Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2405602(TA33-2405602)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde du 31 juillet 2024 ordonnant l'expulsion du territoire français de M. B et le retrait de sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'une mesure d'expulsion, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment retenu que la menace grave pour l'ordre public était établie au regard des nombreuses condamnations pénales de l'intéressé pour des faits de violence, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA33-2405679(TA33-2405679)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la commune d'Agen pour ordonner l'enlèvement des biens de l'Association Théâtre Ecole d'Aquitaine, en liquidation judiciaire, qui occupait sans titre le domaine public communal depuis le 1er janvier 2023. La juridiction a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par le mandataire liquidateur, considérant que le litige portait sur l'occupation du domaine public, relevant de la compétence administrative, et non des procédures collectives. Le tribunal a fait droit à la demande de la commune, ordonnant l'enlèvement des biens aux frais de l'association sous astreinte de 500 euros par jour de retard, en application des articles L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 521-3 du code de justice administrative, au motif que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient établies pour permettre au nouvel occupant d'exercer pleinement son activité.
N° TA33-2405920(TA33-2405920)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans titre du parc-relais "Gare de Bègles". La requête a été présentée par la société Keolis Bordeaux Métropole, délégataire du service public de transport, qui a démontré l'urgence et l'utilité de la mesure face à une occupation illicite faisant obstacle à l'usage du domaine public. Le juge a retenu que l'occupation, caractérisée par des branchements sauvages et la détérioration des installations, présentait des risques pour la sécurité et la salubrité publiques. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
N° TA33-2405989(TA33-2405989)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ancienne agent contractuelle de la commune de Blanquefort pour obtenir, sous astreinte, la délivrance d'une attestation de fin de contrat nécessaire à son inscription à France Travail. La commune ayant transmis le document après l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné la commune, en tant que partie perdante, à verser 800 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de celle-ci à l'aide juridictionnelle.
N° TA33-2404211(TA33-2404211)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Gironde lui refusant un titre de séjour. M. B s’est ensuite désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 2 octobre 2024. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 3 octobre 2024, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA33-2404994(TA33-2404994)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C comme manifestement irrecevable. Celui-ci avait produit une décision du conseil départemental de l’ordre des médecins refusant de traduire un praticien devant la chambre disciplinaire, ainsi qu’un rapport d’expertise psychiatrique. Le tribunal a constaté que cette communication ne contenait aucun exposé des faits, moyens ou conclusions, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404330(TA33-2404330)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société SASU France Avenir Démolition d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 7 mai 2024 la mettant en demeure de respecter certaines prescriptions. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de la Gironde a retiré cet arrêté par un nouvel arrêté du 2 août 2024. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et qu’il n’y avait plus lieu d’y statuer. Il a également rejeté la demande de la société au titre des frais de justice.
N° TA33-2405192(TA33-2405192)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait d’enjoindre au préfet de la Gironde de ne pas procéder à son expulsion avec le concours de la force publique. Le juge a relevé que les conclusions de la requérante n’étaient dirigées contre aucune décision administrative identifiable, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA33-2404576(TA33-2404576)
Tribunal Administratif de Bordeaux, ordonnance du 3 octobre 2024. La requête de Mme B, qui contestait un arrêté de la présidente du conseil départemental de Lot-et-Garonne prolongeant son congé de longue maladie, a été rejetée comme manifestement irrecevable. La requérante s'était bornée à transmettre l'arrêté sans formuler de conclusions ni exposer de moyens, même après une demande de régularisation. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404783(TA33-2404783)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la demande de M. A, qui contestait une décision du ministère de l'intérieur clôturant sa demande de titre de séjour. Le requérant s'était contenté de produire des pièces sans exposer de faits, de moyens juridiques ou de conclusions, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue le 3 octobre 2024.
N° TA33-2404922(TA33-2404922)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation d’un arrêté de la présidente du conseil départemental du Lot-et-Garonne prolongeant son congé de longue maladie. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait que des circonstances de fait inopérantes, sans exposé de moyens juridiques recevables, et a été présentée après l’expiration du délai de recours. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406085(TA33-2406085)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, détenu au centre de détention de Neuvic-sur-l'Isle, qui demandait la suspension de son placement à l'isolement jusqu'au 20 décembre 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières liées à sa situation personnelle, à son état de santé ou aux conditions de son isolement. Il a relevé que M. C conservait ses droits fondamentaux (visites, correspondance, promenade) et que l'illégalité alléguée de la décision ne suffisait pas à caractériser une urgence au sens de l'article L. 521-2. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 213-8 du code pénitentiaire.
N° TA33-2405375(TA33-2405375)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient la suspension d’un projet d’installation d’antenne relais et l’organisation d’une médiation. La juridiction a constaté que les conclusions des requérants n’étaient dirigées contre aucune décision administrative faisant grief, ce qui les rendait manifestement irrecevables en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, la demande de médiation était irrecevable car elle n’émanait pas d’une requête conjointe des parties, comme l’exige l’article L. 213-5 du même code. La solution retenue est le rejet de l’intégralité de la requête.
N° TA33-2405335(TA33-2405335)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l’organisation d’une médiation concernant un projet d’antenne relais à Montferrand-du-Périgord. Le juge a constaté que la demande n’était dirigée contre aucune décision administrative faisant grief, ce qui la rendait manifestement irrecevable. Il a rappelé que le juge administratif ne peut être saisi que de conclusions en annulation ou indemnitaires, et qu’une demande de médiation nécessite une requête conjointe des parties. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2405259(TA33-2405259)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Bechtle Direct pour contester un arrêté du président de l’Association des Marchés Publics d’Aquitaine (AMPA) déclarant sans suite une consultation pour des équipements informatiques destinés à l’éducation. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, ce désistement étant enregistré le 26 septembre 2024. Par ordonnance du 3 octobre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement d’instance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, la procédure s’achevant ainsi par l’extinction de l’instance.
N° TA33-2405197(TA33-2405197)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par une association de parents d'élèves (FCPE Rosa Bonheur - Frédéric Chopin) demandant le versement de dons par une autre association (FCPE Gironde). Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, estimant que le litige opposait deux associations de droit privé et relevait donc de la compétence du juge judiciaire. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2405062(TA33-2405062)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a radié du registre la requête n°2405062 de la société Enerconfort, qui demandait l’annulation d’un arrêté municipal d’opposition à déclaration préalable pour l’installation de panneaux photovoltaïques à Monségur. La radiation a été prononcée car cette requête constituait un doublon d’une précédente requête enregistrée sous le n°2403845. La décision est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative.
N° TA33-2402222(TA33-2402222)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 8 mars 2024 du préfet de la Gironde lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, en se fondant sur une délégation de signature régulièrement publiée, et le défaut de motivation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, sans qu'aucun des textes invoqués (code de l'entrée et du séjour des étrangers, accord franco-tunisien, charte des droits fondamentaux de l'UE) n'ait été jugé méconnu.
N° TA33-2202949(TA33-2202949)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de Bordeaux Métropole à lui verser 85 442,90 euros en réparation des préjudices subis suite à son licenciement. Le tribunal a jugé que la collectivité n'avait pas commis de faute en ne régularisant pas le contrat annulé, dès lors que l'irrégularité (absence de publication du poste) rendait impossible toute régularisation et que la procédure de licenciement, consécutive au refus de reclassement de l'agent, était légale. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité contractuelle et les dispositions de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale.
N° TA33-2204393(TA33-2204393)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, étudiant en médecine, qui contestait son ajournement en troisième année (DFGSM3) pour l'année 2021/2022. Le tribunal a jugé que la délibération du jury d'examen et la décision du président de l'Université de Bordeaux refusant une session de rattrapage n'avaient pas à être motivées, car elles ne constituent pas des décisions défavorables au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que l'absence de l'étudiant aux deux sessions de l'UE "Rein et voies urinaires" ne relevait pas d'un cas de force majeure, conformément à la réglementation de l'université. Les autres moyens, notamment le vice de procédure et le détournement de pouvoir, ont été écartés comme non fondés.