la loi du 10 juillet 1965 sur la copropriété, dès lors que le syndicat des copropriétaires n’avait pas valablement habilité le syndic à déposer la déclaration préalable. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et de la loi du 10 juillet 1965.
N° TA33-2202061(TA33-2202061)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Roaillan pour un bâtiment agricole. La juridiction a d'abord jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant que le recours gracieux des requérants n'avait pas été formé dans le délai légal de deux mois suivant l'affichage régulier du permis sur le terrain. À titre subsidiaire, le tribunal a également écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que le projet ne méconnaissait pas les dispositions des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme relatives à la sécurité publique et à la protection des sites.
N° TA33-2404709(TA33-2404709)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 12 juillet 2024 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, jugeant la décision proportionnée. Le tribunal a notamment considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en statuant après le rejet de la demande d'asile par l'OFPRA, et que l'intéressé ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.