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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 octobre 2024 par lequel le préfet du Calvados a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A et prononcé une interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, en l'absence de démonstration d'une atteinte grave et immédiate à la situation personnelle et familiale du requérant. Il a également relevé que les moyens soulevés, notamment l'application de l'article L. 433-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale, ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans toutes ses conclusions.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 30 octobre 2024 par laquelle l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A C, un demandeur d'asile soudanais. Le tribunal a jugé que la décision méconnaissait les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'intéressé, hospitalisé après un grave accident, n'avait pas été mis en mesure de présenter ses observations préalablement à la cessation. La solution retenue est l'annulation de la décision litigieuse, fondée sur le défaut de respect de la procédure contradictoire et l'absence de prise en compte de la vulnérabilité du demandeur.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a examiné trois requêtes de M. C B contestant des sanctions administratives en matière de pêche maritime (amendes, points de pénalité et suspension de licence) prononcées par le préfet de la région Normandie. Le requérant invoquait notamment l'insuffisance de motivation des décisions, l'absence de base légale, la méconnaissance du principe de responsabilité personnelle et l'irrégularité de la procédure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Il a considéré que les décisions étaient suffisamment motivées, que les infractions étaient caractérisées et que les textes applicables, notamment le code rural et de la pêche maritime et le règlement (CE) n° 1224/2009, permettaient d'imputer les manquements à l'armateur.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné trois requêtes de Mme D J contestant des indus d’aide exceptionnelle de solidarité (50 euros), d’aide personnalisée au logement (1 979,63 euros) et de prime d’activité (1 798,84 euros), notifiés par la caisse d’allocations familiales du Calvados. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, jugeant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des droits de la défense, l’absence d’information sur le droit de communication, l’erreur de fait ou de droit, et la demande de remise gracieuse pour bonne foi et précarité, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme le bien-fondé des indus, en application des articles L. 553-2 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale, ainsi que des dispositions relatives à la prime d’activité et à l’aide personnalisée au logement. Les conclusions accessoires au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de Pôle emploi (devenu France Travail) de lui attribuer l'allocation de solidarité spécifique (ASS). La requérante soutenait remplir les conditions pour bénéficier de cette allocation depuis le 1er mai 2018, suite à un rappel de salaire obtenu en justice. Le tribunal a jugé que Mme B ne justifiait pas de ressources mensuelles inférieures au plafond requis pour l'ASS, compte tenu du rappel de salaire perçu, et qu'elle ne démontrait pas être effectivement à la recherche d'un emploi pendant la période concernée. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de Mme B, fondé sur les articles L. 5423-1 et R. 5423-1 du code du travail.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Caen, rendue en référé, porte sur la demande de suspension de la décision de l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Normandie du 11 septembre 2024, qui a rejeté comme irrecevable la demande d'autorisation de la SAS Polyclinique du Cotentin pour une activité de chirurgie oncologique gynécologique complexe (mention B5). La requérante invoque l'urgence, notamment en raison de l'absence de planification suffisante dans la Manche, qui compromet la prise en charge des patientes et leur libre choix, et fait valoir un doute sérieux sur la légalité de la décision, l'ARS ayant selon elle méconnu les articles R. 1434-4 et R. 1434-5 du code de la santé publique en ne réalisant pas un diagnostic adéquat pour justifier l'absence d'implantation dans cette zone. La solution retenue par le juge des référés n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la requête vise à suspendre l'exécution de la décision attaquée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Calvados concernant sa demande de regroupement familial pour son fils. Le juge des référés a constaté qu'il avait déjà statué sur la requête en annulation de cette même décision par une ordonnance du 26 novembre 2024. En conséquence, il a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 19 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, jugeant la décision suffisamment précise. Elle a également rejeté comme inopérant le moyen tiré de la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cet article ne s'appliquant pas aux États membres. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. D B alias A C, ressortissant libyen, qui contestait un arrêté du préfet du Calvados du 14 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car le requérant n’avait énoncé aucun moyen à l’appui de sa demande, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, et n’avait pas régularisé cette absence avant la clôture de l’instruction. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Caen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour d’un an, a constaté que le requérant, initialement retenu à Caen, avait été transféré au centre de rétention d’Olivet (Loiret) avant l’audience. En application des articles R. 922-4 et R. 922-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le juge a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif d’Orléans, territorialement compétent en raison du nouveau lieu de rétention. La décision se fonde sur les règles de compétence territoriale prévues par le code de justice administrative et le code précité.
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi d’une requête en décharge de rappels de TVA par la SAS Transdev Mont Saint-Michel, a constaté son incompétence territoriale. Il a estimé que le contentieux relevait du tribunal dans le ressort duquel se trouve l’autorité ayant établi l’imposition, à savoir la direction des grandes entreprises située à Pantin. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil.
Le Tribunal administratif de Caen, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Paris, en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Manche accordant le concours de la force publique pour exécuter son expulsion. Après le rejet de sa demande de suspension en référé, faute de moyen sérieux, la requérante a été informée de l’obligation de confirmer le maintien de sa requête au fond dans un délai d’un mois, conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Aucune confirmation n’étant parvenue dans ce délai, Mme B est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement d’office.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande de la SARL Haras des Coudrettes, qui contestait un rappel de TVA de 60 400 euros suite à l’acquisition d’un véhicule STX Scania S500 Motorhome en 2018. L’administration fiscale avait refusé la déduction de la TVA, considérant le véhicule comme à usage mixte (transport de chevaux et logement de personnes), ce qui est exclu du droit à déduction selon le 6° du 2. du IV de l’article 206 de l’annexe II du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les caractéristiques intrinsèques du véhicule, notamment son aménagement intérieur avec un espace habitable complet, en faisaient un véhicule conçu pour un usage mixte, indépendamment de son utilisation effective. La solution retenue confirme l’application des articles 271 du code général des impôts et 206 de l’annexe II du même code.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus du préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour étudiant. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a jugé que l'inscription de l'intéressé à une formation dispensée par le centre d'entraînement aux méthodes d'éducation active de Normandie ne relevait pas de l'enseignement supérieur au sens des articles L. 612-1 et L. 612-3 du code de l'éducation, et ne pouvait donc justifier la délivrance d'un titre de séjour étudiant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner la substitution de motifs sollicitée par le préfet.
Le Tribunal administratif de Caen annule l'arrêté du 9 décembre 2022 par lequel le maire de Sainte-Geneviève s'est opposé à la déclaration préalable de travaux pour l'implantation d'un relais de radiotéléphonie. La décision est motivée par un défaut de motivation, en méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme, l'arrêté ne mentionnant aucun motif justifiant l'opposition. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et de la décision implicite de rejet du recours gracieux, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen. Aucune injonction n'est prononcée, le maire ayant ultérieurement délivré une décision de non-opposition.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en excès de pouvoir, annule la décision du 20 avril 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité à M. A. Le tribunal juge que le CNAPS n'a pas établi la matérialité des faits reprochés (appels malveillants et menaces de mort), se fondant uniquement sur la consultation d’un fichier sans en produire d’extrait ni d’autres éléments, et ce alors que l’intéressé conteste les faits. Cette motivation insuffisante constitue une inexacte application des articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Caen annule le titre exécutoire du 2 décembre 2022 par lequel l'Office français de la biodiversité réclamait à Mme A la restitution d'un indu de rémunération de 2 094,54 euros. La solution retenue repose sur l'application de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, codifié à l'article L. 711-6 du code général de la fonction publique, qui fixe un délai de prescription de deux ans pour la répétition des indus de rémunération. Le tribunal constate que la créance, relative à des paiements effectués en 2018, était prescrite au 1er janvier 2021, soit avant l'émission du titre exécutoire en décembre 2022. En conséquence, le tribunal annule la décision implicite de rejet du recours gracieux et décharge Mme A du paiement de la somme réclamée, tout en ordonnant sa restitution.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 25 août 2021 par laquelle l'OFII avait mis fin à la prise en charge de M. A, demandeur d'asile, dans un lieu d'hébergement et cessé ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas respecté la procédure prévue à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne mettant pas M. A à même de présenter ses observations avant la décision. Il a également relevé une erreur de fait, l'absence de M. A étant de quatre jours, inférieure au seuil d'une semaine fixé par l'article R. 551-21 du même code pour caractériser un abandon d'hébergement. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A et de lui verser une indemnité pour la période concernée.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du préfet du Calvados classant sans suite la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant haïtien, au motif que cette décision méconnaissait les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait pas classer la demande sans suite pour dossier incomplet sans avoir préalablement invité le demandeur à compléter son dossier, conformément à la procédure prévue par ces textes. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé durant cet examen.