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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 463/1038

OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405832(TA33-2405832)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B qui sollicitait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction au préfet de la Gironde de modifier son relevé d’information intégrale pour faire reconnaître la validité de son permis de conduire. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, dès lors que le préfet avait déjà refusé cette modification par un courrier du 24 mars 2023, le permis étant toujours considéré comme « annulé judiciaire ». En conséquence, la condition d’absence de contestation sérieuse n’étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence. Les conclusions au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2302733(TA33-2302733)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet née le 18 juillet 2022 du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de M. A. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette absence de motivation rend la décision illégale. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois, sans astreinte, et met à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2403584(TA33-2403584)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "saisonnier" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant les dispositions de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui limitent à six mois par an la durée cumulée de séjour autorisée par ce titre. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. G, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403610(TA33-2403610)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F, ressortissant bulgare, contestant l'arrêté préfectoral du 6 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision était légalement fondée sur le 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace grave pour l'ordre public constituée par les condamnations pénales de l'intéressé pour violences conjugales. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni à l'intérêt supérieur de ses enfants protégé par l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Enfin, les moyens relatifs à l'incompétence du signataire, au défaut de motivation et à l'absence d'examen sérieux de la situation ont été écartés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405595(TA33-2405595)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension par M. C contre une décision de préemption du 25 juillet 2024 de la communauté de communes Terrassonnais Haut Périgord Noir portant sur une parcelle située à Terrasson-Lavilledieu. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la communauté de communes justifiant d'un projet d'aménagement économique concret et le requérant ne démontrant pas de préjudice imminent. Aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de notification, absence de projet réel) n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 210-1 du code de l'urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403789(TA33-2403789)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet avait suffisamment examiné la demande de l'intéressée au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2403558(TA33-2403558)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G, un ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "saisonnier" assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'erreur de fait, jugeant que la durée de présence en France devait s'apprécier sur l'ensemble de la validité du titre et non sur la seule période effective de séjour. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les dispositions de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2405983(TA33-2405983)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, professeur de sport suspendu de ses fonctions par la ministre de l'éducation nationale suite à la disparition d'un mineur lors d'un déplacement sportif en Afrique du Sud. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la suspension conservatoire maintenant le traitement de l'agent et ne constituant pas, par elle-même, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il rappelle qu'une suspension prononcée dans le cadre d'une procédure disciplinaire, même potentiellement illégale, ne caractérise pas une telle atteinte au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405545(TA33-2405545)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par les SCI Segransan 1 et 2, acquéreurs évincés, contestant deux décisions de préemption du 17 avril 2024 prises par l'OPH Gironde Habitat sur des parcelles à Vayres. Les requérantes invoquaient l'urgence et plusieurs moyens de légalité, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'absence de projet réel d'aménagement et le défaut de transmission au contrôle de légalité. L'OPH Gironde Habitat a défendu la légalité de ses décisions, soutenant que l'intérêt général lié à la création de logements sociaux primait sur l'intérêt patrimonial des requérantes. Le juge des référés a rejeté les requêtes, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions de préemption, fondées sur les objectifs de l'article L. 302-8 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2403634(TA33-2403634)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6 alinéa 7 de l'accord franco-algérien n'était pas fondé, le requérant ne justifiant pas ne pas pouvoir bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2403303(TA33-2403303)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du 20 mai 2024 du préfet de la Gironde lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de dix ans. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi, et a annulé l'interdiction de retour. Il a renvoyé à une formation collégiale l'examen du refus de titre de séjour, estimant que la menace pour l'ordre public invoquée par le préfet devait être appréciée au regard des dispositions des articles L. 423-7 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403863(TA33-2403863)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. E et Mme B, ressortissants albanais, contre les arrêtés du préfet de la Gironde du 21 mai 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et leur interdisant le retour pour deux ans. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire, une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du CESEDA, et une violation de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant les moyens infondés, et a confirmé la légalité des décisions préfectorales. Aucune annulation ni injonction n'a été prononcée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2404800(TA33-2404800)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante bangladaise, contestant l'arrêté préfectoral du 5 février 2024 refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'avis du collège de médecins étant régulier et concluant à la possibilité d'un traitement approprié au Bangladesh. Les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés, faute de vie privée et familiale établie en France. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour de six mois ont été jugées légales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405637(TA33-2405637)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B Imam, de nationalité marocaine, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 26 novembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, de défaut de motivation et d'erreur de fait, en se fondant notamment sur les articles L. 612-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2404769(TA33-2404769)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 8 juillet 2024 par lequel le préfet de la Gironde avait interdit à M. C, ressortissant afghan, de retourner sur le territoire français pendant trois ans. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en fondant cette interdiction sur le maintien irrégulier de l'intéressé en France, alors que l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français était suspendue par un recours juridictionnel en cours, en méconnaissance de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2400122(TA33-2400122)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SNC Villa Colette contestant un permis de construire délivré par le maire de Lège-Cap-Ferret. La requête a été jugée tardive, car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, qui court à compter de l'affichage régulier du permis sur le terrain conformément aux articles R. 600-2 et A. 424-15 à A. 424-17 du code de l'urbanisme. Le tribunal a estimé que les mentions d'affichage étaient suffisantes et que la requérante ne justifiait pas d'une méconnaissance des règles de publicité. En conséquence, l'ordonnance a rejeté l'ensemble des conclusions de la SNC Villa Colette, y compris sa demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2405482(TA33-2405482)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un forfait de post-stationnement et les actes de recouvrement subséquents. Le juge a constaté que le litige relatif au bien-fondé d’un forfait de post-stationnement relève de la compétence exclusive de la Commission du contentieux du stationnement payant, en application de l’article L. 2333-87-2 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, le tribunal s’est déclaré incompétent et a transmis l’ensemble du dossier à cette commission, conformément à l’article R. 351-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2405527(TA33-2405527)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A contestant une décision du président de la région Nouvelle-Aquitaine relative à un accident de trajet, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que l’agent est affecté dans les Pyrénées-Atlantiques, ce qui relève de la compétence du Tribunal Administratif de Pau. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2404425(TA33-2404425)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Le requérant avait uniquement produit un procès-verbal de convocation pour une ordonnance pénale, sans exposer de faits, de moyens juridiques ni de conclusions, en méconnaissance des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de forme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405878(TA33-2405878)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ressortissant gabonais, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 19 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. Il a également jugé inopérant le moyen tiré de l'illégalité de la garde à vue. La décision s'appuie sur les articles L. 612-2 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA