Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2405042(TA33-2405042)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait une décision de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) relative au retrait d'une prime de transition énergétique. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas l'exposé des faits et moyens exigé par l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans inviter le requérant à régulariser sa demande.
N° TA33-2405333(TA33-2405333)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, ressortissante mauritanienne, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 29 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l’examen de sa demande d’asile. La requérante invoquait notamment des vices de procédure liés à l’information prévue par le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et à l’absence d’accord explicite des autorités espagnoles. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la compétence du signataire était établie, que les informations et l’entretien individuel avaient été réalisés conformément aux articles 4 et 5 du règlement Dublin III, et que l’accord implicite de l’Espagne était valable. En conséquence, la décision de transfert a été jugée légale et la requête a été rejetée.
N° TA33-2305840(TA33-2305840)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’une demande d’échéancier de remboursement à hauteur de 50 euros par mois pour solder un indu d’allocation de solidarité spécifique de 1 318,54 euros, réclamé par Pôle emploi (devenu France Travail) via une contrainte. En défense, France Travail a indiqué avoir accordé au requérant l’échéancier sollicité le 6 novembre 2023, accepté le 15 novembre suivant. Constatant que la demande de M. B avait ainsi été satisfaite postérieurement à l’introduction de la requête, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2405318(TA33-2405318)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. J, ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il juge également que le requérant n'établit pas avoir quitté le territoire des États membres en exécution d'une décision de retour, comme l'exige l'article 19 du règlement (UE) n° 604/2013 pour faire cesser les obligations de reprise en charge de l'Espagne. Enfin, la présence de sa famille en France ne constitue pas une circonstance exceptionnelle justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement.
N° TA33-2404574(TA33-2404574)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 15 juillet 2024 du comité de sélection de l’Université Bordeaux Montaigne rejetant sa candidature en master. Le requérant contestait le motif de refus fondé sur l’insuffisance de résultats à un examen ou concours auquel il n’avait pas participé. Toutefois, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête le 30 août 2024. Par ordonnance du 9 septembre 2024, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2305904(TA33-2305904)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus du département de Lot-et-Garonne de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, malgré une invitation à régulariser. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé le rejet sans examiner le fond du litige.
N° TA33-2305899(TA33-2305899)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait la remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 595,38 euros pour la période de mai 2021 à octobre 2022. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas produit, comme l’exige l’article R. 412-1 du code de justice administrative, la décision de refus de remise gracieuse ou la preuve d’une telle demande, malgré une invitation à régulariser. En l’absence de régularisation dans le délai imparti, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA33-2305695(TA33-2305695)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B A. Concernant la demande d'allocation aux adultes handicapés, le tribunal se déclare incompétent, ce litige relevant de la compétence du tribunal judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et de l'article L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Pour la demande de carte "mobilité inclusion", la requête est irrecevable car Mme A n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA33-2405501(TA33-2405501)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension formée par l'association ASL Martillac. L'association contestait le refus implicite de la commune de Martillac de lui attribuer des créneaux de réservation de salles municipales pour la saison 2024/2025. Le juge des référés a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car la décision attaquée (un message du 19 août 2024) ne constituait pas un refus définitif mais une simple information sur une procédure en cours, la commission compétente devant se réunir ultérieurement. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'étaient pas remplies, justifiant un rejet sans instruction ni audience.
N° TA33-2306626(TA33-2306626)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant la décision du 22 novembre 2023 mettant fin à son droit au revenu de solidarité active. La juridiction a constaté que le requérant n'avait pas formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, et n'avait pas régularisé sa requête malgré une invitation en ce sens. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.
N° TA33-2305318(TA33-2305318)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du président du conseil départemental de la Gironde de lui attribuer le revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, et ce malgré une demande de régularisation du tribunal restée sans suite. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a donc rejeté la demande sans examiner le fond.
N° TA33-2205806(TA33-2205806)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme B d’un recours contestant le retrait implicite de la prime « MaPrimRénov » par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). En défense, l’ANAH a indiqué avoir accordé une prime de 2 000 euros par une décision rectificative du 31 mai 2024, après réexamen du recours préalable obligatoire. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions, le requérant n’a pas répondu dans le délai d’un mois. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte du désistement d’office de la requête.
N° TA33-2204135(TA33-2204135)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement de la requête par ordonnance du 9 septembre 2024.
N° TA33-2206197(TA33-2206197)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B pour contester le retrait implicite d’une prime MaPrimRénov de 7 930 euros accordée par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). En défense, l’ANAH a indiqué avoir réexaminé le dossier et versé la somme due à l’intéressé. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet, M. B ayant obtenu entière satisfaction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA33-2402942(TA33-2402942)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Etude Girardot-Triomphe d’un recours en plein contentieux visant à contester le rejet de sa demande de décharge de pénalités de retard de 14 400 euros pour dépôt et paiement tardif de prélèvements sur les revenus de capitaux mobiliers. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement de cette somme, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA33-2405321(TA33-2405321)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 juillet 2024 ordonnant le transfert de M. A, ressortissant bangladais, aux autorités roumaines pour l'examen de sa demande d'asile. La solution retenue repose sur la méconnaissance du délai de deux mois prévu à l'article 23, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 604/2013, la requête aux fins de reprise en charge ayant été formulée après l'expiration de ce délai à compter de la réception du résultat positif Eurodac. En conséquence, le tribunal a fait droit au moyen soulevé par le requérant, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA33-2405320(TA33-2405320)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 12 août 2024 par lequel le préfet de la Gironde ordonnait le transfert de M. A, ressortissant ivoirien, aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a retenu que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené dans des conditions garantissant la confidentialité, faute pour l'administration de justifier de l'identité et de la qualification de l'agent l'ayant conduit. Cette irrégularité a privé le requérant d'une garantie substantielle, entraînant l'annulation de la décision de transfert. Le préfet a été enjoint de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. A dans un délai de huit jours.
N° TA33-2303629(TA33-2303629)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant la cession à son profit d’un contrat d’amodiation de places de stationnement sur le domaine public, conclu initialement entre Parcub et Bouygues Immobilier. Le requérant invoquait un vice du consentement, une méconnaissance des règles de passation des titres d’occupation domaniale, et le caractère abusif des clauses contractuelles. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que son consentement avait été éclairé et que la cession était régulière. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code civil.
N° TA33-2405300(TA33-2405300)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 20 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'un défaut de motivation et de compétence du signataire. Le tribunal a estimé que l'ensemble des moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement Dublin III, n'étaient pas fondés, et a confirmé la légalité de la décision de transfert.
N° TA33-2304614(TA33-2304614)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité. Le requérant n'a pas produit les décisions attaquées malgré une demande de régularisation, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Il n'a pas non plus justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 845-2 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.