Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
20 755 décisions disponibles — page 478/1038
N° TA33-2405334(TA33-2405334)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 12 août 2024 prolongeant son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente (secrétaire général de la préfecture dûment habilité), suffisamment motivé, et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la prolongation de la mesure d'éloignement.
N° TA33-2403879(TA33-2403879)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 4 avril 2024 pour un accueil en structure d'hébergement ou en résidence hôtelière à vocation sociale (CHRS). Constatant que le préfet de la Gironde n'avait pas proposé de place dans le délai réglementaire de six semaines et n'avait pas justifié de circonstances exceptionnelles, le tribunal a enjoint au préfet de proposer une place à M. A dans un délai d'un mois, sans assortir cette injonction d'une astreinte. La décision applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable (DALO).
N° TA33-2304632(TA33-2304632)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de Mme C, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Gironde de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante n'a pas démontré, comme l'exige l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, notamment en justifiant d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou du recours systématique à une aide technique ou humaine pour ses déplacements extérieurs. Le tribunal a estimé que les pièces du dossier, en particulier l'absence de justificatifs médicaux récents malgré une demande en ce sens, ne permettaient pas d'établir que les conditions d'attribution de la carte étaient remplies. En conséquence, la décision de refus a été jugée légale.
N° TA33-2304616(TA33-2304616)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus implicite du président du conseil départemental de la Gironde de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a examiné les droits de la requérante en se fondant sur l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. Il a constaté que les pièces médicales produites ne démontraient pas que Mme A remplissait les critères requis, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs. En conséquence, la décision de refus a été jugée légale.
N° TA33-2405603(TA33-2405603)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par les ayants droit de Mme Danielle B pour contester le refus verbal du maire de Coutras d'autoriser son inhumation en pleine terre. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à des libertés fondamentales (liberté de conscience, liberté du culte, dignité humaine) en raison de l'application d'un règlement communal imposant une cuve en béton. Le juge des référés a rejeté la requête comme manifestement mal fondée, considérant que le maire, dans le cadre de son pouvoir de police des cimetières, peut légalement imposer des prescriptions techniques pour l'inhumation, sans que cela constitue une atteinte disproportionnée aux libertés invoquées. La décision s'appuie sur les articles L. 2213-8 et R. 2213-31 du code général des collectivités territoriales.
N° TA33-2300451(TA33-2300451)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné l'opposition de M. A à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale et de prime d'activité. Le requérant invoquait la prescription de la créance sur le fondement de l'article L. 243-6 du code de la sécurité sociale. Le tribunal a rejeté ce moyen, jugeant que les dispositions applicables étaient celles des articles L. 553-1 du code de la sécurité sociale et L. 821-7 du code de la construction et de l'habitation, et que la prescription avait été valablement interrompue par une mise en demeure. La solution retenue est le rejet de la requête de M. A.
N° TA33-2300367(TA33-2300367)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a annulé le refus de remise gracieuse opposé par le département de Lot-et-Garonne à Mme B concernant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 924 euros. Le juge a estimé que la requérante était de bonne foi, l'indu résultant d'une erreur de l'administration et non d'une fraude. Constatant sa situation de précarité, avec des ressources très limitées, le tribunal lui a accordé une remise totale de sa dette. Cette décision est fondée sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA33-2300362(TA33-2300362)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a examiné les demandes de M. A qui contestait le refus partiel de remise gracieuse de ses dettes d'allocation de logement sociale et de prime d'activité. Le juge a rappelé qu'il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, de se prononcer sur la demande de remise au regard des dispositions des articles L. 553-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Constatant que M. A était de bonne foi et que sa situation de précarité était établie, le tribunal a fait droit à sa demande en lui accordant une remise totale des indus litigieux.
N° TA33-2405358(TA33-2405358)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur classant sans suite une demande d’acquisition de la nationalité française, se déclare territorialement incompétent. Il constate que la décision attaquée a été prise par une agente de la sous-direction de l’accès à la nationalité française, dont le siège est situé à Rezé (Loire-Atlantique). En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier au tribunal administratif de Nantes, seul compétent.
N° TA33-2405320(TA33-2405320)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 12 août 2024 par lequel le préfet de la Gironde ordonnait le transfert de M. A, ressortissant ivoirien, aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a retenu que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené dans des conditions garantissant la confidentialité, faute pour l'administration de justifier de l'identité et de la qualification de l'agent l'ayant conduit. Cette irrégularité a privé le requérant d'une garantie substantielle, entraînant l'annulation de la décision de transfert. Le préfet a été enjoint de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. A dans un délai de huit jours.
N° TA33-2405321(TA33-2405321)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 juillet 2024 ordonnant le transfert de M. A, ressortissant bangladais, aux autorités roumaines pour l'examen de sa demande d'asile. La solution retenue repose sur la méconnaissance du délai de deux mois prévu à l'article 23, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 604/2013, la requête aux fins de reprise en charge ayant été formulée après l'expiration de ce délai à compter de la réception du résultat positif Eurodac. En conséquence, le tribunal a fait droit au moyen soulevé par le requérant, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA33-2405577(TA33-2405577)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B qui dénonçait des faits de harcèlement moral et autres violences professionnelles contre l'Université de Bordeaux et l'ENS Ulm. Le juge a estimé que la requête était inintelligible, ne démontrait aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, et ne justifiait pas d'une urgence. En raison du caractère abusif de la requête, M. B a été condamné à une amende de 2 500 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du même code.
N° TA33-2404574(TA33-2404574)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 15 juillet 2024 du comité de sélection de l’Université Bordeaux Montaigne rejetant sa candidature en master. Le requérant contestait le motif de refus fondé sur l’insuffisance de résultats à un examen ou concours auquel il n’avait pas participé. Toutefois, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête le 30 août 2024. Par ordonnance du 9 septembre 2024, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2402769(TA33-2402769)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. A B, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet de la Dordogne du 14 mai 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que des arrêtés du 21 août 2024 lui interdisant le retour pour deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la décision portant obligation de quitter le territoire français était légale, et que les décisions d'interdiction de retour et d'assignation à résidence étaient justifiées, sans erreur de droit ou de fait. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2203432(TA33-2203432)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. C A B d’une requête en excès de pouvoir visant à modifier ses conditions de détention en raison de son âge et de son état de santé. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, mais celui-ci n’a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte par ordonnance.
N° TA33-2405278(TA33-2405278)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde du 19 août 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée au regard des articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 732-7 et R. 732-5 du CESEDA. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA33-2204135(TA33-2204135)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement de la requête par ordonnance du 9 septembre 2024.
N° TA33-2306626(TA33-2306626)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant la décision du 22 novembre 2023 mettant fin à son droit au revenu de solidarité active. La juridiction a constaté que le requérant n'avait pas formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, et n'avait pas régularisé sa requête malgré une invitation en ce sens. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.
N° TA33-2305829(TA33-2305829)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant le refus du président du conseil départemental de la Gironde de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que le requérant n’avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles avant de saisir le tribunal. Malgré une demande de régularisation notifiée par courrier resté sans réponse, M. A n’a pas justifié de l’accomplissement de cette formalité. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête, manifestement irrecevable, a été rejetée par ordonnance.
N° TA33-2306344(TA33-2306344)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient une contrainte de la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour un montant de 1 915,04 euros. La requête ne contenait aucun moyen précis permettant d'en apprécier le bien-fondé. Malgré une demande de régularisation adressée aux requérants, conformément à l'article R. 772-6 du code de justice administrative, ceux-ci n'ont pas fourni les éléments demandés. En application du 7° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a donc été rejetée comme irrecevable.