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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B A d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Calvados sur sa demande de titre de séjour. Le juge des référés a constaté qu'il avait déjà statué sur les conclusions en annulation de cette décision par une ordonnance du 28 mars 2025, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. En conséquence, il a rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire et le surplus des conclusions, incluant les frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l’interdiction de retour sur le territoire français d’un an prise par le préfet de l’Orne. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la violation de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, celle-ci ne s’adressant pas aux États membres. Il a également estimé que le droit d’être entendu n’avait pas été méconnu, M. B ayant pu présenter ses observations lors de son audition par les services de police. La solution retenue est le rejet de la requête, sans que le tribunal ne se prononce explicitement sur le moyen tiré des articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la requête de M. A, qui demandait au juge d'enjoindre au préfet du Calvados de le convoquer ou de lui délivrer un titre provisoire de séjour. Aucun obstacle ne s'opposant à ce désistement, l'ordonnance en donne acte et met fin à l'instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. A, un ressortissant congolais demandeur d'asile, contestant la décision de l'OFII du 3 mars 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'OFII, estimant que la requête, bien que rédigée sans avocat, exposait des moyens suffisants. Sur le fond, le juge a annulé la décision de l'OFII, considérant qu'elle méconnaissait les dispositions des articles L. 551-8 et L. 551-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive 2013/33/UE, en ne tenant pas compte de la situation de grande précarité de M. A. Le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir immédiatement les droits de M. A.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Manche du 13 mars 2025 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, et que les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen de la situation personnelle, l'absence de perspective raisonnable d'éloignement en raison de son état de santé, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension de l'exclusion temporaire de son fils du lycée Malherbe. Le juge a estimé que la requête ne justifiait pas de l'urgence nécessaire, en application des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. La demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 février 2025 par lequel le préfet du Calvados a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante russe, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas de ressources suffisantes issues de son activité professionnelle ni de la réalité de la vie commune avec son époux. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 423-14 à L. 423-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 14 de la loi du 26 janvier 2024, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative par plusieurs associations environnementales. Elles demandaient la suspension des travaux de rénovation d'un tronçon de voie verte dans l'Orne, ainsi que de l'arrêté prolongeant l'interdiction de circulation, en invoquant une atteinte grave et manifestement illégale au droit de vivre dans un environnement sain. Les requérants soutenaient que les travaux méconnaissaient plusieurs dispositions du code de l'environnement, notamment en matière d'évaluation environnementale, de protection des espèces protégées et des zones humides, et de déclaration préalable pour les alignements d'arbres. Le département de l'Orne a opposé des fins de non-recevoir, notamment la tardiveté du recours contre l'arrêté et l'autorité de chose jugée d'une précédente décision du Conseil d'État. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'ordonnance statue sur la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Calvados concernant la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant haïtien et père d’une enfant française. Le juge a reconnu l’urgence, compte tenu de la situation personnelle et familiale précaire du requérant, malgré la délivrance d’un récépissé en cours d’instance. Sur le fond, il a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C dans un délai d’un mois.
Le Tribunal administratif de Caen a pris acte, par ordonnance du 7 avril 2025, du désistement pur et simple de Mme B de sa requête dirigée contre un arrêté du préfet de l'Orne du 10 janvier 2025. Cet arrêté refusait la délivrance d’un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français et d’une interdiction de retour. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a donné acte du désistement de M. B de ses conclusions aux fins d'injonction visant à obtenir un récépissé et une autorisation de travail. Le requérant s'est désisté après que sa situation a été régularisée, mais a maintenu sa demande de frais de justice. Le juge a mis à la charge de l'État une somme de 300 euros au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. A pour contester un titre exécutoire émis par le département de l'Orne, réclamant 3 650 euros de pénalités de retard sur un marché de maîtrise d'œuvre. Par un acte enregistré le 2 avril 2025, M. A s'est désisté de sa requête. Constatant que ce désistement était pur et simple, la présidente de la 3ème chambre, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 avril 2025.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme E, qui demandait la condamnation du département du Calvados à l’indemniser d’un préjudice matériel (464,40 euros) suite à la crevaison de son véhicule sur la route départementale 119. La requérante n’a pas apporté la preuve d’un lien de causalité entre le dommage et un défaut d’entretien normal de la voirie, faute de pièces probantes (photographies non datées, absence de justificatif de propriété du véhicule ou de la facture à son nom). La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien normal des ouvrages publics, sans application de textes spécifiques mentionnés.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier contestait l'imposition de jours de RTT par le centre hospitalier mémorial de Saint-Lô et dénonçait une atteinte à sa liberté syndicale et à son droit au contradictoire, notamment dans le cadre d'une procédure de licenciement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas être empêché de préparer sa défense ou de consulter son dossier administratif avant l'entretien prévu. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui contestait le refus de renouvellement de son passeport par le préfet de l'Orne. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le requérant se bornant à évoquer un projet de voyage sans justifier de circonstances particulières, d'autant qu'il est placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire national. La solution retenue écarte également les moyens tirés de l'atteinte aux libertés fondamentales et de l'incompatibilité de l'article L. 521-2 avec les articles 13 de la Convention européenne des droits de l'homme et 47 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la décision du garde des sceaux du 5 octobre 2023 prolongeant son placement à l'isolement pour une durée de trois mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, du vice de procédure et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 213-8 et R. 213-21 du code pénitentiaire. Il a également jugé que les conditions de détention n'étaient pas contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que la demande d'extraction, cette compétence relevant du préfet.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. A, ressortissant burkinabé, pour contester le refus implicite du préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a accordé à M. A un titre de séjour d'un an, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal constate ce non-lieu à statuer, estimant que la seule demande initiale portait sur une régularisation pour motifs humanitaires, sans que le préfet soit tenu d'examiner un autre fondement. Les conclusions relatives aux frais de justice sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Caen rejette la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Orne du 16 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, le préfet ayant valablement délégué sa signature. Il juge que la décision est suffisamment motivée et ne méconnaît pas l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, il estime que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en Tunisie et de l'absence de liens intenses et stables en France.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné le recours de Mme A C et de son fils majeur, M. B C, contre la décision de la CDAPH du Calvados refusant une orientation en établissement et service d'aide par le travail (Esat) et le dirigeant vers le marché du travail. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la MDPH, jugeant que M. C, présent à l'audience et co-auteur du recours administratif, avait qualité pour agir. Sur le fond, statuant en plein contentieux, le tribunal a estimé que, compte tenu de la dysharmonie évolutive et des troubles (retard de développement, anxiété, fatigabilité) de M. C, son besoin de soutiens médicaux, éducatifs et sociaux ne pouvait être satisfait par une orientation vers le marché du travail. Il a donc annulé la décision du 26 avril 2024 et orienté M. B C vers un Esat, en application des articles L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles et R. 243-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, détenu au centre de détention d'Argentan, qui contestait la décision du 27 septembre 2023 prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé que la procédure avait respecté les droits de la défense, notamment le contradictoire prévu à l'article L. 213-8 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, ainsi que des conclusions accessoires.