Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2205968(TA33-2205968)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B épouse D d’une demande d’indemnisation pour des préjudices subis lors de sa prise en charge au centre hospitalier de la Haute-Gironde à compter du 4 juin 2009, notamment en raison d’une hystérectomie et de ses complications. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la prescription, considérant que l’offre d’indemnisation adressée au seul conseil de la requérante n’avait pas fait courir un nouveau délai. Sur le fond, le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital pour fautes dans l’indication et la réalisation de l’acte chirurgical, ainsi que pour un défaut d’information, et a condamné in solidum l’établissement et son assureur à verser à Mme D une somme totale de 79 921,01 euros en réparation de ses préjudices, incluant notamment le préjudice d’impréparation, le déficit fonctionnel permanent et les souffrances endurées. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans référence à des textes spécifiques autres que le code de justice administrative pour les dépens et frais irré
N° TA33-2206395(TA33-2206395)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet de la Gironde de classer sans suite sa demande de naturalisation. Le préfet avait motivé ce classement par le défaut de production des originaux des actes de naissance de ses enfants mineurs. Le tribunal a jugé que cette exigence était fondée sur les articles 9, 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Il a également écarté l'argument de M. B selon lequel l'obtention de ces documents serait impossible en République démocratique du Congo, faute de preuve d'une telle entrave.
N° TA33-2204007(TA33-2204007)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule le refus d’habilitation d’accès à la zone côté piste de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac opposé à M. B, pompier d’aérodrome. La préfète avait fondé son refus sur une condamnation pour alcoolémie et une mise en cause pour détention de stupéfiants. Le tribunal juge que ces faits, bien que graves, sont isolés, non commis dans le cadre professionnel, et que M. B a démontré une prise de conscience et un comportement professionnel irréprochable. Il estime que la décision est entachée d’une erreur d’appréciation au regard des articles L. 6342-2 et L. 6342-3 du code des transports et R. 213-3-1 du code de l’aviation civile.
N° TA33-2203609(TA33-2203609)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Périgueux pour un retard de diagnostic d'un accident vasculaire cérébral ischémique bulbaire gauche survenu en mars 2018. Le tribunal a reconnu une faute du centre hospitalier dans la prise en charge, ayant privé M. A d'une chance d'éviter une dégradation de son état de santé, évaluée à 20 % par l'expert. En conséquence, le tribunal a condamné le centre hospitalier à verser à M. A une somme totale de 5 200 euros, incluant des indemnités pour déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, dommage esthétique, préjudice d'agrément et assistance par tierce personne, après application du taux de perte de chance. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité pour faute en droit administratif, sans référence spécifique à des textes du code de la santé publique ou de la sécurité sociale dans le dispositif.
N° TA33-2405478(TA33-2405478)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde rejetant sa demande de titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Par un mémoire enregistré le 20 septembre 2024, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 septembre 2024.
N° TA33-2405719(TA33-2405719)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant marocain, qui sollicitait la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la mesure demandée faisait obstacle à l'exécution d'un arrêté préfectoral du 16 septembre 2024 refusant le séjour et obligeant l'intéressé à quitter le territoire français, ce qui constituait une contestation sérieuse. En conséquence, la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, et les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont été rejetées.
N° TA33-2405735(TA33-2405735)
Refus de rendez-vous avec un responsable de la régie municipale de La Réole. Tribunal administratif de Bordeaux. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, le refus de recevoir un administré ne constituant pas une décision faisant grief. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2405098(TA33-2405098)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante vénézuélienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était motivée par le fait que Mme A avait présenté sa demande d'asile plus de 90 jours après son entrée en France, sans motif légitime. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne souffrait d'aucun défaut d'examen sérieux de la situation de la requérante. En conséquence, le recours pour excès de pouvoir a été rejeté.
N° TA33-2307166(TA33-2307166)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la récupération de son pécule de libération ou de son pécule disponible. La requérante n’a pas produit l’acte attaqué (le refus de l’administration), en violation de l’article R. 412-1 du code de justice administrative, et n’a pas régularisé sa requête malgré une invitation en ce sens. En application de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.
N° TA33-2405504(TA33-2405504)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme C E et de son fils du logement qu'ils occupent sans droit dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à Bordeaux. Le juge a constaté que la demande d'asile de Mme E avait été définitivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA, la privant de tout droit au maintien dans les lieux. Il a estimé que la mesure était urgente et utile, compte tenu de la saturation des capacités d'hébergement pour demandeurs d'asile en Gironde. La requête a été limitée à Mme E, son époux n'ayant pas été visé par la mise en demeure préfectorale.
N° TA33-2307220(TA33-2307220)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une indemnité de 100 000 euros pour préjudices liés au droit au logement opposable. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, Mme B n’a pas justifié avoir formé une demande préalable auprès de l’administration, condition prévue à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, rendue sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 222-13 du même code, confirme que le recours indemnitaire ne peut être directement porté devant le juge sans décision préalable de l’administration.
N° TA33-2405425(TA33-2405425)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) de l’exonérer de la redevance d’enlèvement des ordures ménagères. Le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que cette redevance, instituée sur le fondement des articles L. 2333-76 et suivants du code général des collectivités territoriales, constitue la rémunération d’un service public industriel et commercial, dont les litiges avec les usagers relèvent du juge judiciaire.
N° TA33-2405659(TA33-2405659)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le CROUS de Bordeaux-Aquitaine, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour ordonner l'expulsion d'un occupant sans droit ni titre d'un logement universitaire. Le juge des référés a constaté que le droit d'occupation de M. D avait expiré le 31 août 2024 et que son maintien dans les lieux empêchait l'attribution du logement à un autre étudiant, créant une situation d'urgence et d'utilité pour le service public. La mesure sollicitée ne se heurtant à aucune contestation sérieuse, le tribunal a enjoint à M. D de quitter les lieux sans délai, en application des dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de l'éducation.
N° TA33-2404636(TA33-2404636)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 15 décembre 2023 pour un hébergement d'urgence. Le préfet de la Gironde, en défense, soutenait un non-lieu à statuer au motif que la requérante n'avait pas contacté le 115 depuis novembre 2023. Le tribunal a rejeté cet argument et a enjoint au préfet de proposer une place d'hébergement à Mme B sous astreinte de 100 euros par jour de retard, constatant l'absence d'offre dans le délai légal de six semaines. La solution retenue applique les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA33-2405537(TA33-2405537)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 3 septembre 2024 par laquelle l'OFII a refusé à M. A, ressortissant afghan demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que l'OFII a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne prenant pas en compte la vulnérabilité psychologique du requérant, attestée par un certificat médical, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions matérielles d'accueil à M. A dans un délai d'un mois.
N° TA33-2405633(TA33-2405633)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant serbe, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde du 2 septembre 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé au regard des articles L. 732-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA33-2405480(TA33-2405480)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Gironde refusant un parcours de scolarisation pour un enfant handicapé, se déclare incompétent. Il estime que ce litige, portant sur l’orientation scolaire, relève de la compétence des tribunaux judiciaires en vertu des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, il transmet l’affaire au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux, conformément à l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA33-2304703(TA33-2304703)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le syndicat mixte fermé eau cœur du Périgord et M. B d’un recours en annulation contre une délibération du syndicat mixte des eaux de la Dordogne fixant une redevance pour la protection du point de prélèvement. En défense, le syndicat a fait valoir que cette délibération avait été retirée par une délibération ultérieure du 8 décembre 2023. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par les requérants.
N° TA33-2405574(TA33-2405574)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. et Mme C, ressortissants kosovars, qui sollicitaient la délivrance d'un récépissé les autorisant à travailler. Le préfet de la Gironde ayant délivré aux requérants des autorisations provisoires de séjour valables du 16 septembre au 15 décembre 2024, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte sont devenues sans objet. Le tribunal a mis à la charge de l'Etat le versement de 800 euros à leur avocate, sous réserve des conditions de l'aide juridictionnelle, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA33-2405877(TA33-2405877)
Refus de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Il estime que, faute de décision expresse du préfet dans le délai de quatre mois, une décision implicite de rejet est née en application des articles R.*432-1 et R.432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, rendant la demande de récépissé manifestement mal fondée.