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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 459/1038

DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2400619(TA33-2400619)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 26 juin 2023 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant bangladais. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en n'examinant pas l'activité professionnelle invoquée par le requérant, laquelle était susceptible d'avoir une incidence sur son droit au séjour au titre des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2303802(TA33-2303802)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 11 janvier 2023 par lequel le maire de Lacanau avait accordé un permis de construire à la SCI Calice pour surélever et changer la destination d’un immeuble situé dans la bande littorale des cent mètres du lac de Lacanau. Le tribunal a fait droit au déféré du préfet de la Gironde, estimant que le projet méconnaissait les articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l’urbanisme. Il a jugé que le secteur ne constituait pas un espace urbanisé au sens de la loi Littoral, en raison de sa faible densité et de son éloignement des zones urbanisées, et que le changement de destination d’un bâtiment existant dans cette bande était interdit. La solution retenue est l’annulation du permis de construire et du rejet implicite du recours gracieux.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2202278(TA33-2202278)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de l'ASL Le Domaine contestant le refus implicite du maire de La Teste-de-Buch de dresser un procès-verbal d'infraction pour non-respect d'une déclaration préalable de travaux. Le tribunal a constaté qu'un procès-verbal d'infraction avait été dressé le 12 juin 2023, après l'introduction de la requête. Il a jugé que la régularité de ce procès-verbal, acte de procédure pénale, relève de la compétence du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête, celles-ci ayant perdu leur objet.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2406019(TA33-2406019)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A contre une décision de la préfecture de la Gironde refusant la révision de son entretien professionnel 2023, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-12 du code de justice administrative, il constate que l’agent est affecté au CERT de Guadeloupe, ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Basse-Terre. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2202251(TA33-2202251)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A et du GFA du Domaine de Calon demandant l’annulation d’un permis de construire initial (23 novembre 2021) et d’un permis modificatif (9 janvier 2023) délivrés par le maire de Montagne à la SAS Lautrette pour un bâtiment locatif professionnel. Les requérants, propriétaires et exploitants de parcelles viticoles voisines, contestaient la légalité des arrêtés sur le fondement de plusieurs dispositions du code de l’urbanisme et du plan local d’urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a validé les permis de construire. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 600-1-2 du code de l’urbanisme et les règles du PLU applicables à la zone UX.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2202262(TA33-2202262)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. et Mme A visant à annuler l'arrêté du maire de Vendays-Montalivet du 3 novembre 2021 retirant leur permis de construire une maison avec piscine. Les requérants contestaient ce retrait en invoquant une méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, relatif à l'extension de l'urbanisation en zone littorale. Le tribunal a rejeté leur requête, jugeant que le moyen n'était pas fondé et que la décision de retrait était légale. Aucune somme n'a été mise à la charge des parties au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2202740(TA33-2202740)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête du cabinet Yann Guenolé contestant l'arrêté du maire de Pessac du 8 février 2022, qui s'opposait à une déclaration préalable de division d'un terrain en vue de construire. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article 2.4.1 du plan local d'urbanisme (PLU) de la zone UM5, invoquant un défaut d'insertion dû à la superficie trop petite des parcelles, n'était pas fondé. Il a constaté que les parcelles issues de la division n'étaient pas excessivement réduites par rapport aux parcelles environnantes, et a donc annulé l'arrêté ainsi que le rejet du recours gracieux. La solution retenue s'appuie sur les articles 2.1.4 et 2.2.1 du PLU de Pessac et les principes jurisprudentiels relatifs aux lotissements.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2201203(TA33-2201203)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B, brigadier-chef de police, qui demandait réparation pour absence de promotion au grade de major depuis 2016. Le requérant invoquait une discrimination fondée sur son état de santé, mais le tribunal juge que le refus d’inscription au tableau d’avancement était motivé par son absence prolongée de service et non par son état de santé, ce qui n’est pas discriminatoire. La décision s’appuie sur l’article 6 de la loi du 13 juillet 1983, qui prohibe les distinctions fondées sur l’état de santé, mais estime que le critère retenu (présence effective) est licite. En l’absence d’illégalité, les conclusions indemnitaires et celles au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2304198(TA33-2304198)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Donnezac délivrant un certificat d’urbanisme non réalisable. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a constaté le désistement d’office et en a donné acte par ordonnance.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2403152(TA33-2403152)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 1er octobre 2024, du désistement pur et simple de l’instance introduite par la SCCV Dunant dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. Cette décision, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que rien ne s’oppose à ce désistement. En conséquence, le tribunal a prononcé la clôture de l’instance sans examiner le fond du litige.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2203409(TA33-2203409)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. B dirigées contre le refus de permis de construire et le refus d'autorisation de défrichement pour un projet de maison d'habitation à Trélissac. Le tribunal a jugé que le refus de défrichement n'était pas illégal, car l'autorisation de défricher est une police administrative distincte qui n'est pas régie par les règles de cristallisation des droits à construire prévues à l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme. Par conséquent, le refus de permis de construire, fondé sur l'absence d'autorisation de défricher, est légal.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405967(TA33-2405967)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la MDPH de la Gironde refusant l’allocation aux adultes handicapés. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, combiné avec les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que les articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale, le tribunal a constaté que ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire. Par conséquent, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2202710(TA33-2202710)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SCI Carmel, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Lège-Cap-Ferret pour une villa. La requérante invoquait plusieurs moyens, notamment un vice de procédure dû à un dossier incomplet, la méconnaissance des règles d'implantation, de hauteur, d'emprise au sol et de stationnement du plan local d'urbanisme (PLU), ainsi que des atteintes aux prescriptions paysagères et environnementales. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, jugeant que le dossier de demande était suffisant et que le projet respectait les dispositions applicables du code de l'urbanisme et du règlement du PLU. En conséquence, la demande de la SCI Carmel a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2203438(TA33-2203438)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de Lot-et-Garonne de lui délivrer un permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a jugé que le permis de construire tacite n'était pas né, car le délai d'instruction avait été régulièrement prolongé d'un mois pour consultation de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers, et que le refus exprès avait été notifié avant l'expiration de ce délai. Il a également estimé que le terrain, situé en zone agricole et non dans une partie urbanisée de la commune, ne pouvait bénéficier des exceptions prévues aux articles L. 111-3 et L. 111-4 du code de l'urbanisme, le projet n'étant pas nécessaire à l'activité agricole. La décision a été fondée sur les articles R. 423-24 et R. 424-1 du code de l'urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2203430(TA33-2203430)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, agent du Cerema, contestant les décisions implicites de rejet de ses demandes de révision de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) et de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des principes de sécurité juridique et d’égalité, ainsi que des vices de procédure dans la fixation des montants. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, jugeant que les décisions attaquées n’étaient entachées d’aucune illégalité et que les moyens soulevés, tirés de l’absence de publication de notes de gestion ou d’une erreur dans le coefficient de modulation, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et du décret n° 2003-799 du 25 août 2003 relatifs au régime indemnitaire des agents publics.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2400560(TA33-2400560)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, la décision fixant le pays de renvoi et l'interdiction de retour ont été écartés comme non fondés.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2405996(TA33-2405996)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une erreur de procédure dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. Le juge constate que la production déposée par M. A B sous un nouveau numéro de requête constitue en réalité des pièces complémentaires à une requête déjà enregistrée. En application du code de justice administrative, il ordonne la radiation de cette nouvelle requête du registre et le versement des pièces dans le dossier initial.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2106198(TA33-2106198)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par l'association Imedi, a examiné la validité d'un accord-cadre multi-attributaire conclu avec le CHU de Bordeaux pour des prestations d'interprétariat. Après avoir sollicité l'avis du Conseil d'État sur la possibilité pour le juge du contrat d'annuler ou résilier un tel accord à l'égard de certains titulaires, le tribunal a statué. Il a jugé que tout titulaire d'un accord-cadre multi-attributaire est recevable à contester la validité du contrat en tant qu'il a été conclu avec d'autres opérateurs, en application des principes du recours de pleine juridiction ouvert aux tiers. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique, notamment l'article L. 2125-1, et les principes dégagés par le Conseil d'État.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405656(TA33-2405656)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était motivé par le fait qu'il n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance de la directive européenne, cette dernière ayant été transposée en droit interne. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2405010(TA33-2405010)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte du désistement d'instance de M. A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Gironde. En application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, M. A n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de son référé suspension, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance constate ce désistement sans examiner le fond du litige.

Résumé IA