Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2405505(TA33-2405505)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur la demande du préfet de la Gironde, a ordonné l'expulsion de M. F et Mme H du logement qu'ils occupent sans droit dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les articles L. 551-12 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'urgence et de l'absence de contestation sérieuse, les intéressés ayant été définitivement déboutés de leur demande d'asile. Le tribunal a accordé un délai de trois mois pour libérer les lieux, rejetant la demande de la préfecture tendant à un délai de huit jours, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA33-2402833(TA33-2402833)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l’arrêté du préfet de la Gironde du 14 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d’examen sérieux, estimant que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et que les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination) n’étaient pas illégales. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2402606(TA33-2402606)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, un ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 mars 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a également jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
N° TA33-2403058(TA33-2403058)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 28 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour ont également été rejetés.
N° TA33-2405314(TA33-2405314)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la rectrice de l’académie de Bordeaux d’affecter leur fils au lycée Vaclav Havel de Bègles. Les requérants se sont désistés de leur requête par un acte pur et simple enregistré le 19 septembre 2024. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la fin de l’instance.
N° TA33-2401566(TA33-2401566)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du principe du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant n'établissait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal a validé l'arrêté préfectoral et rejeté l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA33-2401616(TA33-2401616)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société BC Larrieu visant à obtenir le paiement d'un solde de marché public. La juridiction a estimé que l'obligation de paiement n'était pas sérieusement contestable, car le décompte général du marché, signé par la société et devenu définitif, incluait les sommes réclamées et avait été intégralement réglé. En conséquence, la demande de provision a été rejetée et la société Capy, venant aux droits de la société BC Larrieu, a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune du Haillan au titre des frais d'instance.
N° TA33-2401359(TA33-2401359)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une procédure irrégulière devant l'OFII et une méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la délégation de signature était régulière, que la motivation était suffisante et que l'avis du collège de médecins de l'OFII n'était pas entaché d'irrégularité. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA33-2206502(TA33-2206502)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante éthiopienne, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au regard des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2405733(TA33-2405733)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus d'affectation de son enfant en classe de sixième. La requête, qualifiée de « demande gracieuse », ne contenait aucune conclusion à fin d'annulation d'une décision administrative, ce qui la rendait manifestement irrecevable. Le juge a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, qui exigent un exposé des faits, moyens et conclusions. En l'absence de telles conclusions, le tribunal n'a pas invité la requérante à régulariser sa demande et a prononcé le rejet.
N° TA33-2403078(TA33-2403078)
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français opposés à un ressortissant ivoirien par le préfet de la Gironde. Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. D. Il estime que la décision est suffisamment motivée, que le préfet a procédé à un examen particulier de sa situation et que le requérant, célibataire et sans enfant, ne justifie pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France pour bénéficier d’un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2403473(TA33-2403473)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, ressortissante marocaine, contestant un arrêté préfectoral du 25 septembre 2023 refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA (étranger malade), de l'article 8 de la CEDH (vie privée et familiale), et de l'accord franco-marocain. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que le préfet avait suffisamment motivé sa décision et que la situation de Mme A ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour au regard des textes applicables.
N° TA33-2405516(TA33-2405516)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante indienne, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 29 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment l'insuffisance de motivation, l'irrégularité de la procédure et une erreur manifeste d'appréciation du préfet qui n'aurait pas fait usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, compte tenu de la présence de son époux, également demandeur d'asile en France. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure de détermination de l'État responsable avait été régulièrement suivie avec les autorités polonaises. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de transfert a été rejetée.
N° TA33-2400606(TA33-2400606)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. A et Mme D, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde refusant leur titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Les requérants invoquaient notamment une erreur manifeste d'appréciation de leur situation personnelle et familiale, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales. Aucune injonction ni frais de justice n'ont été accordés.
N° TA33-2401701(TA33-2401701)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision de refus, intervenue en cours d'instance, était suffisamment motivée. Il a également estimé que les éléments invoqués par la requérante, comme son diplôme et ses stages, ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA33-2402830(TA33-2402830)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 26 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de compétence régulière et que les conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2402881(TA33-2402881)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme E, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 3 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La formation de jugement a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Elle a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, la requérante ne justifiant pas d'une insertion professionnelle et sociale durable en France, et la cellule familiale pouvant se reconstituer en Algérie. Enfin, le tribunal a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur des enfants mineurs, garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA33-2404585(TA33-2404585)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté préfectoral du 1er juillet 2024 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et légalement fondée sur le rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE). La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA33-2400287(TA33-2400287)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la communauté de communes du Grand Saint Emilionnais d’une demande d’expertise judiciaire, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes des désordres (notamment des infiltrations) affectant son siège administratif, construits dans le cadre de plusieurs marchés publics. La juridiction a fait droit à cette demande en ordonnant une expertise, confiée à un expert, avec pour mission de décrire les désordres, d’en déterminer les causes et d’évaluer les travaux réparatoires et les préjudices subis. Les dépens de l’expertise ont été réservés.
N° TA33-2401737(TA33-2401737)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 7 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a jugé que M. D ne pouvait invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car les conditions d'admission au séjour des ressortissants algériens sont exclusivement régies par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. D.