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Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. A, ressortissant burkinabé, pour contester le refus implicite du préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a accordé à M. A un titre de séjour d'un an, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal constate ce non-lieu à statuer, estimant que la seule demande initiale portait sur une régularisation pour motifs humanitaires, sans que le préfet soit tenu d'examiner un autre fondement. Les conclusions relatives aux frais de justice sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante algérienne, visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 20 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut d'examen de sa situation au regard de la loi du 26 janvier 2024 et la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la décision du garde des sceaux du 5 octobre 2023 prolongeant son placement à l'isolement pour une durée de trois mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, du vice de procédure et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 213-8 et R. 213-21 du code pénitentiaire. Il a également jugé que les conditions de détention n'étaient pas contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que la demande d'extraction, cette compétence relevant du préfet.
Refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A comme manifestement irrecevable. La solution retenue est que le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme E, qui demandait la condamnation du département du Calvados à l’indemniser d’un préjudice matériel (464,40 euros) suite à la crevaison de son véhicule sur la route départementale 119. La requérante n’a pas apporté la preuve d’un lien de causalité entre le dommage et un défaut d’entretien normal de la voirie, faute de pièces probantes (photographies non datées, absence de justificatif de propriété du véhicule ou de la facture à son nom). La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien normal des ouvrages publics, sans application de textes spécifiques mentionnés.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier contestait l'imposition de jours de RTT par le centre hospitalier mémorial de Saint-Lô et dénonçait une atteinte à sa liberté syndicale et à son droit au contradictoire, notamment dans le cadre d'une procédure de licenciement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas être empêché de préparer sa défense ou de consulter son dossier administratif avant l'entretien prévu. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension du rejet implicite du renouvellement du titre de séjour de Mme A B épouse C. En cours d'instance, le préfet du Calvados a délivré le titre sollicité, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. Le juge a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes, tout en admettant provisoirement la requérante à l'aide juridictionnelle. La demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a été saisi par Mme B, ressortissante camerounaise, pour suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour née du silence du préfet du Calvados. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, un nouveau récépissé de demande de carte de séjour avait été remis à Mme B, rendant les conclusions aux fins de suspension et d'injonction sans objet. L'Etat a été condamné à verser 600 euros à son avocate au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Caen, par une ordonnance du 3 avril 2025, a été saisi par Mme A B d’un recours contestant le rejet de sa demande d’indemnisation en tant qu’enfant d’ancien harki. Constatant que la requérante est domiciliée à Croix (Nord), le tribunal a estimé que le litige relevait, en application des articles R. 312-6 et R. 221-3 du code de justice administrative, de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Lille. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, détenu, qui demandait la conservation et la communication d'images de vidéosurveillance suite à une agression présumée le 24 mars 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie, l'administration ayant déjà extrait et conservé les images de la caméra fixe de la coursive, rendant sans objet la demande de conservation. Concernant la demande de communication des images, le juge a estimé qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative, dans le cadre de la procédure de référé-liberté, d'ordonner la communication de ces images, cette demande relevant de l'appréciation du juge judiciaire ou de la commission d'accès aux documents administratifs.
Litige individuel d’un gendarme contestant sa mutation dans l’intérêt du service. Le tribunal administratif de Caen, par ordonnance du 2 avril 2025, s’est déclaré incompétent au profit du tribunal administratif de Rouen. La solution retenue est le renvoi de l’affaire, fondé sur les articles R. 351-3 et R. 312-12 du code de justice administrative, car la nouvelle affectation se situe dans l’Eure.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A B contestant le refus du président du conseil départemental du Calvados de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que le requérant n’avait pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation notifiée le 22 février 2025, M. B n’a pas fourni les pièces manquantes dans le délai imparti. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 17 juillet 2023 du directeur du CHU de Caen Normandie refusant le renouvellement du contrat à durée déterminée de M. B, aide-soignant. La juridiction a jugé que cette décision, fondée sur des accusations de comportements inappropriés à connotation sexuelle, relevait d’un motif d’intérêt du service mais nécessitait que l’agent soit mis à même de présenter ses observations préalablement. En l’espèce, la convocation tardive (la veille) et l’absence d’information sur la possibilité d’un non-renouvellement ont privé M. B d’une garantie, entachant la décision d’illégalité. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux du droit de la fonction publique et les articles L. 533-1 du code général de la fonction publique et L. 911-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A B contestant le refus de remise de dette d’un indu de prime d’activité de 3 516,60 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante d’avoir signé sa requête malgré une demande de régularisation restée sans suite. L’ordonnance rappelle l’exigence de signature prévue à l’article R. 431-4 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, était saisi par M. C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge des référés a constaté que l'administration avait délivré à l'intéressé une autorisation de prolongation d'instruction via la plateforme ANEF, rendant sa demande sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. L'Etat a été condamné à verser 600 euros à M. C au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Caen a examiné la requête de M. A B, armateur du navire "l'Arc en Ciel", contestant une amende de 900 euros et six points de pénalité infligés par le préfet de la région Normandie pour manquement aux règles de pêche. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur matérielle sur le poids retenu, et l'illégalité du cumul de points avec le capitaine. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée, la procédure régulière, et l'infraction établie sur la base du poids brut. Il a également considéré que l'attribution de points à l'armateur était légale et distincte de celle du capitaine, en application des articles L. 946-1 du code rural et de la pêche maritime et 92 du règlement (CE) n° 1224/2009.
Tribunal Administratif de Caen, ordonnance du [date non précisée]. La commune de Ver-sur-Mer a demandé une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative suite à des désordres (déformations du sol) constatés après des travaux d'aménagement d'une maison médicale. Le tribunal a fait droit à cette demande, estimant que les constatations, non contestées, justifiaient une mesure d'instruction pour déterminer les causes et l'étendue des désordres. Il a rejeté les demandes des défendeurs visant à ce qu'il leur soit "donné acte" de leurs protestations et réserves, une telle formalité n'étant pas de la compétence du juge administratif.