Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2201494(TA33-2201494)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. B contestant deux refus de permis de construire une maison et un garage à Audenge. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les projets, situés dans une zone soumise à la loi littoral, ne pouvaient être autorisés sans un schéma de cohérence territoriale (SCOT) approuvé, en application de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. Il a jugé que les terrains ne constituaient pas des "dents creuses" en continuité avec le bourg, et que les refus étaient légalement fondés. Les conclusions à fin d'injonction et les demandes au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA33-2306006(TA33-2306006)
Désistement d’instance. Tribunal administratif de Bordeaux. Donne acte du désistement pur et simple de M. C de sa requête tendant à l’annulation du refus du ministre de l’intérieur de le réintégrer en service actif à la police nationale de La Réunion. Application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2300044(TA33-2300044)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par une agente de l'Inrae contestant le refus de protection fonctionnelle et demandant réparation pour un préjudice moral lié à une rétrogradation. En cours d'instance, les parties ont conclu un protocole transactionnel le 19 juillet 2024, par lequel la requérante s'est engagée à se désister de l'ensemble de ses conclusions. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et en a donné acte par un jugement du 17 septembre 2024, mettant ainsi fin au litige.
N° TA33-2405543(TA33-2405543)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait le refus de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et ne révélait ni défaut d'examen ni erreur manifeste d'appréciation, l'intéressé ayant présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile, ce qui justifie le refus en application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la méconnaissance de la directive 2013/33/UE a également été écarté, la situation de M. A ne relevant pas des cas de vulnérabilité prévus par ce texte. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2307020(TA33-2307020)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de sa demande de réexamen de sa rémunération par l’Agence Erasmus + France/Education Formation. Par un mémoire enregistré le 11 septembre 2024, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 septembre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’abandon de l’instance.
N° TA33-2205877(TA33-2205877)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B et M. C, qui contestaient la cession à leur profit d’un contrat d’amodiation de places de stationnement, conclu initialement entre Parcub et un promoteur, et dénonçaient un déséquilibre contractuel. Les requérants invoquaient notamment un vice du consentement, l’illégalité de la cession pour inaliénabilité du domaine public, et le caractère abusif des clauses. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, considérant que leur consentement n’était pas vicié et que la cession était régulière, sans méconnaître les règles d’occupation du domaine public. La décision s’appuie sur les principes du droit des contrats administratifs et les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA33-2304393(TA33-2304393)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 9 août 2022 par laquelle l'OFII a notifié à M. B la sortie de son hébergement pour demandeurs d'asile, ainsi que la décision implicite mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que ces décisions ont été prises en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute d'avoir mis le requérant en mesure de présenter ses observations écrites préalablement. Il enjoint à l'OFII de rétablir sans délai les conditions matérielles d'accueil et de procéder au versement rétroactif de l'allocation pour demandeur d'asile.
N° TA33-2304379(TA33-2304379)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, officier de carrière dans l’armée de l’air, qui demandait l’annulation du refus du ministre des armées d’accepter sa démission. Le tribunal a considéré que la démission d’un militaire de carrière est soumise à l’agrément du ministre, en tenant compte de l’intérêt du service, et que M. A ne justifiait pas d’une situation de démission de plein droit. Il a estimé que le maintien en service de pilotes expérimentés répondait à l’intérêt du service, et que les motifs personnels invoqués par le requérant ne suffisaient pas à établir une erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie sur l’article L. 4139-13 du code de la défense.
N° TA33-2203008(TA33-2203008)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le syndicat S.U.D. Santé-Sociaux de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir contre une note de service du directeur du centre hospitalier de Libourne du 9 février 2022, qui imposait aux agents une déclaration préalable de leur intention de faire grève (48 à 72 heures à l’avance) pour assurer la continuité du service. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’hôpital, jugeant que cette note, bien que présentée comme une simple invitation, avait un caractère impératif et des effets notables sur les droits des agents, la rendant susceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, la note ayant été signée par le directeur de l’établissement. Il a également jugé que la mesure n’était pas disproportionnée, le directeur étant compétent pour fixer des limitations au droit de grève afin d’éviter un usage abusif, sans qu’il soit nécessaire de justifier d’une impossibilité d’assurer la continuité du service. La requête a été rejetée.
N° TA33-2205879(TA33-2205879)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, qui contestait la cession à son profit d’un contrat d’amodiation d’une place de stationnement située dans un parc de la ZAC des Sècheries à Bègles, conclu initialement entre Parcub et la société Origami Bègles. La requérante demandait principalement l’annulation ou la résiliation de ce contrat, ou à défaut, une injonction de régularisation et des dommages et intérêts pour préjudice moral. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que son consentement n’avait pas été vicié, que la procédure de passation n’était pas entachée d’illégalité, et que les clauses du contrat n’étaient pas abusives. La solution retenue s’appuie notamment sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques, sans faire droit aux exceptions soulevées par Mme A.
N° TA33-2401437(TA33-2401437)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement pur et simple de l'association Défense des Milieux Aquatiques, qui contestait le refus implicite du préfet de la région Nouvelle-Aquitaine de communiquer le mode de publicité des licences de pêche professionnelle dans l'Adour maritime. La requête, enregistrée le 27 février 2024, avait donné lieu à une médiation ouverte le 25 avril 2024. Par mémoire du 24 juillet 2024, l'association a déclaré se désister, ce désistement étant accepté sans opposition. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA33-2403399(TA33-2403399)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B pour contester le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire belge. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, mais M. B n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 17 septembre 2024, le président du tribunal a donné acte du désistement d’instance, considérant que le silence du requérant valait désistement pur et simple.
N° TA33-2403502(TA33-2403502)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme A de requêtes en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du préfet de la Gironde de renouveler leur autorisation provisoire de séjour en tant que parents accompagnants. En cours d’instance, le préfet a convoqué les requérants pour retirer un titre valable jusqu’en décembre 2024, ce qui a conduit M. et Mme A à se désister purement et simplement de leurs requêtes. Par ordonnance du 17 septembre 2024, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ces désistements.
N° TA33-2402335(TA33-2402335)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet née le 9 février 2024 du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante angolaise. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son rejet dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
N° TA33-2202582(TA33-2202582)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du maire de Lège-Cap Ferret de l’autoriser à abattre 40 pins sur ses parcelles classées en zone NS et espace boisé. Les conclusions visant à annuler le plan local d’urbanisme (PLU) ont été jugées irrecevables car tardives, le PLU ayant été approuvé en 2019. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision de refus était légale, le classement en espace boisé interdisant les coupes non autorisées, et que la demande ne relevait pas des exceptions prévues par le code de l’urbanisme. Les textes appliqués sont les articles L. 113-1, L. 113-2 et R. 421-23-2 du code de l’urbanisme.
N° TA33-2200747(TA33-2200747)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B contestant un avenant au contrat d'amodiation de 2015 et le contrat initial de 2014, relatifs à une place de stationnement dans la ZAC de Bègles, conclus avec Parcub (devenue Metpark) et Bouygues Immobilier. Le requérant invoquait notamment un vice du consentement, une méconnaissance de l'article L. 2122-1-1 du code général de la propriété des personnes publiques (absence de procédure de sélection préalable), l'illégalité de la cession d'un titre d'occupation domaniale, et le caractère abusif de la clause contractuelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que le consentement de M. B n'était pas vicié, qu'il n'était pas recevable à contester la passation du contrat initial, que la cession du contrat n'était pas illégale, et que la clause n'était pas abusive au sens de l'article 1171 du code civil. La requête a été rejetée, et M. B a été condamné à verser 1 500 euros à Metpark au titre des frais de justice.
N° TA33-2306124(TA33-2306124)
Refus de renouvellement de titre de séjour pour un ressortissant marocain, conjoint de français. Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en annulation de la décision du préfet de la Gironde. La solution retenue est que la requérante n'a pas démontré que la rupture de la vie commune était imputable à des violences conjugales, condition nécessaire pour bénéficier des dispositions des articles L. 423-1 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2400570(TA33-2400570)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a constaté le désistement d'office de M. A, qui contestait un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le juge des référés avait précédemment rejeté sa demande de suspension pour absence de doute sérieux, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Conformément à l'article R. 612-5-2 du même code, M. A, n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance, est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement d'instance.
N° TA33-2401949(TA33-2401949)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte du désistement de la commune de La Teste-de-Buch, qui contestait un arrêté de 2023 modifiant son classement en zone B1 du zonage « Pinel ». La commune s’est désistée purement et simplement de son recours pour excès de pouvoir. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 septembre 2024.
N° TA33-2401717(TA33-2401717)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer une carte de séjour « vie privée et familiale ». Le requérant s’est désisté de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. La demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle a été jugée sans objet, M. A ayant déjà obtenu l’aide totale. Enfin, les conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.