Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2404064(TA33-2404064)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. C, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 28 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 12 août 2024. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. C, jugeant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2404077(TA33-2404077)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 14 juin 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait d'admettre au séjour M. C, ressortissant géorgien, l'obligeait à quitter le territoire et lui interdisait le retour pour deux ans. La décision a été censurée car le préfet n'a pas examiné la demande de titre de séjour pour raison de santé déposée par l'intéressé sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni pris en compte son état de santé. En conséquence, l'arrêté a été jugé illégal pour défaut d'examen complet de la situation.
N° TA33-2404257(TA33-2404257)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 juin 2024 lui retirant son attestation de demandeur d'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé. Il a également estimé que le requérant n'établissait pas être exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour en Afghanistan, sa demande d'asile ayant été rejetée par l'OFPRA et la CNDA. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, sur le fondement des articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2404258(TA33-2404258)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 21 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que la violation des articles L. 542-3 et L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le tribunal estimant que l'arrêté était légal et proportionné.
N° TA33-2404452(TA33-2404452)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le versement d’une bourse au mérite pour son fils. La requérante s’est désistée de son action par un mémoire enregistré le 16 juillet 2024. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune contestation au fond n’a donc été tranchée.
N° TA33-2404274(TA33-2404274)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant un arrêté préfectoral du 24 juin 2024 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté, considérant que M. A avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile avant l'édiction de l'arrêté, ce qui lui ouvrait droit au maintien sur le territoire français en application des articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue repose sur le fait que la demande de réexamen, enregistrée le 24 juin 2024, faisait obstacle à une obligation de quitter le territoire.
N° TA33-2404256(TA33-2404256)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde du 14 juin 2024 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que la décision de refus de séjour était légale, l'intéressé ne pouvant se prévaloir d'un droit au séjour après le rejet définitif de sa demande d'asile. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2404109(TA33-2404109)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 juin 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, estimant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également jugé inopérant le moyen relatif à la saisine de l'OFII pour une aide au retour, cette circonstance étant sans incidence sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais d'instance, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2404102(TA33-2404102)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Dordogne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal écarte le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté vise les textes applicables (notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) et expose suffisamment les éléments de fait. Il juge également que l'intégration professionnelle et le domicile stable de l'intéressé ne suffisent pas à remettre en cause la légalité de l'obligation de quitter le territoire. Enfin, la décision de refus de délai de départ volontaire est motivée et fondée sur le risque de soustraction, M. A s'étant maintenu irrégulièrement en France malgré deux précédentes obligations de quitter le territoire.
N° TA33-2404080(TA33-2404080)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 28 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant un retour pendant trois ans. Le moyen tiré du défaut de motivation, soulevé tardivement, a été jugé irrecevable car relevant d'une cause juridique distincte. Le tribunal a estimé que le refus d'un délai de départ volontaire était justifié, notamment en raison du risque de soustraction à la mesure d'éloignement, conformément aux articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence de liens personnels intenses en France et du maintien en situation irrégulière malgré une précédente mesure d'éloignement.
N° TA33-2404667(TA33-2404667)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui relatait une altercation au parloir survenue le 12 juin 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni exposé de moyens juridiques, ni conclusions formelles (annulation ou indemnisation), en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, a été rendue sans invitation préalable à régulariser, le délai de recours étant expiré.
N° TA33-2404668(TA33-2404668)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable. Le requérant, qui contestait des versements à un huissier, n’avait présenté aucun moyen juridique ni conclusion précise, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La requête ne visait pas non plus une décision administrative attaquable dans les délais, conformément aux articles R. 421-1 et R. 412-1 du même code. L’affaire relevait en réalité d’une procédure judiciaire (ordonnance d’injonction de payer), et non de la compétence administrative.
N° TA33-2404408(TA33-2404408)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'État pour déni de justice et réparation de préjudices matériel et moral. La juridiction a estimé que le litige, portant sur la lenteur excessive d’une procédure judiciaire, se rattachait au fonctionnement du service public de la justice judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, cette affaire ne relève manifestement pas de la compétence du juge administratif, mais de l’ordre judiciaire. La requête a donc été rejetée pour incompétence.
N° TA33-2404087(TA33-2404087)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d’obligation de quitter le territoire. Le juge a relevé que la requête constituait en réalité un recours gracieux, et non un recours contentieux, car elle ne comportait aucune conclusion aux fins d’annulation de la décision attaquée. Il a rappelé qu’il n’appartient pas au juge administratif de se prononcer sur un recours gracieux. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404399(TA33-2404399)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus du chef d'établissement du centre pénitentiaire de Bordeaux Gradignan de lui délivrer un permis de visite pour M. C B. Le tribunal a constaté que la communication de la décision attaquée ne constituait pas une requête valable, car elle ne contenait ni exposé des faits et moyens, ni conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la demande a été rejetée sans invitation à régulariser.
N° TA33-2404669(TA33-2404669)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C, qui avait transmis un courrier d’un juge d’instruction et des pièces judiciaires sans formuler de conclusions ni exposer de moyens. La juridiction a rappelé que, selon les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, une requête doit contenir un exposé des faits et moyens ainsi que l’énoncé des conclusions. En l’absence de ces éléments, la demande a été rejetée par ordonnance.
N° TA33-2404734(TA33-2404734)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B et M. D d’un recours en excès de pouvoir contre une facture de 587,05 euros émise par le SEMOCTOM pour le traitement des déchets. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, estimant que le service d’enlèvement des ordures ménagères, financé par une redevance incitative instituée sur le fondement de l’article L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales, présente un caractère industriel ou commercial. En conséquence, les litiges relatifs au paiement de ces factures relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. La solution retenue est le rejet de la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA33-2404093(TA33-2404093)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de Lot-et-Garonne d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire de Boé à la SAS 4.7 Brasserie. Le préfet s’est désisté de son déféré par un mémoire enregistré le 16 juillet 2024. Par ordonnance du 3 septembre 2024, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404643(TA33-2404643)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait une remise sur la facture de cantine scolaire de son fils pour le dernier trimestre 2023-2024, au motif que la période facturée excédait la période des cours. Le juge a estimé qu'il n'appartient pas au juge administratif d'accorder de telles remises, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404649(TA33-2404649)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui exposait des difficultés liées à un changement de carte grise. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni exposé de moyens juridiques, ni conclusions formelles (annulation ou indemnisation), en violation des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue le 3 septembre 2024.