Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2405982(TA33-2405982)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le syndicat des copropriétaires d’un immeuble bordelais d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire et le refus de le retirer. Le juge a constaté que cette requête constituait un doublon d’une autre requête enregistrée le même jour. En application du code de justice administrative, il a ordonné la radiation de la requête n°2405982 du registre du tribunal.
N° TA33-2105338(TA33-2105338)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Cenergia, venant aux droits de la société Sageces, d’une demande de condamnation de la SCI "Campus de la Formation Professionnelle" au paiement de 280 470,59 euros HT pour le solde des lots 11 et 12 d’un marché de rénovation, en raison de travaux supplémentaires et de préjudices liés à un retard de 54 semaines dans l’exécution du chantier. La société requérante imputait ce retard à des fautes du maître d’ouvrage dans la direction et la conception du marché. En défense, la SCI et la CMAI 24 ont contesté ces demandes, soutenant que les sommes réclamées correspondaient à des travaux déjà prévus ou non réalisés, et que les retards étaient dus à des aléas climatiques ou à des fautes des maîtres d’œuvre et bureaux d’études. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité concernant les conclusions dirigées contre la SCI en tant que mandataire du maître d’ouvrage. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais l’affaire a été instruite sur le fondement des principes du droit administratif des contrats, notamment les règles
N° TA33-2405996(TA33-2405996)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une erreur de procédure dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. Le juge constate que la production déposée par M. A B sous un nouveau numéro de requête constitue en réalité des pièces complémentaires à une requête déjà enregistrée. En application du code de justice administrative, il ordonne la radiation de cette nouvelle requête du registre et le versement des pièces dans le dossier initial.
N° TA33-2305653(TA33-2305653)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Elle a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les décisions d'éloignement et de fixation du pays de destination ne violaient pas les articles 8 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2302481(TA33-2302481)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, brigadier de police, contestant les arrêtés du préfet délégué pour la défense et la sécurité de la zone Sud-Ouest des 25 novembre 2022 et 22 février 2023. Ces arrêtés lui refusaient un congé de longue durée et le plaçaient en disponibilité d'office pour raison de santé. Le tribunal a considéré que l'arrêté du 25 novembre 2022 avait été retiré par celui du 22 février 2023, rendant sans objet les conclusions dirigées contre le premier. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés par M. A, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le congé de longue durée, sa pathologie ne présentant pas un caractère invalidant et de gravité confirmé au sens des dispositions applicables du code général de la fonction publique et du décret n°86-442 du 14 mars 1986. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2301693(TA33-2301693)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, enseignante contractuelle, qui contestait un titre de perception de 2 936,79 euros émis pour un indu de rémunération. La requérante soutenait que le montant réclamé était supérieur au trop-perçu initial de 1 318,50 euros et que les sommes n'étaient pas justifiées. Le tribunal a estimé que le titre exécutoire correspondait à plusieurs reliquats d'indu de traitement, d'indemnités journalières, d'heures supplémentaires et d'une journée de carence, pour un total dû de 3 141,60 euros, et que Mme B ne contestait pas sérieusement être redevable de ces sommes. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge, sans application de texte spécifique autre que le code de justice administrative.
N° TA33-2205595(TA33-2205595)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C, brigadier-chef de police, qui demandait réparation des préjudices résultant d’un syndrome anxiodépressif imputable au service et d’un harcèlement moral. Il sollicitait une expertise, l’annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire, et la condamnation de l’État sur les fondements de la responsabilité sans faute et pour faute. Le tribunal a rejeté l’exception de prescription quadriennale soulevée par le préfet, en retenant que le délai de quatre ans courait à compter de la consolidation de l’état de santé, fixée au 2 mars 2021, et que les demandes préalables de 2022 et 2024 n’étaient pas prescrites. Il a également rejeté la demande d’expertise, estimant que l’instruction était suffisamment complète pour statuer.
N° TA33-2405721(TA33-2405721)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 5 juillet 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a retiré la carte professionnelle d'agent privé de sécurité de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'a pas démontré que la décision portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l'absence de précision sur ses difficultés financières et professionnelles. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2205990(TA33-2205990)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, contrôleuse des impôts, contestant la date d'effet de son allocation temporaire d'invalidité (ATI) fixée au 1er mars 2022 par le directeur général des finances publiques, alors qu'elle estimait y avoir droit dès la consolidation de son accident de service le 30 octobre 2019. En cours d'instance, l'administration a émis un nouveau certificat accordant l'ATI à compter du 30 octobre 2019, décision devenue définitive. Le tribunal a constaté que cette nouvelle décision privait d'objet les conclusions en annulation et en injonction de Mme B, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2201203(TA33-2201203)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B, brigadier-chef de police, qui demandait réparation pour absence de promotion au grade de major depuis 2016. Le requérant invoquait une discrimination fondée sur son état de santé, mais le tribunal juge que le refus d’inscription au tableau d’avancement était motivé par son absence prolongée de service et non par son état de santé, ce qui n’est pas discriminatoire. La décision s’appuie sur l’article 6 de la loi du 13 juillet 1983, qui prohibe les distinctions fondées sur l’état de santé, mais estime que le critère retenu (présence effective) est licite. En l’absence d’illégalité, les conclusions indemnitaires et celles au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
N° TA33-2203429(TA33-2203429)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, agent du Cerema, contestant les décisions implicites de rejet de ses demandes de réexamen de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) et de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des principes de sécurité juridique et d’égalité, ainsi que des erreurs dans le calcul de son coefficient de modulation individuelle (CMI) et dans la notification tardive des montants. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, notamment en ce qui concerne l’absence de note de gestion, la fixation du CMI et le respect des délais de notification. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens, en application des textes relatifs au régime indemnitaire des fonctionnaires (RIFSEEP) et des principes généraux du droit administratif.
N° TA33-2202710(TA33-2202710)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SCI Carmel, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Lège-Cap-Ferret pour une villa. La requérante invoquait plusieurs moyens, notamment un vice de procédure dû à un dossier incomplet, la méconnaissance des règles d'implantation, de hauteur, d'emprise au sol et de stationnement du plan local d'urbanisme (PLU), ainsi que des atteintes aux prescriptions paysagères et environnementales. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, jugeant que le dossier de demande était suffisant et que le projet respectait les dispositions applicables du code de l'urbanisme et du règlement du PLU. En conséquence, la demande de la SCI Carmel a été rejetée.
N° TA33-2203510(TA33-2203510)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la commune de Saint-Pierre-de-Mons, qui demandait l'annulation d'un avis de sommes à payer émis par Voies Navigables de France (VNF) pour un montant de 10 388,68 euros au titre de l'année 2022. La commune contestait notamment l'incompétence du signataire, un vice de procédure lié à une erreur de date sur la convention d'occupation, et l'absence d'abattement pour usage agricole. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que l'erreur de date était une simple erreur de plume et que la délégation de signature était régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, sur le fondement du code des transports et du code de justice administrative.
N° TA33-2203951(TA33-2203951)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, aide-soignante, qui contestait la décision du 14 décembre 2021 fixant au 18 février 2019 la date de consolidation de son accident de service survenu le 12 août 2016. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'EHPAD, jugeant que la décision contestée n'était pas confirmative d'une précédente décision du 1er septembre 2019. Sur le fond, il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la date de consolidation retenue, confirmée par plusieurs expertises médicales, n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, les arrêts postérieurs relevant du congé de maladie ordinaire. La demande d'expertise avant dire droit a également été rejetée.
N° TA33-2203574(TA33-2203574)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant le refus de permis de construire pour transformer un pavillon de chasse en local apicole. Le juge a estimé que le maire avait légalement pu opposer un refus, notamment en raison d'un avis défavorable de la CDPENAF et du risque d'une fraude, le projet s'apparentant davantage à une habitation qu'à un atelier agricole. La solution s'appuie sur l'article L. 151-11 du code de l'urbanisme, qui encadre les changements de destination en zone agricole.
N° TA33-2403152(TA33-2403152)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 1er octobre 2024, du désistement pur et simple de l’instance introduite par la SCCV Dunant dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. Cette décision, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que rien ne s’oppose à ce désistement. En conséquence, le tribunal a prononcé la clôture de l’instance sans examiner le fond du litige.
N° TA33-2106199(TA33-2106199)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, était saisi par l'association Imedi, titulaire d'un accord-cadre multi-attributaire, d'un recours contestant la validité de cet accord en tant qu'il avait été conclu avec deux autres opérateurs. Après avoir saisi le Conseil d'État d'une question préjudicielle, le tribunal applique l'avis rendu le 24 novembre 2023. Il juge que chaque titulaire d'un tel accord est un tiers à l'égard des autres titulaires, et que le juge du contrat peut, sous réserve de recevabilité, prononcer l'annulation ou la résiliation de l'accord-cadre uniquement à l'égard des autres opérateurs concernés, sans nécessairement annuler l'intégralité du contrat. La solution s'appuie sur les articles L. 113-1 du code de justice administrative et L. 2125-1 du code de la commande publique.
N° TA33-2403862(TA33-2403862)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 1er octobre 2024, du désistement pur et simple de l'instance introduite par la SCCV Dunant. Cette décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président du tribunal de donner acte des désistements par ordonnance. La requête est donc classée sans examen au fond.
N° TA33-2405967(TA33-2405967)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la MDPH de la Gironde refusant l’allocation aux adultes handicapés. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, combiné avec les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que les articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale, le tribunal a constaté que ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire. Par conséquent, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
N° TA33-2106198(TA33-2106198)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par l'association Imedi, a examiné la validité d'un accord-cadre multi-attributaire conclu avec le CHU de Bordeaux pour des prestations d'interprétariat. Après avoir sollicité l'avis du Conseil d'État sur la possibilité pour le juge du contrat d'annuler ou résilier un tel accord à l'égard de certains titulaires, le tribunal a statué. Il a jugé que tout titulaire d'un accord-cadre multi-attributaire est recevable à contester la validité du contrat en tant qu'il a été conclu avec d'autres opérateurs, en application des principes du recours de pleine juridiction ouvert aux tiers. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique, notamment l'article L. 2125-1, et les principes dégagés par le Conseil d'État.