Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2405300(TA33-2405300)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 20 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'un défaut de motivation et de compétence du signataire. Le tribunal a estimé que l'ensemble des moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement Dublin III, n'étaient pas fondés, et a confirmé la légalité de la décision de transfert.
N° TA33-2405298(TA33-2405298)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la compétence du signataire était établie, que les informations prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 lui avaient été communiquées oralement dans une langue comprise, et que l'entretien individuel, mené par un agent habilité, respectait l'article 5 du même règlement. Il a également jugé que la procédure de prise en charge par l'Espagne était régulière au regard des articles 23 et 25 du règlement, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2304614(TA33-2304614)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité. Le requérant n'a pas produit les décisions attaquées malgré une demande de régularisation, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Il n'a pas non plus justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 845-2 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.
N° TA33-2405542(TA33-2405542)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet de police de Paris interdisant une manifestation place du Palais Royal à Paris. Le juge a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Paris, en application de l'article R. 312-1 du même code. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA33-2304591(TA33-2304591)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Gironde de la reconnaître comme prioritaire pour un logement social urgent. La requête ne contenait aucun moyen de droit précis permettant d’en apprécier le bien-fondé, et la requérante n’a pas régularisé sa demande malgré une invitation du tribunal. La décision est fondée sur le 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement insuffisamment motivées.
N° TA33-2304500(TA33-2304500)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait la décision du 26 juillet 2023 mettant fin à son droit au revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, et n'a pas régularisé sa demande malgré l'invitation du tribunal. En application des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donc rejeté la requête par ordonnance.
N° TA33-2304603(TA33-2304603)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Gironde de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, malgré une invitation à régulariser. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté la demande sans examiner le fond.
N° TA33-2305317(TA33-2305317)
Refus de carte mobilité inclusion – Tribunal Administratif de Bordeaux – Irrecevabilité pour défaut de recours administratif préalable obligatoire. Mme B contestait le refus du président du conseil départemental de la Gironde de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention stationnement. Le tribunal a rejeté sa requête comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles, et ce malgré une demande de régularisation restée sans suite.
N° TA33-2405012(TA33-2405012)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société OSP Holding France (Orbility), candidate évincée, d’un référé contractuel sur le fondement de l’article L. 551-13 du code de justice administrative, visant à contester la passation d’un marché public de la régie Metpark et à obtenir l’annulation du contrat conclu avec la société RCS (Hitachi Rail). La requérante soutenait que le pouvoir adjudicateur avait méconnu le délai de standstill, manqué à ses obligations de publicité et de mise en concurrence, et violé le principe d’égalité de traitement dans l’évaluation des offres. Metpark a opposé l’irrecevabilité de la requête, estimant que la société n’avait pas été empêchée de former un référé précontractuel avant la signature du contrat. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société requérante n’avait pas été privée de la possibilité d’exercer un référé précontractuel et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative.
N° TA33-2404193(TA33-2404193)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait la révision de sa note à l’épreuve orale d’un concours d’adjoint technique. Le juge a rappelé qu’il n’appartient pas au juge administratif de réviser une note attribuée par un jury de concours. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2203610(TA33-2203610)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A pour contester la décision de la commune d'Eysines de le placer en congé de maladie ordinaire, estimant que son arrêt était imputable à un accident du travail. Par une ordonnance du 5 septembre 2024, le président de la 4ème chambre a constaté le désistement d'office de M. A, faute pour lui d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application des articles R. 222-1, 1° et R. 612-5-1 du code de justice administrative. La requête est donc classée sans examen au fond, et les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code sont rejetées.
N° TA33-2203465(TA33-2203465)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SARL Amopierre d’un recours en plein contentieux visant à l’annulation d’un titre exécutoire émis par un syndicat intercommunal pour un montant de 42 523,12 euros. La société requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins d’annulation et de décharge, tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 5 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mais a rejeté les conclusions relatives aux frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA33-2405174(TA33-2405174)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F A C, ressortissant tchadien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur le dépôt tardif de la demande d'asile (plus de 90 jours après l'entrée en France), était légale. Il a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'absence d'examen de vulnérabilité et la violation du droit d'être entendu, en application des articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2405203(TA33-2405203)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), ainsi que l'absence d'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers l'Allemagne, responsable de la demande d'asile en raison du visa délivré.
N° TA33-2404064(TA33-2404064)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. C, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 28 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 12 août 2024. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. C, jugeant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2401316(TA33-2401316)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait la décharge des cotisations de taxe foncière pour les années 1999 à 2021. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas présenté de réclamation préalable dans les délais légaux, ceux-ci ayant expiré au 31 décembre de l'année suivant chaque mise en recouvrement. L'argument de M. A, selon lequel il n'aurait découvert l'erreur de saisie qu'en 2023, n'a pas été retenu, le tribunal estimant qu'il avait eu connaissance certaine des impositions chaque année. La solution se fonde sur les articles R. 190-1 et R. 196-2 du livre des procédures fiscales.
N° TA33-2405412(TA33-2405412)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l’université de Bordeaux d’une demande d’expulsion d’urgence, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’occupants sans droit ni titre installés sur une parcelle relevant du domaine public. L’université s’est désistée de sa requête après le départ volontaire des occupants. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à l’instance sans statuer sur le fond.
N° TA33-2404805(TA33-2404805)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le refus de la rectrice de l'académie de Bordeaux d'autoriser l'instruction en famille pour leur fils. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité manifeste, car la requête ne contenait aucune conclusion à fin d'annulation, mais seulement des moyens d'ordre gracieux. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2405291(TA33-2405291)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant le refus du CROUS de lui accorder une bourse sur critères sociaux pour 2024-2025. La requête ne contenait aucune conclusion formelle à fin d’annulation, mais seulement des moyens d’ordre gracieux, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans régularisation les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA33-2205352(TA33-2205352)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Lacanau ne s’opposant pas à une déclaration préalable de division d’un terrain en trois lots. Le requérant s’est désisté de son instance par un mémoire enregistré le 29 août 2024. Par ordonnance du 4 septembre 2024, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.