Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2404849(TA33-2404849)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui exposait sa situation administrative et familiale sans formuler de conclusions précises ni viser une décision administrative. L'ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 411-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, constate l'absence d'exposé des moyens et de conclusions à fin d'annulation ou d'indemnisation. En conséquence, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
N° TA33-2404298(TA33-2404298)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A contestant le refus du maire de Haux de lui délivrer un permis de construire pour régulariser deux abris de jardin. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés étaient inopérants : la légalité du refus s’apprécie à la date de la décision, rendant applicable le plan local d’urbanisme intercommunal en vigueur, et non celle de la construction initiale. L’absence de mention d’un espace boisé classé dans l’acte de vente de 1972 est sans effet sur son existence à la date du refus. Enfin, un certificat d’urbanisme délivré en 1972 avait épuisé ses effets et ne pouvait créer de droits opposables. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA33-2405204(TA33-2405204)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Bordeaux du 21 juin 2024, accordant un permis de démolir, de changer la destination d’un bâtiment et de le réhabiliter. Par un acte du 10 septembre 2024, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 11 septembre 2024, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA33-2405317(TA33-2405317)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 20 août 2024 mettant en demeure une famille géorgienne de quitter un logement occupé illégalement à Gradignan. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas justifié avoir accepté une offre d'hébergement ni démontré une situation d'urgence particulière, et qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de droit, violation de l'article 8 de la CEDH ou de la loi DALO) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution s'appuie notamment sur les dispositions de la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 et du code de justice administrative.
N° TA33-2405315(TA33-2405315)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de Mme et M. E, qui contestaient le refus d’affectation de leur fils au lycée Vaclav Havel de Bègles pour la rentrée 2024. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, la seule proximité de la rentrée scolaire ne suffisant pas à établir une atteinte grave et immédiate à la situation de l’enfant, d’autant que son droit à l’instruction n’était pas compromis. En outre, aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de fait, rupture d’égalité) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur les articles D. 211-10 et D. 211-11 du code de l’éducation. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA33-2400243(TA33-2400243)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte du désistement pur et simple de l'association cultuelle Israélite de Libourne, qui contestait l'arrêté du 24 juillet 2023 portant inscription de la Synagogue de Libourne au titre des monuments historiques. La requête en excès de pouvoir et les conclusions accessoires ont été abandonnées par l'association, après l'ouverture d'une médiation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 11 septembre 2024, mettant fin à l'instance.
N° TA33-2404495(TA33-2404495)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait à être exonérée à titre gracieux du paiement d’un trop-perçu sur salaire de 7 422,42 euros. Le juge a considéré qu’une telle demande, purement gracieuse, ne relève pas de sa compétence, son office se limitant au contrôle de la légalité des décisions administratives. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA33-2404420(TA33-2404420)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté les requêtes de M. et Mme B, un couple de ressortissants arméniens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde refusant leur admission au séjour, les obligeant à quitter le territoire français et leur interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. En conséquence, il a également refusé de suspendre les mesures d'éloignement dans l'attente de la décision de la Cour nationale du droit d'asile, considérant que les conditions de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies. Les demandes d'aide juridictionnelle provisoire et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA33-2403297(TA33-2403297)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler une créance d’internat de 455,77 euros émise par le lycée François Magendie pour l’année 2021-2022. Après avoir été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, M. B a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 11 septembre 2024, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune contestation au fond n’a donc été tranchée.
N° TA33-2405566(TA33-2405566)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 21 août 2024 lui refusant l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, combinés aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire, et non de la juridiction administrative. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire d’Agen.
N° TA33-2404737(TA33-2404737)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a examiné la requête de M. B, ressortissant mauritanien, contestant un arrêté préfectoral du 4 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2404566(TA33-2404566)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a examiné la requête de Mme B, ressortissante mongole, contestant l'arrêté préfectoral du 1er juillet 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a admis provisoirement l'intéressée à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un défaut de motivation du refus de séjour, estimant que l'arrêté, qui vise les textes applicables (notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) et examine les éléments de sa vie privée et familiale, est suffisamment motivé. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur la légalité de la décision au regard des obligations de motivation prévues par le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2405339(TA33-2405339)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2024 mettant en demeure Mme D et M. C de quitter un logement occupé illégalement à Bègles. La juridiction a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'évacuation des lieux ayant déjà eu lieu le 22 août 2024 avec le concours de la force publique. Le juge des référés a ainsi considéré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension, sans examiner les moyens soulevés par les requérants (insuffisance de motivation, erreur de droit, méconnaissance de l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 et de l'article 8 de la CEDH). La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2405379(TA33-2405379)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de la Gironde du 12 juillet 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de l'impossibilité pour le requérant de finaliser son contrat d'apprentissage. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité du refus de titre de séjour, au regard notamment de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour et la fixation du pays de destination ont été abandonnées par le requérant en cours d'audience.
N° TA33-2404738(TA33-2404738)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le droit à être entendu de l'intéressé n'avait pas été méconnu. Il a également jugé que l'interdiction de retour d'un an n'était pas disproportionnée au regard de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme était infondé. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.
N° TA33-2404127(TA33-2404127)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 5 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant soutenait que cette obligation était illégale car sa demande d'asile était toujours en instance devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Le tribunal a jugé que le recours en rectification d'erreur matérielle introduit par M. B contre la décision de la CNDA n'avait pas d'effet suspensif et ne remettait pas en cause le caractère définitif du rejet de sa demande d'asile. En application des articles L. 611-1, L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet était donc fondé à prendre l'obligation de quitter le territoire sans attendre l'issue de ce recours.
N° TA33-2404207(TA33-2404207)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension présentées par M. A contre deux arrêtés du préfet de la Gironde (21 juin et 4 juillet 2024) lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant des interdictions de retour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le défaut d'examen, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, sans qu'il soit besoin de statuer sur les demandes d'aide juridictionnelle.
N° TA33-2404206(TA33-2404206)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme F, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde du 21 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que la délégation de signature au signataire était régulière et publiée, et a jugé les autres moyens non fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2404537(TA33-2404537)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 juin 2024 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était légale, le droit au maintien sur le territoire ayant pris fin suite au rejet définitif de sa demande d'asile par l'OFPRA, conformément aux articles L. 611-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA33-2404681(TA33-2404681)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté les requêtes de M. et Mme E, ressortissants arméniens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde du 8 juillet 2024 leur refusant l’admission au séjour, les obligeant à quitter le territoire français et leur interdisant le retour pour un an. Les requérants invoquaient notamment une incompétence de l’auteur de l’acte, une atteinte à leur vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) et une méconnaissance de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, et a donc rejeté les demandes de suspension et d’annulation.